Notes de Prod. : Dreamgirls

    en DVD le 04 Septembre 2007

Enfilez vos talons compensés et plongez dans l'univers de Dreamgirls

Sortez vos tenues de bal de la naphtaline, dépoussiérez votre boule à facettes (comment ça, vous n’en avez pas ?) et videz deux ou trois bombes de laque sur votre abondante chevelure. Prêts ? Alors c’est parti : prenez la galette que voici et balancez-la sur votre platine… Histoire de voir si les trois nominations aux Oscars (dans la catégorie Meilleure Chanson) étaient justifiées.
Cruciale question : Allons-nous remuer notre popotin ?
Suspense…

Ben… oui et non.
Chronologique au film, le score démarre très très fort et balance une énergie plus que réjouissante. Dès le premier morceau (« Move ») littéralement endiablé, les Dreamettes donnent le ton. Soul ou Rock teinté de Funk, les tableaux s’enchaînent et, honnêtement, on s’éclate. A ce propos, ne ratez surtout pas « Steppin’ to The Bad Side » !

Malheureusement, comme dans le film, on dérape à mi-parcours ; le point de rupture étant l’enchaînement des morceaux « It’s All Over » et « And I’m telling I’m not going ». Déjà redoutables sur grand écran, ils sont franchement difficilement supportables sur votre platine. Ensuite, on dégringole dans pas mal de guimauve disco (Aïe, aïe, aïe « Hard to Say Goodbye »). Bah, tout n’est pas si horrible, mais il faut avouer que ce n’est pas non plus de tout repos.

Quoi qu’il en soit, on retiendra cette pléiade d’acteurs qui – lorsqu’ils ne s’époumonent pas jusqu’au bord de l’apoplexie – offrent de belles performances vocales… et nous ne parlons pas de Beyoncé.

« Dreamgirls » de Henry Krieger et Tom Eyen – Columbia – Disponible
Dreamgirls, un film de Bill Condon - Sortie sur les écrans le 28 février 2007.


Eléonore Guerra (5 mars 2007)

Sur le tournage...

13 octobre 2005 - Jamie Foxx, Eddie Murphy et Beyoncé sont 'Supremes' !
On croyait la comédie musicale éteinte dans les années 60… On s'était trompé ! Après les récents succès de Moulin Rouge et de Chicago, les maisons de production misent à nouveau sur les films en chansons. Aujourd'hui, c'est au tour du spectacle de music-hall "Dreamgirls" d'être adapté sur grand écran par Bill Condon, le scénariste de… Chicago !

Présentation

Vingt-cinq ans après sa triomphale création à Broadway, la comédie musicale «Dreamgirls» débarque sur grand écran dans une mise en scène de Bill Condon. «J’avais assisté à cette première», déclare Condon, «et c’est une expérience que je ne suis pas près d’oublier. Cette production était fascinante, avec son casting de rêve et sa légendaire mise en scène de Michael Bennett. Vingt-cinq ans plus tard, nous pouvons envisager une nouvelle approche de ce matériau qui a gardé toute sa pertinence. La fulgurante percée de la musique afro-américaine dans les années soixante nous captive d’autant plus que le courant black est devenu une référence culturelle centrale.»

Notes de production

Créé à Broadway au début des années 80, «Dreamgirls» constituait une «anomalie» à plus d’un titre. Sur le plan visuel, sa mise en scène, signée Michael Bennett, rompait avec toutes les traditions de la comédie musicale. Par son intensité dramatique, par la force émotionnelle de ses numéros chantés et dansés, le spectacle ouvrait une nouvelle ère et redéfinissait d’un coup les règles du genre. «Certaines comédies musicales dégagent une force brute, qui vous prend aux tripes comme nul autre drame», dit le scénariste-réalisateur Bill Condon, qui assista à la première du spectacle.

L'adaptation du livret

Condon aborda l’adaptation dans un esprit de fidélité au matériau original, qui avait eu un impact considérable sur lui comme sur un large public. Les droits appartenaient depuis plusieurs décennies au légendaire producteur David Geffen, un des trois fondateurs de DreamWorks. Lorsque Laurence Mark appela cet ami de longue date en lui soumettant le nom de Bill Condon, Geffen se montra sceptique. Laurence Mark : «David a pris un bon quart d’heure pour m’expliquer très gentiment que ce film ne verrait jamais le jour parce que c’était beaucoup trop casse-gueule.

Chansons et danses

Bill Condon ne désirait pas simplement rendre hommage au R & B des années soixante et soixante-dix, mais aussi donner une saveur contemporaine à la musique de Dreamgirls. «Bill a étroitement associé l’intrigue au chant et à la musique», souligne Jamie Foxx. «L’enchaînement des morceaux est dicté par une logique émotionnelle, ce qui explique, par exemple, qu’on passe directement de «It’s All Over» à «And I Am Telling You». Ces choix n’ont rien d’arbitraire, ils donnent toute sa charge affective à la narration. Leur impact est dévastateur.»

Le tournage

Les décors

Dreamgirls a été tourné à Los Angeles et dans ses environs, notamment dans ces temples du «vaudeville» que furent le Palace Theatre et l’Orpheum, ainsi qu’à l’Ambassador Auditorium de Pasadena, à l’Alexandria Hotel et aux Los Angeles Center Studios. Le chef décorateur John Myhre réaménagea le Palace et rapprocha le public des interprètes en disposant de nouvelles loges tout autour de la scène. Le Palace servit également de «doublure» au Detroit Theatre où se déroulent à la fois le premier concours de chant et danse du film et le concert d’adieu de ‘‘Deena et les Dreams’’.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 88 497 entrées
  • Cumul IDF : 166 962 entrées

  • 1ère semaine France : 216 381 entrées
  • Cumul France : 366 349 entrées