Notes de Prod. : Echo Park L.A.

    en DVD le 06 Septembre 2011

Les coulisses du tournage

C’est en janvier 2005 que Richard et Wash commencent à réfléchir au projet d’Echo Park, L.A. Par la suite, tout s’enchaîne très vite. Une simple poignée de mains avec le producteur Nick Bopyias assure les bases financières du projet. Le script est écrit en trois semaines en février. La distribution est bouclée fin mars. Les dix-huit jours de tournage ont lieu en avril. En septembre 2005, le film est finalisé.
Le film est l’expression même du quartier qu’il évoque. Les réalisateurs ont emménagé à Echo Park en 2001 et ont souhaité saisir dans le film l’esprit de la communauté latino-américaine de ce quartier de Los Angeles. Ils ont tenu à ce que le film soit réalisé en décor naturel. La distribution du film est constituée autant de locaux que d’acteurs chevronnés. L’objectif était que la vie même des habitants d’Echo Park soit la matière première du film.

Les auditions débutent en février alors que le script n’est pas totalement terminé. Plusieurs scènes sont écrites sur le vif pour permettre aux acteurs de passer les essais. Les réalisateurs ont également procédé à un casting sauvage en écumant les cours de théâtre, les écoles, les associations de quartiere comme « Nosotros ».Beaucoup de non professionnels ont été séléctionnés, comme Alicia Flamenco, femme de ménage dans le civil et amie de longue date des réalisateurs.

Des décors aux costumes, le quartier d’ Echo Park a été la source d’inspiration du film. Plutôt que de chercher des idées dans les magazines ou d’autres films, le costumier allait s’asseoir sur un banc au coin de Sunset Bd et de la rue Alvarado pour observer les passants et parfois même les photographier à leur insu.
Pour les décorateurs, le défi était non pas de copier la réalité mais de la transposer pour l’écran. La clé pour tous les intervenants sur ce projet était de comprendre ce qu’ils avaient sous les yeux et de faire le tri entre ce qu’il s’agissait de retenir ou non. Réaliser ce film a permis aux deux réalisateurs de mieux comprendre ce quartier et ses habitants.

Un cinéma social et le Reggaeton

Un cinéma social et réaliste

Echo park, LA s’inscrit dans la tradition du Kitchen Sink Drama. Ce film stigmatise le quotidien d’une communauté latino-américaine sur fond de lutte des classes et de conflits raciaux et sexuels. La Kitchen Sink Drama est un mouvement cinématographique né dans l’Angleterre de la fin des années 50. Il a donné naissance à des films narrant des histoires pour adultes, au réalisme cru, engagés politiquement et à l’humour grinçant. Ils se déroulaient toujours au nord de l’Angleterre, bastion de la classe ouvrière. La tête de file de ce mouvement furent Lindsay Anderson, John Schlesinger ou encore Tony Richardson. Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont souhaité renouer avec ce cinéma social au réalisme poétique, un cinéma qui restitue le quotidien aussi bien dans sa dimension politique qu’émotionnelle, dans sa drôlerie comme dans sa violence. C’est donc avec à l’esprit le desir de recréer l’atmosphère du kitchen Sink drama qu’ils ont abordé le projet d’Echo Park, L.a.
 

Box-office au 28 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 7 958 entrées
  • Cumul IDF : 18 039 entrées

  • 1ère semaine France : 17 363 entrées
  • Cumul France : 50 114 entrées