Soucieux de réalisme et d’authenticité,
Richard Lagravenese rédigea son scénario en s’appuyant sur des recherches détaillées et de nombreux entretiens avec les ‘‘Freedom Writers’’.
Richard Lagravenese : «Au fi l de ce travail, je suis resté en contact permanent avec Erin et les élèves. Je leur ai posé quantité de questions et mené de longues interviews, j’ai participé à leurs activités et ai gagné leur confiance. Je leur ai promis de les représenter le plus honnêtement possible. Plusieurs des ‘‘Freedom Writers’’ nous ont autorisés à incorporer des pages de leurs journaux. De fait, rien dans ce film n’a été inventé, tout est basé sur nos entretiens et leurs écrits.»
LaGravenese et
Hilary Swank consacrèrent un effort particulier aux répétitions, qui permirent aux comédiens novices de nouer des relations proches de celles de leurs personnages.
Hilary Swank : «Au départ, ils avaient tendance à rester dans leur coquille. Ils auraient aimé se conduire en pros et faire preuve d’assurance, mais ils ne savaient en réalité pas du tout ce qui les attendait. Puis, ils ont commencé à s’ouvrir et à se livrer.»
Richard Lagravenese : «Une franche camaraderie s’est alors très vite instaurée. Lorsque je n’étais pas là pour les faire travailler, les jeunes se prenaient en main, organisaient des exercices de mise en confiance, se racontaient leur vie et apprenaient à se connaître – comme dans le film.»
Une visite en groupe au Musée de l’Holocauste souda un peu plus les acteurs, les rapprochant encore de leurs personnages : «Nous avons vécu à cette occasion les mêmes émotions qu’Erin et ses élèves. La vie imitait l’art», explique
Hilary Swank. C’est à cette occasion que les acteurs rencontrèrent les survivants de l’Holocauste qui s’étaient entretenus avec les ‘‘Freedom Writers’’ originaux :
Renée Firestone,
Eddie Ilam,
Elisabeth Mann et
Gloria Ungar, qui tiennent leur propre rôle dans le film. «Je pense avoir été pour les ‘‘Freedom Writers’’ un symbole d’espoir», déclare Renee Firestone. Les circonstances étaient bien sûr différentes, mais notre exemple pouvait les inciter à croire en l’avenir.»
LaGravenese et ses collaborateurs ne s’attendaient pas à ce que leurs jeunes interprètes soient affectés à ce point par le tournage et le vivent comme une catharsis : «Nous ne les savions pas si proches de leurs personnages», explique
Stacey Sher. «Le film a déclenché en eux quelque chose de très fort, et leurs expériences s’y sont progressivement confondues avec celles des ‘‘Freedom Writers’’.»
«Ils réalisent maintenant que la vie a bien davantage à leur offrir », conclut
Hilary Swank. «Voir naître en eux cet espoir a été le plus beau des cadeaux.»