Notes de Prod. : Eleni

Les personnages

Eleni
Personnage central du film et de la trilogie. Amoureuse du fils de Spyros depuis son plus jeune âge, elle le suit à Thessalonique, rompant ainsi les vœux qu'elle avait prononcé lors de son mariage avec Spyros.
A l'instar d'une autre héroïne d'une tragédie grecque antique, Eleni traverse les épreuves de l'Héllenisme et de l'histoire du vingtième siècle.

Le jeune homme
Fils de Spyros, il est amoureux d'Eleni depuis l'âge de cinq ans. Il s'enfuit avec elle à Thessalonique, juste après qu'elle ait épousé son père. Grâce aux contacts qu'il établit sur place avec des groupes de musiciens, il trouve enfin l'occasion de jouer de l'accordéon et de montrer son talent. Il partira ensuite en Amérique avec d'autres musiciens promettant à Eleni de la retrouver très vite sous de meilleurs auspices.

Spyros
Agé d ’environ une cinquantaine d’années, il est l’une des figures majeures de la communauté bourgeoise grecque d'Odessa. Il est le père du héros du film, et le chef des réfugiés qui s'installent aux alentours de Thessalonique pour fonder le village de la Nouvelle Odessa.
Sa double personnalité Père/Maître pèsera de façon catalytique sur la relation de son fils avec Eleni et influencera directement le cours de certains événements …

Nikos
Réfugié d'Asie Mineure, musicien et leader du groupe de musiciens installés à Thessalonique. Il va aider Eleni et le jeune homme à s'installer à Thessalonique, deviendra un ami et un père pour le fils de Spyros, mettant en avant ses talents d'accordéoniste.
Poursuivi par le régime en tant que gauchiste il mourra violemment des mains d'opposants idéologiques. Son amitié avec les deux jeunes gens vaudra à Eleni une dizaine d'années de prison en tant que prisonnière politique.

Théo Angelopoulos : '' Je ne crois pas que mes films soient pessimistes…''

Mélancoliques mais pas pessimistes
Mes films ont peut-être quelque chose de mélancolique, mais je ne les qualifierais jamais de pessimistes. Je n’aime pas les mots pessimisme et optimisme.
J’essaye d’avoir une vision claire des choses. Ma génération et tous ceux qui ont vécu l’après-guerre et qui aspirent à un monde nouveau ont été les témoins d’un certain nombre de désillusions. Le monde a changé sans apporter les résultats ni ouvrir la voie que nous attendions. La mélancolie qu’on éprouve est celle de la dignité du cœur face à la défaite d’une vision …