Choc générationnel et humain, EN BONNE COMPAGNIE est une comédienne aussi fine que cinglante sur ce qui fait un homme. Entre celui qui se croit en sécurité parce qu'il a l'expérience et le plus jeune qui ose tout parce qu'il n'en a pas, la rencontre s'annonce mouvementée…
Jeune loup contre vieux con, et inversement…
Paul Weitz, scénariste et réalisateur de EN BONNE COMPAGNIE, a toujours aimé traiter des surprises de la vie, de l'ironie du sort et des coïncidences. Lui et son frère Chris avaient exploré ces thèmes avec succès dans leurs films
American Pie et
POUR UN GARCON, nommé à l'Oscar.
Dans ces deux films, on découvrait des relations père / fils peu ordinaires. Avec EN BONNE COMPAGNIE, Paul Weitz souhaitait revenir à ce thème, mais sous un jour complètement différent.
A ses yeux, le paysage économique rendu instable notamment à cause des fusions d'entreprises, des délocalisations, des rachats en chaîne par des puissants groupes financiers constituait le monde chaotique idéal dans lequel situer son histoire.
Paul Weitz explique : « Dans mon approche de EN BONNE COMPAGNIE, j'avais envie de retrouver l'esprit des films qui parlent autant de social que d'humain. Je souhaitais étudier comment les tendances économiques affectent la vie des individus. Billy Wilder, particulièrement dans les films comme La GarÇonniere, savait comment équilibrer le cynisme et l'optimisme. Il a parfaitement mis en scène le choc entre le rêve américain, le carriérisme, et la nature profonde des sentiments humains. C'est une chose qui j'en suis persuadé, est plus que jamais d'actualité. Les époques de mutations économiques, comme celle que nous vivons, provoquent des rencontres, des remises en cause, et ce sont toujours des moments forts. »
En s'intéressant à ce qui est devenu malheureusement un lieu commun de notre civilisation, le cinéaste a tracé un double parcours humain. Il poursuit : « Je ne compte plus les gens qui me parlent de ces histoires devenues banales, on perd son emploi ou on est victime d'une réduction d'effectifs. Et des gens d'une cinquantaine d'années se retrouvent à chercher un emploi au moment même où ils pensaient avoir atteint une vitesse de croisière, ou à suivre une nouvelle formation pour essayer de revenir sur le marché du travail dans une autre filière. Tout cela a construit mon portrait d'un homme de 51 ans qui à cause du rachat de son entreprise, se retrouve brutalement subalterne d'un type qui a la moitié de son âge. Comment peut-on vivre ce genre de situation ? »