Notes de Prod. : Envoyés très spéciaux

    en DVD le 29 Juillet 2009

Entretien avec Anne Marivin (Claire)

Mon personnage
Claire Monier, trentenaire, jeune femme de caractère, ambitieuse, qui travaille depuis 5 ans aux côtés de Bonneville, son mentor. Elle en est amoureuse... Cela peut paraître un peu cliché, mais il existe pas mal de jeunes journalistes qui craquent pour le reporter vedette de leur rédaction. Pour être honnête - je ne sais pas si on peut dire ça dans un dossier de presse ! - mais ce n’est pas mon personnage qui m’a fait accepter le film. Frédéric Auburtin a d’ailleurs tout de suite été très franc avec moi, il ne m’a pas survendu le rôle : Claire Monier existe sur- tout à travers Frank Bonneville et j’avais un peu le sentiment de jouer une femme qui attend que son homme revienne du front ! Si j’ai accepté Envoyés très spéciaux, c’est surtout pour me retrouver entre les deux Gérard… »

Mes partenaires
Lanvin et Jugnot représentent tellement de choses pour moi. Marche à L’ombre pour l’un, Les Bronzés pour l’autre… Toute mon adolescence. J’étais folle amoureuse de Lanvin plus jeune ! Ils viennent du même environnement – le Café de la gare ou le Splendid – , mais ils ont une vision très différente du métier. Et j’ai adoré travailler avec eux. Nous n’avons pas eu besoin de nous « renifler », comme on dit. Ils n’ont pas essayé de me la jouer vieux briscards. Je me suis marrée comme une folle avec Jugnot qui fait des blagues interminables dont il oublie la chute et Lanvin était plus paternaliste. Il me disait de faire attention à certaines personnes, de me méfier de tel ou tel « couillon »…Je ne citerai pas de noms !

Ma carrière
Évidemment, depuis la sortie de Bienvenue Chez Les Ch’tis, ma carrière va très bien, merci ! J’adore le film de Dany, j’en suis fière, mais je me dis que cela ne tient pas à grand-chose. Ce n’est pas comme si je débarquais de nulle part, j’avais déjà joué avant, je suis même passée par mon « parcours du combattant ». Et tout d’un coup, on allume un projecteur sur moi, je reçois de nombreux scénarii… C’est assez étrange. En même temps, je suis heureuse que cela arrive maintenant. Je me sens plus mûre qu’avant, j’ai plus de recul, le regard de l’autre m’importe moins. Je m’amuse vrai- ment. Mais je ne suis pas dupe, aujourd’hui c’est moi, demain peut-être une autre…

Mes projets
Heureusement, on ne me propose pas que des rôles de Ch’tis ! Ce serait limité. En revanche, je reçois beaucoup de comédies. Mais j’ai plein d’autres envies. Il faut avouer que les scénaristes français ont du mal à écrire pour les femmes… Les beaux rôles sont rares. On me verra bientôt dans Je Vais Te Manquer, un film choral d’Amanda Sthers.

Notes de Tournage...

Le 15 Novembre 2007 - Jugnot et Lanvin, envoyés très spéciaux en Irak

C’est une comédie haute en couleur, un « buddy movie » français qui nous attend. Avec Gérard Jugnot et Gérard Lanvin dans les rôles principaux, Envoyés Très Spéciaux promet d’être très « politiquement incorrect », selon les termes du producteur du projet, Manuel Munz (La Verite Si Je Mens ! 1 et 2, Les Brigades Du Tigre). Le scénario de Simon Michael (Les Ripoux 2 et 3, Ma Petite Entreprise) et Jacques Labib (La Crime) raconte l’histoire d’un journaliste (Lanvin) et d’un technicien de la radio (Jugnot) envoyés en Irak pour couvrir la guerre. Bref une véritable satire du monde des médias.

Avec Frédéric Auburtin (San Antonio, mise en scène sur le segment « Quartier Latin » de Paris, Je T'Aime) à la réalisation, le tournage devrait commencer dès janvier an région parisienne avant de s’exporter au Maroc pour les scènes se déroulant en Irak.

Entretien avec Frédéric Auburtin, le réalisateur

Qui a eu l’idée du bidonnage journalistique d’Envoyés très spéciaux ?
Écrire une comédie, c’est « imaginer ». Imaginer qu’Alain Chabat puisse être un chien, que Schwarzenegger puisse être le jumeau de Danny DeVito… Après la libération de Florence Aubenas, Manuel Munz, le producteur et Simon Michael l'un des scénaristes ont donc « imaginé », lors d’un dîner, une histoire où toute cette affaire pourrait être bidon. Ils se sont dits « et si, finalement, la journaliste avait passé tout son temps dans une ferme du Larzac ». Tout est parti de cette idée.

Entretien avec Gérard Lanvin (Frank Bonneville)

Dans le film, vous interprétez un reporter. Quels rapports entretenez-vous avec les journalistes ?
Comme dans tous les milieux, il y a des gens biens, et des cons. Les reporters de guerre, les gens de terrain m’ont toujours impressionné. Ils risquent leur peau pour nous informer, j’ai beaucoup d’admiration pour eux. Ils en ont, comme on dit. Mais quand le métier de journaliste consiste à dire que Camping est un film de beauf, j’ai un peu moins de respect. Parce que 5 millions de beaufs se sont déplacés le voir au cinéma, 9 millions l’ont regardé à la télé. Je suis donc moi aussi un beauf. Et avec plaisir.

Entretien avec Gérard Jugnot (Albert Poussin)

Vous avez rencontré Gérard Lanvin il y a trente ans. Quel est votre premier souvenir de lui ?
Il était vendeur de jeans et Martin Lamotte l’avait engagé pour l’aider à construire son théâtre. Je l’ai vu dans sa toute première pièce, il a été génial immédiatement. Beau, drôle, charismatique… C’était énervant pour nous qui avions suivi plusieurs années de cours ! Il a fait une bricole dans Les Héros N’ont Pas Froid Aux Oreilles, moi idem dans Vous N’aurez Pas L’alsace Et La Lorraine, nous nous sommes croisés sans jamais vraiment jouer ensemble. Mais c’est finalement mieux ainsi, nous n’aurions sans doute pas endossé nos rôles de la même façon il y a plusieurs années.

Entretien avec Omar Sy (Jimmy)

Mon personnage
Jimmy, un proche de Frank Bonneville. Il l’appelle Tonton ! Bien plus qu’un ami, c’est pratiquement un père pour lui. Frédéric Auburtin a d’ailleurs insisté sur l’aspect filial de cette relation. Jimmy se rend complice du bidonnage de Frank et Poussin en les accueillant dans son hammam à Barbès, alors qu’ils sont sensés être en Irak. Il faut peut-être préciser qu’il est homosexuel… Ce n’est pas mon premier, j’en avais déjà joué un dans Le Carton ! Mais je n’ai pas voulu grossir le trait. Il est doux, gentil, mais pas efféminé. Rien à voir avec mes personnages gays du Service Après Vente des émissions sur Canal !

Entretien avec Valérie Kaprisky (Françoise Poussin)

Mon personnage
Françoise Poussin, infirmière, née à Limoges. Elle a rencontré Albert Poussin à l’hôpital alors qu’il venait d’être piqué par un frelon. Très romantique ! Dans le travail, je suis assez scolaire - cahiers, notes, fiches - et j’ai imaginé que Françoise s’était fait un film en voyant cet ingénieur du son, collectionneur de vieilles voitures : elle se voyait partir sur les routes avec lui, éclaboussée par quelques paillettes du show bizz, et elle se retrouve dans un pavillon de banlieue à l’attendre. J’aime beaucoup partir du cos- tume et la coiffeuse a eu l’idée de génie de me faire me faire un look très 70 avec exten- sions raides et frange très longue, un peu à la Françoise Hardy. Cela a changé mon attitude, ma façon de bouger… Après cela, l’évolution du personnage était intéressante. De timide, en retrait, elle finit par se révéler, se sentant investie d’une mission, exaltée, galvanisée. Je remercie Frédéric Auburtin de m’avoir choisie, on n’a pas l’habitude de me voir interpréter ce genre de personnage.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 042 entrées
  • 1er jour IDF : 9 012 entrées
  • 1ère semaine IDF : 74 346 entrées
  • Cumul IDF : 127 971 entrées

  • 1ère semaine France : 274 472 entrées
  • Cumul France : 555 081 entrées