Quatre ans après la triomphale sortie de
Bruce Tout Puissant,
Tom Shadyac ressentait encore une vive inclination pour le spirituel, et le désir bien compréhensible de donner une suite à ce premier opus. « Mais plutôt que de faire un numéro 2 », nous avons pensé que ce serait amusant de traiter un nouveau chapitre de la Bible. »
Bruce Tout Puissant posait à sa façon la grave question de l’origine du pouvoir divin.
Evan tout puissant s’interroge sur notre éternelle quête du bonheur et les sacrifices qu’elle exige.
Encore peu connu à l’époque,
Steve Carell avait fait d’Evan Baxter un des protagonistes les plus hilarants de
Bruce Tout Puissant. « Nul ne peut l’oublier dans ce rôle », dit Shadyac. « Steve a fait un travail tellement extraordinaire que nous avions tous envie d’amplifier son personnage et d’en faire le pivot d’un nouveau film. Evan, c’est le Rêve Américain à la puissance 10. Il aspire à avoir la plus grande maison, la plus grosse voiture, le plus beau job, sans se douter que tout cela a un prix. »
Promu vedette avec
40 Ans, Toujours Puceau, Carell était ravi pouvoir étoffer ce personnage qui avait tant marqué les spectateurs de
Bruce Tout Puissant : «Evan, dans ce film, va découvrir son potentiel et sa vraie nature. Il avait fait campagne en promettant de «changer le monde», mais ce n’était qu’un slogan. Lorsque Dieu prend ses déclarations au pied de la lettre et lui demande de construire une nouvelle Arche, Evan découvre que c’est seulement à travers l’effort, la souffrance et l’introspection qu’on atteint à l’authenticité.»
Un seul acteur pouvait jouer Dieu : l’imposant Morgan Freeman, qui était déjà l’unique choix de
Tom Shadyac en 2002, de par son impeccable dignité, son incomparable phrasé et son humour pince-sans-rire si rarement exploité à l’écran.
Restait un «petit» problème : peupler l’Arche des temps modernes...