Notes de Prod. : Fanfan la tulipe

    en DVD le 03 Décembre 2003

Notes de production

Le nouveau souffle d’une grande histoire.
Michel Feller confit : "En tant que scénariste, Luc souhaitait pouvoir utiliser n’importe quel élément scénaristique du film de Christian-Jaque. Qu’il s’agisse d’un ressort dramatique, d’un extrait de dialogue ou d’un personnage, il voulait être libre de recréer. Il a par exemple développé le personnage de Lebel pour installer celui de Corsini."
Jean Cosmos, co-scénariste, explique : "Luc est resté fidèle à la première partie du scénario de 1952. En revanche, pour la seconde moitié de l’histoire, il a renforcé l’intrigue, les rebondissements et le rythme. À partir de ses éléments de base, j’ai travaillé de mon côté en le voyant régulièrement. Chacune de nos séances de travail était courte mais extrêmement féconde. (…)Nous avons privilégié l’humour, le second degré tout en développant le coté incisif des dialogues."

Un héros très actuel… vieux de deux siècles !
Jeune et insouciant, galant avec les demoiselles, toujours prêt à défendre une bonne cause et ne reculant devant aucune insolence face au pouvoir établi, Fanfan est assurément un héros bien français.
Le personnage est apparu au XVIIIè siècle. Certains prétendent qu’il était inspiré du Sergent la Tulipe, qui aurait existé et se serait distingué contre les Anglais à la bataille de Fontenoy, le 17 mai 1745.
Ses aventures sont contées dans des chansons au sein des troupes militaires. Puis le théâtre le prend pour personnage. Ensuite Fanfan devient héros de roman. Il apparaît en 1925 sur le grand écran avec le cinéroman de René Leprince. En mars 1952 sort la célèbre version noir et blanc de Christian-Jaque.

Dans le feu de l’action.
"Il y travaille depuis des semaines, mais ce n’est pas encore au point. Les bras légèrement écartés, le corps droit, Vincent Perez se tient en équilibre sur un fil tendu. Il a chaud. Au sol, ses entraîneurs le regardent. Ils savent qu’il ne s’arrêtera pas avant d’avoir réussi. Il le fait pour Fanfan. Lentement, par impulsions progressives, il entame un mouvement de haut en bas. Tout son corps monte et descend avec le fil tendu. Soudain, Vincent se lance, les bras se regroupent, le corps se raidit et il virevolte sur lui-même. Il retombe sur le fil, en équilibre, les bras ouverts. La corde se stabilise peu à peu. Vincent a réussi son premier demi-tour. Tout le monde applaudit, il ouvre grand les bras, s’incline et salue."
Caracoler au sommet d’un château ou plonger d’un vertigineux surplomb rocheux, combattre au sabre dans des passages secrets ou sur un toit inondé de soleil, poursuivre un cavalier lancé au galop ou survivre à la canonnade d’un champ de bataille envahit de soldats, voici quelques-uns des spectaculaires défis que traversent Fanfan et ses compagnons d’aventures.
Fait rare sur un film en costumes, certaines scènes étaient filmées comme les séquences d’action des plus gros blockbusters, avec plusieurs caméras. Il y avait là un contraste entre une ambiance d’époque et une technique à la pointe de ma mise en scène.

Les décors.
"Fanfan la Tulipe aura mobilisé tous les corps de métier du cinéma, plus quelques autres… On aura ainsi croisé des petits métiers dont le nom peut sembler poétique ou d’un autre temps, amis qui avaient tous une fonction très sérieuse. Parmi eux, les guetteurs de nuages, chargés d’annoncer les trouées de lumière dans le ciel couvert permettant de tourner. On trouve aussi les peintres sur feuilles, qui retouchaient les feuillages jaunis des arbres de la forêt. On citera aussi les salisseurs - avec les spécialités : manches, genoux, etc… - qui, équipés de bassines d’eau boueuses ou de terre, transformaient les costumes tout neufs en vêtements trop portés, le tout en quelques heures… "
Jacques Bufnoir, le chef décorateur confie : " Nous avions deux grands types de décors sur le film : ceux construits en studio, souvent immenses, et ceux qui s’appuient sur un site extérieur existant. Les intérieurs des châteaux ont été bâtis aux studios d’Epinay. Le camp et tous les bâtiments du régiment de Fanfan ont été construits au pied d’un authentique château du XVIè siècle, à quelques kilomètres de Rodez."

Fanfan La Tulipe a nécessité plus de 600 costumes. Olivier Bériot et sa troupe ont eu la lourde tâche d’habiller les 16 rôles principaux, mais aussi les centaines de figurants. "Tous les costumes sont des créations originales pour le film. Sauf pour les arrière-plans des scènes de bataille, nous n’avons pas fait appel à la location. Un tel engagement est devenu rare aujourd’hui. Le parti pris pour les tenues était le même que pour celui du film : ne pas trahir l’Histoire mais ne pas en être prisonnier. Nous nous sommes permis une certaine liberté par rapport à la réalité historique, mais nous sommes restés fidèles à l’esprit."

Les Personnages

Adeline: la grâce d’un cœur en liberté.
C’est la star internationale Penélope Cruz qui a été choisie pour incarner la très belle Adeline. "J’ai accepté de faire le film pour la richesse de l’histoire ", confie Penélope, " son romantisme et son humour distancié par rapport à l’Histoire. En outre, tourner dans ces paysages magnifiques avec des costumes et des décors aussi somptueux est une expérience extrêmement agréable."