Notes de Prod. : Fast and furious 4

    en DVD le 01 Octobre 2009

Notes De Production

Tous les chemins mènent à...
En 1998, un article du magazine Vibe consacré au phénomène du street-racing attira l’attention du producteur Neal H. Moritz. En 2001, Universal Pictures lançait avec Fast And Furious une des franchises les plus populaires et les plus profi tables de son histoire – deux heures d’action non-stop basées sur l’affrontement et l’amitié naissante du street-racer hors la loi Dominic Toretto (Vin Diesel) et du policier du LAPD Brian O’Conner (Paul Walker), chargé de le traquer. À la fin de Fast And Furious, Dom se réfugiait au Mexique, et Brian réintégrait le FBI pour de nouvelles missions à haut risque. La suite de ses aventures ferait l’objet de 2 Fast 2 Furious et Fast And Furious : Tokyo Drift, à la fi n duquel Dom ferait une brève apparition spectaculaire.

Au fil des épisodes, la série avait conquis à travers le monde une immense audience, mais ses fans attendaient encore plus : ils voulaient retrouver leur antihéros favori, Dom, et les deux femmes de sa vie, sa petite amie Letty (Michelle Rodriguez) et sa sœur Mia (le grand amour de Brian) (Jordana Brewster). Huit ans après le lancement de la série, Neal Moritz sentit qu’il était temps d’offrir au public un nouveau chapitre de la saga et de réunir ses quatre héros là où tout avait commencé. «Nous nous étions éclatés sur les trois premiers films, qui avaient connu un grand succès», explique le producteur. «Mais pour mettre la barre encore plus haut, il nous fallait faire revenir Vin et Paul.»

Il fallut un temps considérable pour orchestrer ses retrouvailles tant attendues. «Nous avons palabré pendant des années, organisé des réunions et planifié et, surtout, construit une histoire digne de ces personnages et qui justifierait pleinement leur réunion.» Vin Diesel avait accepté sa brève apparition dans Fast And Furious : Tokyo Drift au vu d’un premier montage du film, et noué une solide relation professionnelle avec son réalisateur, Justin Lin, réputé à la fois pour le dynamisme de ses mises en scène et sa capacité à bâtir des personnages forts et complexes. Autant de qualités qui plaisent à l’interprète de succès comme Xxx, Pitch Black, Les Chroniques De Riddick... L’écho rencontré par cette apparition de Diesel dans Fast And Furious : Tokyo Drift était un signe de plus : les fans avaient envie de revisiter la saga Dom-Brian. «Une telle complicité ne se fabrique pas. Elle est là ou elle n’y est pas», observe Moritz. Et le producteur Michael Fottrell (Die Hard 4 - Retour En Enfer, 2 Fast 2 Furious) de préciser : «Il y a une vraie fraternité entre Dom et Brian, bien que le premier soit du mauvais côté de la barrière. Brian se fondra cette fois dans le monde de Dom, et tous deux se protégeront mutuellement en dépit de ce qui les sépare.»


Vin Diesel : «Après Fast And Furious : Tokyo Drift, j’entendais presque les gens me dire : «Allez, fais ce film, on a envie de te voir». J’aime que les suites soient réellement une continuation de l’histoire originale ; c’était le cas ici. Autre attrait : retrouver de vieux amis. C’est gratifiant de faire un film comme celui-ci avec des gens qui ont accompagné mes premiers pas à Hollywood.» Pour boucler la boucle, les producteurs se tournèrent vers Chris Mogan, scénariste de Fast And Furious : Tokyo Drift et du récent succès Wanted. «Ces films ont deux ingrédients clés : la voiture, et l’action», note Morgan. «Mais ce qui compte le plus, et qui fait la singularité de la série, c’est la relation des deux héros.» Pendant que Morgan développait le scénario et orchestrait les retrouvailles des quatre personnages principaux, les producteurs consacraient leur énergie à recruter les trois partenaires de Diesel, celui-ci étant déjà acquis à leur proposition. «Je ne pensais pas m’impliquer dans un nouveau chapitre», explique Walker. «Mais lorsque Neal m’a exposé ses plans, je me suis dit ‘Pourquoi pas ?’ Ce sera de toute manière une partie de plaisir, et j’aurai la satisfaction de passer du temps avec des gens que j’aime.» Et l’acteur de souligner à propos des personnalités contrastées de Dom et Brian et de sa propre relation avec Diesel : «Le contraste est intéressant. C’est la rencontre de la côte Est et de la côte Ouest. Vin est un pur New-Yorkais, et moi on ne peut plus Californien. Ce qui n’empêche pas de bien s’entendre – tout comme Brian et Dom.»

Justin Lin : «Ce film est l’occasion de revisiter le passé afin d’exploiter et de développer ce que nous savons des personnages. C’est un bon moyen de faire évoluer la franchise et de la faire connaître à une nouvelle génération.»

Diesel et Walker ont vécu si longtemps avec leurs personnages qu’ils avaient tous deux des idées très précises sur le scénario, l’action, les voitures, qui rejoignaient celles du réalisateur. «On sent chez Paul et Vin un respect mutuel en même temps qu’une forme de compétition qui transparaît à l’écran et stimule l’intérêt du spectateur», indique Lin. La série a accordé dès le départ un rôle clé aux liens familiaux et à la notion de loyauté, deux concepts qui ont sûrement contribué à sa popularité. Il s’agissait cette fois de ressouder Dom et Brian, et du même coup la relation de Brian et Mia. Car si Dom et Brian partagent les mêmes codes et une même passion pour la course, seul le premier sait ce qu’est une famille, et les obligations qui en découlent. Brian est-il maintenant prêt à prendre ses responsabilités ? Conscient de se mettre en danger en renouant avec Dom et sa sœur Mia, il semble disposé à assumer tous les risques... Après s’être enfui au Mexique, Dom s’est réfugié en République Dominicaine, un paradis du street-racing, pour y entamer une nouvelle vie aux côtés de Letty – la vie précaire d’un fugitif recherché par toutes les polices.

Les femmes de Fast And Furious sont aussi volontaires, capables et déterminées que leurs compagnons. Michelle Rodriguez fit d’emblée forte impression dans le rôle de Letty. «La situation du couple est encore plus tendue dans ce film», note l’actrice. «Letty et Dom sont en fuite. Leur histoire a un petit coté Bonnie And Clyde, et la grande question est de savoir si Dom va mettre en péril leur amour pour éprouver une fois de plus ce rush incomparable de la course dont Letty et lui ne peuvent se passer.» Jordana Brewster se faisait quant à elle un plaisir de retrouver ses amis et le réalisateur, qui l’avait déjà dirigée dans Annapolis.

Autour de ce quatuor de choc et de charme gravitent, entre autres personnages secondaires, deux méchants de poids : Campos (interprété par John Ortiz, d’American Gangster) et Fenix (Laz Alonso, de JARHEAD). Campos est l’arrogant second du cartel, et Fenix l’homme de main prêt à tuer tous ceux qui s’en prendraient à lui. «Ces deux-là ont grandi ensemble», révèle Ortiz. «Fenix était celui qui me protégeait à la récré, et il a continué à le faire dans les rues.» «Mais Fenix a un sérieux problème : il considère Dom comme un rival et un ennemi», complète Alonso. «Dès leur première rencontre, c’est la haine entre ces deux titans.» L’actrice israélienne Gal Gadot interprète Gisèle, agent de liaison entre Dom et Brian et l’empire de la drogue. Han, l’ami de Dom dans Fast And Furious : Tokyo Drift, refait une apparition sous les traits de Sung Kang. Moritz s’est toujours attaché à donner à ces films d’action un fort cachet urbain en engageant à chaque épisode des artistes hip-hop reconnus ou montants. La production a fait cette fois appel à deux superstars latinos des Caraïbes : Don Omar et Tego Calderon, pour interpréter des membres de la bande de Dom et Letty. Le son latino est représenté ici par le reggaeton, un style musical particulièrement prisé de Diesel. C’est d’ailleurs ce dernier fit découvrir Omar et Calderon à Lin et Moritz durant la réalisation de la BO de Fast And Furious : Tokyo Drift. Le duo y jouait «Bandaleros», et Omar interprétait également «Conteo». Les autres rôles secondaires – l’entourage de Brian au FBI – sont tenus par Jack Conley (l’agent Penning), Shea Whigham (Stasiak) et Liza Lapina (l’analyste Trinh)

Puissance
Un pilote de course se définit par ses préférences en matière de voitures. Certains préfèrent les véhicules musclés, à l’américaine, d’autres les belles sportives japonaises ou européennes, objets d’un tuning amoureux. Les deux camps ne manquent pas d’arguments et s’affrontent de- puis des générations. Les producteurs fournirent une fois encore à Dom et Brian une série de véhicules qui leur permettraient de dépasser toutes leurs limites. La Dodge Charger 1970 qui avait connu une mort tragique à la fi n de Fast And Furious ne pouvait manquer de faire son retour. «Ce n’est pas seulement une voiture impressionnante», dit Chris Morgan. «Elle raconte une histoire, elle représente l’âme de Dom.» Diesel pilote ici un Charger 70 et une Chevrolet SS Chevelle comme dans le premier film, ainsi qu’une Buick GNX Grand National 1987 et une F-Bomb Camaro 1973. Brian s’affiche fièrement au volant d’une Nissan Skyline GTR 2007 et la récente Subaru WRX sti 2009.

Côté «musclées», on remarquera plus particulièrement la Plymouth Roadrunner 1970 de Letty, la Ford Gran Torino 1972 de Fenix ; côté imports, l’Acura NSX 2003 de Mia et la Porsche Cayman 2007 de Gisèle. Dennis McCarthy, coordinateur véhicules du film et fan déclaré des «musclées», se chargea d’initier l’équipe aux mille et un secrets des voitures, et de réunir plusieurs exemplaires des véhicules sélectionnés. Une tâche ardue à laquelle s’en ajouta une autre, à peine plus facile : préparer les véhicules aux rigueurs extrêmes du tournage. C’est la Dodge Charger qui posa le plus de problèmes à McCarthy et ses mécanos. Aucune des voitures originales de Fast And Furious n’étant plus disponible (hormis à titre d’attraction des studios Universal), il fallut lancer des recherches à travers les États-Unis en vue d’assembler sept de ces véhicules. «Ces Chargers sont devenues très rares», dit McCarthy, «et il nous en fallait une bonne demi-douzaine, ce qui représentait une énorme masse de pièces à réunir. La solution a finalement été de fabriquer une carrosserie en fibre de verre, qui a parfaitement répondu à nos besoins.» McCarthy se fi t une joie de customiser plusieurs répliques fidèles de la F-Bomb Camaro, une «classique» belle et puissante qui porte la griffe de David Freiburg et suscite l’admiration de tous les connaisseurs. Le public de la franchise demande aussi des voitures hors normes, flashy, qui attirent les regards, comme cette Camara 1969 de couleur écarlate, qui grimpe à plus de 355 km/heure. La production battit une fois de plus le rappel des propriétaires américains et canadiens de voitures customisées. Un grand casting ouvert fut organisé, qui permit à ces mordus d’exhiber leurs voitures, motos, pickups et véhicules utilitaires, tous bichonnés, peinturlurés et tatoués avec autant de soin que d’imagination. «Ces gens fignolent le moindre détail et font preuve d’une inventivité surprenante», témoigne le producteur Michael Fottrell. «J’en suis à chaque fois ébahi.» Depuis le début de la série, Walker s’est constitué une belle écurie, associant classiques américaines et modèles d’importation. Il en fournit plusieurs à la production, dont sa Chevy Nova 1967, qu’on peut admirer dans une scène de party.


Diesel préfère les «musclées», mais Michelle Rodriguez, tout en ayant un faible pour ce type de voiture, met en avant les qualités écologiques de la voiture : «Ce serait formidable d’avoir une lignée de véhicules de compétition ‘‘verts’’» et a opté à titre personnel pour une petite Prius, en attendant peut-être de se doter de la nouvelle voiture électrique Tesla. La New-Yorkaise Jordana Brewster se démarque nettement de ses partenaires. Ayant dû apprendre à conduire pour le premier fi lm, elle utilise bien sûr une voiture pour ses déplacements dans L.A., mais n’a qu’un intérêt restreint pour les quatre-roues : «Je n’ai fait aucun effort en ce domaine. C’est un peu gênant mais pas trop grave».


De L.A. au Mexique
La majorité des 85 jours de tournage se déroula dans L.A. et ses faubourgs, avec quelques intérieurs à Sylmar et Culver City. Les producteurs avaient décidé fort logiquement de réutiliser certains des extérieurs les plus reconnaissables du premier film, au premier rang desquels la résidence Toretto et le quartier d’Echo Park, mais cet environnement a considérablement changé en huit ans. La «résidence Toretto» existe encore, mais ses nouveaux propriétaires ont rasé le garage qui hébergeait la précieuse Dodge de Dom. Ida Random dut donc reconstituer ce décor dans les moindres détails. Les trois premiers films avaient exploré L.A., Miami et Tokyo. Le Mexique et, pour la scène d’ouverture, la République Dominicaine seraient à l’honneur dans ce quatrième épisode.

C’est Diesel qui eut l’idée de cet épisode dominicain. La beauté naturelle et sauvage de ces paysages convenait on ne peut mieux à la nouvelle vie de Dom, et la production sut en trouver de parfaites répliques en Californie du Sud. Les premières minutes du film donnent le ton, avec le spectaculaire braquage d’un train de transport de fioul. «Dom est un as du braquage à grande vitesse», rappelle Vin Diesel. «Sa spécialité est d’attaquer des véhicules en mouvement, à la façon des pilleurs de diligences du Far West. Il n’opère pas par intérêt personnel, mais pour ravitailler en fioul la population miséreuse de la région.» La séquence fut filmée sur les routes tortueuses de la Templin Highway, au nord de Los Angeles. La fête qui suit cet exploit digne d’un Robin des Bois moderne fut tournée à San Pedro, l’ambiance sexy était assurée par la présence de dizaines de voitures rutilantes et de jeunes beautés en tenue légère. La partie mexicaine se déroula en deux temps. La majorité des scènes furent tournées dans les paysages arides d’Acton et Canyon County, et les scènes plus «typiques» dans la petite ville frontalière de Magdalena de Kino, située dans la région de Sonora.

Durant tout le tournage, Lin bénéficia d’une Equipe de haut niveau, fortement motivée, comprenant de nouveaux collaborateurs, comme le chef opérateur Amir Mokri, et des «anciens» de la série, comme Ida Random, la chef costumière Sanja Milkovic Hays, le coordinateur véhicules Dennis McCarthy et le réalisateur 2ème équipe Terry Leonard. «Une production à gros budget vous offre le luxe de travailler avec certains des plus grands talents de l’industrie cinématographique. C’est un atout que j’apprécie pleinement», déclare Lin.

Les Cascades
Huit ans ont passé, les joueurs ont changé, mais les règles du street-racing sont les mêmes. Brian continue de traquer les criminels au volant de sa Crown Victoria de série, et Dom est encore une légende aux yeux de ses jeunes successeurs.

Lin, Mokri et Leonard avaient la même feuille de route : offrir aux passionnés de vitesse des moments inoubliables et placer la barre encore plus haut que les films précédents. «J’ai appris avec Fast And Furious : Tokyo Drift à tourner des séquences dangereuses en toute sécurité», explique Lin. «Rien n’est plus spectaculaire, plus captivant que ces voitures, et nous étions bien décidés à les filmer d’une manière originale et authentique.» Pour Walker, le maître mot était «authenticité» : «Les deux premiers films étaient très stylisés. Cette fois, j’avais envie que nous collions à la réalité pour refléter l’esprit logique et méthodique de la conduite de Brian.»

«Paul est très bien informé de tout ce qui se passe dans le monde de l’automobile», se félicite Lin. «Il suit de près les créations étrangères et l’évolution de cette scène. C’est dans cet esprit que nous avons choisi de respecter le design original des véhicules d’importation plutôt que d’essayer de les redécorer.» Terry Leonard, assisté du chef décorateur Freddie Hice, chorégraphia les scènes d’action et les manœuvres acrobatiques qui font la joie des aficionados. L’équipe utilisa pour ces scènes des caméras embarquées sur des véhicules qui avaient déjà faits leurs preuves : une Porsche Cayenne, un off-road Buggy M1 et une plateforme mobile conçue par Mic Rodgers, le Mic Rig.


Les deux équipes se rejoignirent pour la scène du braquage, qu’il fallait tourner sous une multitude d’angles différents. Durant cet épisode et sur l’ensemble du tournage, l’équipe utilisa une machinerie customisée, notamment une série de Buick GNX pouvant exécuter diverses cascades : marche arrière à grande vitesse, etc. «Rouler à 140, à 280... c’est le bonheur à l’état pur», conclut Vin Diesel. «Tous les fans vous diront qu’une voiture est le reflet de la personnalité de son pilote. En reprenant le volant de la stoïque Charger, j’ai eu le sentiment de retrouver une vieille amie, une partenaire de confiance...»

Notes de Tournage...

Le 6 Mars 2008 - Michelle Rodriguez passe la 4ème

Décidemment Outre-Manche, on prend les mêmes et l’on recommence ! Cela en devient de plus en plus risible l’industrie cinématographique n’a pas hésité une seule seconde à livrer une suite à la souffreteuse trilogie Fast And Furious paradoxalement bien placé au Box-Office international.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 657 entrées
  • 1er jour IDF : 38 307 entrées
  • 1ère semaine IDF : 193 747 entrées
  • Cumul IDF : 361 061 entrées

  • 1ère semaine France : 1 020 741 entrées
  • Cumul France : 1 811 984 entrées