Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de Michaël Youn ?
Lui, en premier lieu. Il m’a attendri. Je l’ai trouvé drôle et en même temps en quête de sens et de profondeur. Michaël m’a demandé si je connaissais son personnage de
Fatal Bazooka. J’ai dit que non. Il m’a donné un CD, des clips et cela m’a fait franchement rire. Pour la première fois je remarquais dans son travail un premier et un second degré. Je découvrais l’agitateur transgressif qui donne aux adolescents la possibilité de dire et de faire à travers lui des choses qui leur sont interdites. Ça m’a intéressé. Au second degré, j’ai vraiment apprécié la caricature, la parodie, la satire du monde de la musique et, au-delà, de l’univers des peoples, qu’il propose. J’adore les gens qui pensent l’époque dans laquelle ils vivent et qui ont suffisamment de distance pour pouvoir l’analyser.