Notes de Prod. : Fighter

    en DVD le 24 Août 2011

Lowell, la vraie vie

Pour les cinéastes, il était inconcevable de tourner Fighter ailleurs qu’à Lowell, dans le Massachusetts, la ville natale de Micky Ward et Dicky Eklund, devenue un véritable personnage du film.
Située le long des rapides du fleuve Merrimack, à 50 kilomètres au nord-est de Boston, Lowell a été fondée en 1826 et a été la première ville industrielle du pays, un grand centre de manufactures textiles qui a attiré de nombreux travailleurs immigrés venus d’Irlande, du Canada, d’Allemagne, de Pologne, du Portugal, de Lituanie et d’autres pays.
Après des années de prospérité, le déclin de ses usines a fait basculer la ville dans une longue et profonde crise dont elle commence seulement à sortir. Lowell est pourtant restée un endroit chaleureux et métissé aux rues animées, où l’esprit ouvrier qui a aidé Dicky, puis Micky, à se faire un nom sur le ring est toujours vivant.

David O. Russell raconte : « Nous savions tous que ce film devait être tourné à Lowell. Quand vous demandez aux gens qui habitent le Massachusetts s’ils connaissent Lowell, ils répondent tous « évidemment ! » comme si c’était le centre du monde. C’est un endroit très fort, très particulier. Avec ses usines qui datent pour les plus anciennes du XVIIIe siècle, Lowell a été le fer de lance de la Révolution Industrielle américaine. Ses habitants sont très fiers de leur identité. Ce sont des gens rudes, mais aussi très gentils quand vous commencez à bien les connaître.
« La ville a une architecture très particulière,
poursuit le réalisateur. Les rues sont sinueuses et n’arrêtent pas de se croiser. Il y a aussi tous ces carrefours à cinq rues et ces immeubles d’angle à deux niveaux avec des bardeaux. C’est vraiment unique, c’est un endroit qu’on ne peut recréer nulle part ailleurs dans le monde. »

Pour capter l’énergie de la ville et celle des familles Ward et Eklund, David O. Russell a travaillé avec une équipe d’artistes expérimentés comprenant le directeur de la photographie Hoyte Van Hoytema qui a éclairé le film de vampire indépendant Morse, la chef décoratrice Judy Becker qui a signé les décors de films comme Le Secret De Brokeback Mountain et The Extra Man, et le chef costumier Mark Bridges qui a récemment travaillé sur le chef-d’oeuvre de Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood.
Hoyte Van Hoytema a renforcé le dynamisme et le côté intime de l’histoire en tournant presque toutes les scènes en caméra portée ou avec un Steadicam, en utilisant la nouvelle caméra Aaton Penelope 35 mm 2 perfs, qui permet une plus grande souplesse et a une autonomie de tournage plus longue sans avoir recours au numérique.

De son côté, Judy Becker a utilisé le plus de décors naturels possibles, dont le West End Boxing Gym de Lowell, le club de boxe d’Art Ramalho, l’homme qui a entraîné les deux frères au début de leurs carrières. Dire qu’Art était heureux d’avoir Dicky et Micky et toute l’équipe du film dans son gymnase serait en dessous de la vérité. Art, qui permet à de nombreux enfants et adolescents du quartier de venir boxer gratuitement quand ils n’ont pas d’argent pour se payer des cours, a confié que l’argent de la location de son club allait lui permettre de payer ses factures de chauffage dans les temps pour la première fois. Il était aussi ravi de pouvoir figurer dans le film avec son fils.
Le Tsongas Arena de Lowell a été utilisé pour les combats les plus importants.
Mark Wahlberg raconte : « Quand nous avons tourné les combats, c’était incroyable de voir le nombre de personnes qui sont venues pour remplir la salle. Ils voulaient tous voir ce qui se passait et participer. »
Pour recréer l’environnement de Micky et Dicky, Judy Becker a utilisé une maison située à trois pâtés de maisons de celle de leur famille, qu’elle a décorée comme l’originale. La chef décoratrice a aussi utilisé un appartement dans lequel ont habité plusieurs membres de la famille du vrai Micky Ward pour recréer celui où il a vécu.

Les costumes de Mark Bridges sont eux aussi imprégnés de détails authentiques. Le chef costumier raconte : « C’est presque un film d’époque – l’histoire se déroule dans les années 80 et au début des années 90. Les gens avaient des coupes de cheveux spéciales et portaient des vêtements très colorés. Dans une ville comme Lowell, les modes ont tendance à durer plus longtemps que dans les grandes villes. C’est un monde très particulier et les costumes des personnages sont très forts sur le plan visuel. »

Tous ces éléments ont renforcé l’ambiance sur le plateau et aidé les acteurs à jouer leurs personnages. Christian Bale commente : « C’est toujours formidable de tourner en décors naturels, et c’est encore mieux quand vous tournez dans les lieux où tout s’est vraiment déroulé. C’était vraiment super de pouvoir répéter nos scènes avec Micky et Dicky qui nous racontaient ce qui s’était passé dans chaque endroit où nous filmions. »

Un des aspects les plus excitants du tournage à Lowell a été de voir ses habitants s’impliquer dans la production avec autant de passion qu’ils se sont intéressés aux vies et aux destins des deux frères. Todd Lieberman raconte : « Beaucoup de gens qui ont joué un rôle plus ou moins important dans l’histoire de Micky et Dicky sont venus voir le tournage et passer du temps avec nous. Il y a un vrai sentiment d’appartenance à Lowell, une sorte de fierté de clan parmi les personnes qui connaissent et aiment cette histoire et cette famille, et je pense que c’est une chose qui se ressent dans le film. »
David O. Russell ajoute : « Tourner à Lowell a été aussi agréable pour nous que cela a été excitant pour eux. Ils étaient vraiment heureux de voir leur histoire interprétée par ces acteurs. Pour nous, cela a été merveilleux d’être accueillis aussi chaleureusement et de rencontrer ces gens – Micky, Dicky et leur famille – parce qu’ils nous ont réellement inspirés. Ils sont forts et humbles à la fois, et cela a été une expérience formidable de faire un film ainsi. »
A bien des égards, le tournage a été une expérience familiale qui, à l’image de cette histoire, a rapproché tous ceux qui se sont battus pour la raconter avec humour, émotion et exactitude. David O. Russell commente : « C’est ce qui fait la force de cette famille. Malgré tout ce que Micky et Dicky ont traversé, et malgré toutes leurs disputes, ils sont unis par des liens indestructibles, et c’est ce qui leur a permis de gagner quand tout le monde les donnait perdants. »

Pour le vrai Micky Ward, participer à la création d’un film qui retrace l’histoire de sa carrière et de sa famille est une victoire de plus dans sa vie déjà remarquable.
Il conclut : « J’ai adoré faire ce film parce qu’il montre que quand tout va mal, vous pouvez en sortir vainqueur si vous ne baissez pas les bras, si vous travaillez dur, si vous restez fidèle aux personnes que vous aimez et si vous faites les bons choix. J’en suis la preuve vivante. »

Notes de tournage...

Le 30 Juin 2009 - Amy Adams se prépare à frapper

La charmante Amy Adams (Doute, Il était Une Fois...) s’apprête à rejoindre le casting du biopic The Fighter. D’abord confié à Darren Aronofsky, le projet est désormais entre les mains du réalisateur David O. Russell (Les Rois Du Désert).

Notes de production

« Mon frère ? Il m’a appris tout ce que je sais. Je ne peux pas y arriver sans lui. »

– Micky Ward

Inspiré d’une incroyable histoire vraie, Fighter raconte avec beaucoup d’émotion et d’humour le bouleversant retour en gloire d’un boxeur de légende,« Irish » Micky Ward, et de son demi-frère, Dicky Eklund, qui se sont longtemps déchirés avant de se réconcilier pour gagner ensemble. Fighter a été nommé au Golden Globe 2011 du meilleur film dramatique, Mark Whalberg à celui du meilleur acteur dans un film dramatique, Christian Bale à celui du meilleur acteur dans un second rôle et Amy Adams et Melissa Leo à celui de la meilleure actrice dans un second rôle, David O. Russell étant nommé comme meilleur réalisateur.

De la rue à l'écran

Ceux qui ont entendu parler de l’ascension de Micky Ward et de sa surprenante transformation en un boxeur de légende se sont souvent fait la réflexion que cette histoire vraie avait tout d’un film. Pour les créateurs de Fighter, porter cette histoire sur le grand écran a demandé autant de passion, de sacrifices et de travail qu’il en a fallu à Micky Ward pour devenir un champion.

Le tonnerre irlandais

Pour le rôle de Micky Ward – le boxeur outsider surnommé Irish Thunder, « le tonnerre irlandais », pour ses soudaines montées en puissance qui lui ont permis de gagner une étonnante série de combats dans les ultimes moments de ses matchs – il ne faisait aucun doute que Mark Wahlberg accepterait de monter sur le ring. Depuis des années, celui-ci désirait faire un film sur la relation tumultueuse puis triomphante des frères boxeurs Micky Ward et Dicky Eklund, et il les avait même déjà personnellement approchés pour un projet de film. Il est non seulement la vedette de Fighter, mais aussi un de ses producteurs.

Un champion au tapis

Après avoir confié le rôle de Micky Ward à Mark Wahlberg, les cinéastes ont cherché un acteur capable de l’égaler dans le rôle de Dicky Eklund. David O. Russell et Mark Wahlberg savaient que le rôle exigeait un acteur extrêmement doué et capable d’atteindre le coeur d’un personnage difficile, drôle et talentueux ; un héros brisé en quête de rédemption.

Une poigne de fer dans un gant de velours

Pour jouer Charlene, la barmaid qui devient la petite amie de Micky, David O.Russell s’est tourné vers Amy Adams, qui s’est fait connaître à Hollywood avec deux rôles très différents nommés à l’Oscar dans Junebug et Doute. L’actrice a d’abord accepté le rôle pour pouvoir travailler avec David O. Russell.

La mère courage

L’actrice nommée à l’Oscar Melissa Leo complète le casting principal dans le rôle d’Alice Ward, mère et manager de Micky et Dicky, et une sérieuse adversaire pour Charlene et quiconque s’aviserait de causer des problèmes à ses fils. Melissa Leo, connue pour son rôle dans la série « Homicide » et pour avoir joué dans plusieurs films indépendants salués par la critique, a été le premier choix de Mark Wahlberg pour jouer un des personnages les plus forts et importants du film – une force qu’il vaut mieux avoir avec soi que contre soi.

Notes de casting

Le casting est complété par un groupe d’acteurs expérimentés, dont Jack Mcgee (Rescue Me, Les Héros Du 11 Septembre) dans le rôle du père de Micky qui voit son fils faire les frais du chaos familial. David O. Russell raconte : « Jack était fantastique. Quand il jouait son personnage, il était plus vrai que nature. C’est un type qui vient du Bronx, il comprend donc parfaitement ces gens et qui ils sont, et ils étaient pour lui comme sa famille. »

Sur le ring : les combats de Micky Ward

Bien que Fighter soit autant un film sur la famille que sur la boxe, David O. Russell a tenu à filmer de la façon la plus réaliste et viscérale possible les combats historiques de Micky Ward. Plutôt que de romancer le noble art de la boxe ou de trop chorégraphier les combats, le cinéaste a choisi de laisser les acteurs se battre (presque) pour de vrai pour obtenir des images brutes et authentiques dignes d’un documentaire.