Notes de Prod. : Fleur du désert

    en DVD le 07 Septembre 2010

Waris Dirie, Fleur du désert : Sa vie, ses succès, sa fondation

Waris Dirie est née en 1965 dans la région de Gallacio, dans le désert somalien, près de la frontière éthiopienne. Elle est fi lle de noma- des, éleveurs de chèvres. Elle est excisée à l’âge de 3 ans.

La mutilation génitale féminine (MGF), est essentiellement pratiquée chez les musulmans et chez les chrétiens en Afrique, dans les pays arabes et en Asie, mais aussi par les familles immigrées en Europe, aux USA, au Canada et en Australie. Selon l’ONU, près de 6000 petites filles en sont victimes chaque jour à travers le monde. Alors qu’elle vit dans la misère à Londres, le célèbre photographe de mode anglais Terence Donovan la découvre ; elle commence alors une carrière de mannequin où elle connaîtra la gloire et le succès.

Elle déménage à New York et devient l’un des mannequins les mieux payés au monde. Waris est le premier model africain à avoir un contrat d’exclusivité avec une marque de cosmétiques (Revlon) et fait la couverture des plus grands magazines. Elle joue un rôle au côté de Timothy Dalton dans le James Bond Tuer N'Est Pas Jouer et la BBC tourne un film sur elle, Une Nomade A New York, pour la série « Le Jour Qui A Changé Ma Vie ». Quand la journaliste américaine Barbara Walters de NBC et Laura Ziv du Marie-Claire US l’interviewent, Waris Dirie décide de leur raconter l’histoire de sa mutilation. Sa confession stupéfait et soulève des mouvements de sympathie. Grâce à Waris le monde prend concience de la persistance de ce rituel d’un autre âge. Kofi Annan, le secrétaire générale de l’ONU, la nomme « ambassadrice de bonne volonté » dans la lutte contre l’ excision. Pour faire entendre sa voix et défendre sa cause, Waris Dirie parcourt le monde, donne des centaines d’interviews, participe à des conférences, rencontre les hommes politiques les plus infl uents et parle aux délégués des parlements aussi bien qu’aux représentants de l’Union Européenne.

En 2006, l’Union Européenne décide de combattre offi ciellement l’excision pour la première fois de l’histoire. En février 2005, Waris Dirie rencontre 25 ministres des États membres pour discuter des mesures à prendre pour lutter contre les MGF. Après cette conférence, les lois se sont durcies dans plusieurs pays et des mesures de prévention ont été initiées.

En 2007, Waris Dirie commence une campagne de prévention avec Scotland Yard et la BBC en Grande-Bretagne. « Les gens doivent comprendre, dit Waris, que la mutilation génitale féminine n’a rien à voir avec la tradition, la religion ou la culture. C’est une forme perverse d’abus infligé aux enfants. Tous les pays du monde devraient prendre de sérieuses et drastiques mesures contre ceux qui commettent ces crimes. » L’action de Waris Dirie a contribué à faire de l’excision une question de société mondiale. Grâce à la pression de la communauté internationale, 14 États africains dont le Kenya, le Ghana, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la République de Centre Afrique, le Bénin et le Togo ont déclaré la pratique de l’excision totalement illégale depuis 2007. 150 millions de femmes à travers le monde (UNICEF 2006) ont subi une excision. La plupart d’entre elles ont souffert et souffrent encore de cette mutilation pratiquée sur elles par des parents ou des médecins irresponsables. Dans beaucoup de pays, les gouvernements n’interviennent pas, bien qu’ils sachent ce qui se pratique et les conséquences induites. Pour des millions de femmes et de jeunes filles à travers le monde, Waris Dirie est devenue un symbole de paix et d’espoir.
Waris Dirie a gagné de nombreux prix et récompenses pour son travail et ses livres.

En 2007, le président Nicolas Sarkozy lui a remis la Légion d’honneur.

Warris Dirie nous parle de Fleur du Désert

Le film est-il une adaptation fidèle de votre roman, de votre vie ou bien certaines parties ont été romancées ?

Le film est fidèle mais est forcément une réduction de mon livre, sinon il aurait duré au moins 10 heures ! Quand on lit le livre, on se rend compte que certains passages ont nécessairement été adaptés.

L'avis de la réalisatrice sur Fleur du Désert

Tout a commencé avec un petit sac de plastique blanc.

Peter Hermann, que je n’avais croisé que quelques fois, me l’a tendu au bout de la table. « Appelle-moi et dis-moi si tu trouves trois bonnes raisons de ne pas en faire un film ». Dans le sac se trouvait un livre : « Fleur du désert ». Je ne connaissais pas ce livre « Des millions de gens l’ont lu » fut sa seule réponse.