Notes de Prod. : Fog

    en DVD le 08 Janvier 2007

Reprendre le flambeau d’un film culte

David Foster avait adoré le film original et gardait un excellent souvenir de sa collaboration avec John Carpenter sur la production de The Thing.
Quand il a contacté John Carpenter et sa partenaire Debra Hill, aujourd’hui décédée, pour réaliser une nouvelle version de FOG, le cinéaste s’est montré enthousiaste mais a refusé d’en être le réalisateur. Il explique : « Je trouvais que cela aurait plus de sens de confier la réalisation à un regard neuf. Je faisais confiance à David. C’est pourquoi Debra Hill et moi lui avons donné notre accord pour qu’il prenne la tête du projet ».

Le poids du passé

FOG est le remake le film culte réalisé par John Carpenter en 1979. C’est Rupert Wainwright qui revisite ce film d’épouvante et nous plonge une nouvelle fois dans la terreur. Bienvenue sur l’île d’Antonio Bay, découvrez son atmosphère envoûtante, le mystère que la mer et les mémoires ont englouti, et les fantômes qui reviennent dans le plus effrayant des cauchemars...
L’héritage du passé et le poids de la faute sont les idées fortes du film. Des effets personnels engloutis par les flots refont surface, entraînant avec eux les esprits des marins disparus : une brosse à cheveux en or, une montre à gousset, une boîte à musique échouent sur la plage d’Antonio Bay. Avec eux, le plus épouvantable des secrets est de retour.

Le réalisateur Rupert Wainwright explique : « FOG évoque les conséquences du passé sur le présent. Leshabitants d’Antonio Bay sont les descendants de quatre hommes ayant assassiné et volé des centaines de personnes pour construire leur ville. Tenu secret, leur crime est resté impuni. L’heure de la revanche et de la vérité a sonné. »

Dans le film original de John Carpenter, Elizabeth n’est pas originaire d’Antonio Bay et se trouve embarquée dans l’horreur par hasard. Elle est maintenant la descendante d’un des fondateurs de la ville, ce qui renforce le lien entre présent et passé.
Des phénomènes extraordinaires ne cessent de rappeler combien elle est liée à l’horrible passé de la ville : elle rêve à plusieurs reprises qu’elle est enfermée dans la cale d’un navire en feu ; une montre trouvée sur la plage se remet soudain à marcher lorsqu’elle la touche.
Le sentiment de culpabilité est exploré à travers le personnage du père Malone, vers qui Elizabeth se tourne après avoir manqué de se noyer. Il a pour ancêtre Patrick Malone, un des fondateurs de la ville, dont elle a trouvé le journal intime. Hanté par les crimes commis par ce parent mais incapable de briser le secret de la confession pour les dévoiler au grand jour, le père Malone s’est réfugié dans l’alcool.

Rassembler des acteurs venant de tous horizons

Jongler avec les obligations des acteurs a été la principale difficulté du tournage.
David Foster se souvient : «Tom jouait dans la série télévisée Smallville. Il y travaillait cinq jours par semaine et nous rejoignait le week-end. Quand nous avons tourné la nuit, il est reparti le lundi matin sans avoir fermé l’œil. Maggie, elle aussi, devait se partager entre le tournage de «Lost, les disparus» à Hawaï et celui de FOG. Parfois, elle avait à peine quelques heures de repos avant de reprendre l’avion pour Honolulu. C’était dur, mais ils ont été formidables.»

Créer LE personnage du film

Pour le film de John Carpenter, d’un budget modeste, seules deux machines ont servi à produire le brouillard artificiel. Rupert Wainwright a bénéficié d’une technologie plus moderne. L’équipe du responsable des effets spéciaux, Bob Comer, a utilisé près d’une cinquantaine de machines de tailles différentes pour le brouillard.
Cependant, le recours à d’anciennes techniques s’est souvent avéré plus efficace. Bob Comer raconte
: « Des tests ont été réalisés avec du matériel très complexe pendant plus d’un mois. Finalement, nous avons utilisé la fumée la plus simple qui soit. Nous étions partis avec de l’azote liquide et des machines à fumée au CO2, et avons fini par de la neige carbonique, de grosses boîtes en contreplaqué et des ventilateurs».
Rupert Wainwright explique : « Il y a différentes sortes de brouillard. Celui qui représente la colère est réalisé par deux hommes équipés de vaporisateurs et de lumières. Ils les actionnent en courant vers la caméra. Le brouillard est si épais qu’il devient noir, mais les lumières à l’intérieur l’illuminent. On dirait alors qu’un nuage fonce sur nous pour nous attaquer. Nous avons aussi un brouillard plus furtif réalisé avec de la neige carbonique et de la vapeur. Ce type de brouillard s’échappe d’un buisson, par exemple, se faufile et s’épaissit jusqu’à vous envelopper totalement. On l’utilise notamment dans la scène où Spooner est à l’arrière du bateau de pêche de Nick. Un plan panoramique montre comment le brouillard se déplace, tel une barque, jusqu’à l’avant du bateau et monte à bord à la manière d’un serpent. C’est terrifiant et plus efficace que des images de synthèse».
La technologie numérique a néanmoins parfois permis de donner des traits spécifiques au brouillard ou d’effacer les traces de certains trucages. Bob Comer explique : « Reconstituer du brouillard en extérieur est très difficile à cause du vent. Nous avons eu de la chance la plupart du temps, sauf la nuit de tournage des extérieurs du bateau, où le vent soufflait à 60 km/h et il tombait des cordes. Il a été extrêmement difficile de réaliser des nappes de brouillard stagnant sur le sol».
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 24 095 entrées
  • Cumul IDF : 32 521 entrées

  • 1ère semaine France : 73 105 entrées
  • Cumul France : 98 448 entrées