Freddy, c’est d’abord un visage, atrocement brûlé et défiguré, une voix caverneuse à nulle autre pareille… et un humour d’une grande perversité. C’est un prédateur qui s’immisce dans les rêves d’adolescents des banlieues résidentielles afin de les tuer. L’horreur de cette situation s’incarne dans le corps du personnage central, que joue ici
Jackie Earle Haley.
Un «buzz» intense précéda l’annonce officielle de ce casting. «J’ai pensé dès cette époque que ce serait cool de jouer
Freddy», avoue Haley. «Mais lorsque les producteurs m’ont effectivement proposé ce rôle, je suis resté sans voix.
Freddy est un personnage tellement imposant, tellement unique! J’ai été immensément flatté de cette offre.»
Brad Fuller : «Jackie possède toutes les qualités souhaitables pour un tel film. Les fans le connaissent, et nous savons tous que c’est un brillant acteur. Il nous fallait un comédien de ce calibre pour que l’histoire fonctionne et que le film soit réellement effrayant. Nous n’avons pas essayé de dupliquer ce qui avait été fait. Jackie s’est approprié le personnage.» Haley s’intéressa à la dimension mythique de
Freddy et à l’écho qu’il a rencontré au sein des publics les plus divers.
Jackie Earle Haley : «C’était passionnant d’incarner ce croque-mitaine dont nous aimons tous trembler.
Freddy personnifie quantité de choses qui nous terrifient dans la vie réelle. Robert (Englund) avait fait un travail extraordinaire sur
Freddy. Il lui a donné son identité des années durant. Le nouveau
Freddy est aussi maléfique que l’original, et sujet aux mêmes élans de rage, mais il est plus sérieux, plus sombre et plus effrayant.»
Samuel Bayer : «Jackie a créé un monstre que vous allez haïr, qui va vous faire trembler, mais pour lequel vous ressentirez aussi une certaine empathie. Tout cela est dû à Jackie.»
À la demande des producteurs, Haley se documenta sur divers tueurs en série, mais préféra tourner le dos au réel pour mieux ancrer son personnage dans le mythe. «J’ai réalisé que je ne jouerai pas ici un serial killer. J’ai voulu être fidèle à l’essence du
Freddy, tout en instillant une petite dose de réalisme qui permet de mieux comprendre d’où il vient.»