Les accessoires de
G.i. Joe Le Réveil Du Cobra se devaient d’être aussi fascinants que tous les autres éléments du film. Le chef accessoiriste
Brad Einhorn, qui a travaillé sur plusieurs films
Batman, raconte : «La très courte période de préproduction a rendu les choses très difficiles. Nous n’avions que neuf semaines devant nous et ce n’était vraiment pas suffisant pour un film comme celui-ci. Sur les
Batman, nous avions six mois pour faire la même quantité de travail, mais nous avons quand même réussi ! Nous avons créé des accessoires vraiment fantastiques.»
Brad Einhorn et son équipe ont créé un fascinant arse- nal d’armes et de gadgets allant des armes de poing aux gros calibres montés sur les engins d’assaut, jusqu’aux lunettes de la Baronne.
Brad Einhorn raconte : «Tous les accessoires du film ont été entièrement fabriqués par une quarantaine d’artisans. Pas un seul n’a été acheté. Il y avait des centaines d’objets, et le plus difficile a été de vérifier chaque étape de leur fabrication parce qu’il fallait sans cesse consulter le réalisateur pour savoir si tout lui convenait.»
L’accessoire le plus complexe a été «la star du film», une ogive chargée de «nanomites» qui a demandé trois mois de travail.
Brad Einhorn raconte : «Nous avons commencé sa fabrication avant tous les autres accessoires parce que je savais que c’était elle qui allait de- mander le plus de temps. Toutes les pièces ont été usinées et moulées, toutes les finitions ont été faites à la main. À sa façon, c’est un objet d’art !»
Une des armes de poing les plus populaires sur le plateau était l’arbalète high-tech de Scarlett.
Brad Einhorn note : «
Rachel Nichols adorait cet accessoire, elle ne voulait plus le lâcher.» L’actrice observe : «Il y avait plusieurs LED sur l’arbalète. Ces lumières donnent une étrange impression, cette arme en devient presque une illusion d’optique. Elle s’ouvre d’une manière très bizarre, assez effrayante.»
Rachel Nichols ajoute en souriant : «En fait, mon arbalète ne tirait pas de carreaux, et c’était une bonne chose parce qu’ainsi j’étais certaine de ne jamais rater ma cible !»
Ray Park a particulièrement apprécié les armes de Snake Eyes, sa favorite étant le tonfa de ninja. Il ex- plique : «Le tonfa est un bâton avec une poignée, et sur le mien il y avait deux têtes de serpent aux extrémités. Storm Shadow passait son temps à malmener Snake Eyes, mon personnage, quand ils étaient enfants. Pour se défendre, Snake Eyes s’est entraîné au maniement du tonfa et en a fait son arme de prédilection. Au fil des ans, il a perfectionné et customisé cette arme, il lui suffit de presser un bouton pour que jaillissent une pointe et une lame.»
Les épées de Snake Eyes occupent aussi une place de choix dans le cœur de
Ray Park et dans celui de
Brad Einhorn. Le chef accessoiriste raconte : «Depuis que je suis gamin, j’ai toujours adoré les épées et les sabres. Je suis toujours très excité quand il y en a dans un film.»
Ray Park déclare : «Une des raisons qui m’ont poussé à pratiquer les arts martiaux était mon envie d’apprendre le maniement des épées. Il y a quelque chose de magique dans le fait de faire tournoyer une épée autour de soi. C’est un peu comme une danse.»
Les scènes de combat à l’épée ont été soigneusement chorégraphiées.
Ray Park note : «Tous les mouvements devaient être très précis. Nous avons beaucoup répété pour être certains de les exécuter en rythme, comme des danseurs en train de danser un tango ou une valse, parce que la dernière chose que je voulais était prendre un coup d’épée ou blesser un de mes partenaires par accident. C’était un risque constant.»
Le masque de Destro est un autre accessoire important du film. L’acteur
Christopher Eccleston déclare : « C’est un très bel objet, une véritable œuvre d’art.»
Brad Einhorn ajoute : «Nous avons veillé à ce que le masque ressemble à celui du comics parce que nous voulions que les fans identifient Destro immédiatement.»
Dans un film de
Stephen Sommers, les accessoires peuvent être aussi petits qu’une bague ou aussi gros qu’un 4x4 Humvee, et doivent être capables d’encaisser de nombreux chocs. Ce fut le cas du véhicule des forces de Cobra connu sous le nom de Scarab, capable d’aller n’importe où grâce à l’aide et aux compétences du superviseur des effets spéciaux
Daniel Sudick et de son équipe.
Dans une séquence, le Hummer traverse les rues de Paris encombrées de voitures. La scène a en fait été filmée à Prague, qui a servi de décor pour la plu- part des scènes en extérieur. Envoyer un Humvee percuter des voitures dans les rues d’une ville et le transformer en projectile demande de la précision et de l’expérience.
David Womark raconte : «C’était un challenge pour Dan Sudick parce qu’il tourne d’habitude ce genre de cascade en studio ou sur un backlot. Là, il s’est retrouvé en train de projeter des voitures à quelques mètres de maisons habitées. Dans ce genre de situation, on vérifie le moindre détail, il ne faudrait pas qu’une voiture atterrisse dans le salon d’un particulier !»
Dan Sudick devait lancer le Hummer sur une distance de près de 20 mètres dans une rue large de 10 mètres. Il explique : «Il y avait un câble à l’avant, et deux canons à l’arrière reliés entre eux pour faire feu en même temps. Le câble à l’avant devait être très puissant pour être certain que le Hummer allait être projeté en ligne droite.»
La poursuite en voiture a été filmée avec neuf caméras.
Greg Michael raconte : «Nous avons fait deux prises avec à chaque fois les neuf caméras, ce qui fait que nous avions toutes les images depuis 18 angles de prise de vue différents. Quand on voit la poursuite, on a vraiment l’impression que toutes les voitures de Paris sont projetées dans les airs ! »
Le producteur exécutif
David Womark remarque : «Nous avons acheté et détruit plus de 112 voitures. Je crois que nous avons battu le record du film
Blues Brothers qui était de 102 ou 104 voitures détruites.»
Les cascades ont été exécutées par les cascadeurs, mais aussi par les acteurs.
Sienna Miller raconte : «Sentir sur son visage le souffle d’une explosion fait monter l’adrénaline, mais cela donne aussi plus d’impact à votre jeu. Personnellement, en tant que spectatrice, j’aime sa- voir que l’explosion que je regarde n’a pas été créée par ordinateur, qu’elle était réelle et que les acteurs étaient vraiment là. En regardant le film, les fans verront tout de suite que nous étions au cœur de l’action. Les explosions étaient bien réelles et nous en étions très proches, mais nous avons travaillé avec les meilleurs spécialistes des effets spéciaux, et ils ont tout fait pour assurer notre sécurité. Grâce à eux, nous n’avons jamais eu le senti- ment d’être en danger.»
La présence des acteurs dans les scènes de combat, en particulier celles entre la Baronne et Scarlett, était aussi très importante.
Sienna Miller et
Rachel Nichols se sont entraînées et ont répété leur combat avec le coordinateur des cascades
R.a. Rondell. Il explique : «Comme Rachel est grande et possède une bonne allonge, elle se bat en donnant beaucoup de coups de poings. Sienna est un peu plus petite, son centre de gravité est plus près du sol, elle donne donc plus de coups de pieds. Le mélange de ces deux techniques de combat est très impressionnant.»
Rachel Nichols se souvient : «Nous nous sommes entraînées tous les jours pendant six semaines pour maîtriser les 90 mouvements de notre combat.»
Cet entraînement a apporté aux actrices bien plus que la maîtrise d’une chorégraphie.
Sienna Miller se souvient : «Durant le tournage d’une scène, Rachel a mal placé un de ses coups de pied, mais sans même y penser j’ai correctement paré le coup. C’est devenu instinctif.»
Un des combats les plus attendus par les fans est le duel explosif entre Snake Eyes et Storm Shadow.
Bob Ducsay raconte : «La rivalité qui les oppose est une des composantes majeures de la mythologie des G.I. Joe.»
Stuart Beattie ajoute : «C’est un peu comme le combat entre Obi-Wan et Darth Vader, c’est un moment très fort.»
R.a. Rondell a travaillé avec
Ray Park et Byung Hun Lee pour créer une bataille impressionnante qui souligne le style de combat des deux acteurs. Il raconte : «
Ray Park est un champion de wushu, un art martial absolument incroyable.»
Ray Park raconte : «Ce que le public préfère, ce sont les mouvements de tête et de mains, et les postures. C’est ce qui caractérise le style de Snake Eyes dans la bande dessinée. C’est une manière de se battre spectaculaire, et nous avons donc fait une sorte de mélange entre ce que je savais faire et ce qu’ils voulaient voir à l’image.»
R.a. Rondell explique : «La technique de Byung Hun Lee est un peu plus méthodique et élégante, mais quand ils se battent ensemble c’est très impressionnant. Ils excellent tous les deux dans leurs arts martiaux, et je pense que leurs styles se complètent l’un l’autre.»
Pour expliquer les origines de la rivalité entre Snake Eyes et Storm Shadow, les cinéastes ont conçu un flash- back dans lequel on voit leur premier duel quand ils étaient enfants.
R.a. Rondell se souvient : «J’ai rencontré beaucoup d’enfants, et j’ai fini par trouver ces deux petits champions d’arts martiaux de neuf ans qui avaient vraiment un grand talent.» Les enfants acteurs ne pouvant travailler que quelques heures par jour, deux jeux de doublures supplémentaires ont été engagés.
R.a. Rondell explique : « Quand les enfants de la première équipe avaient terminé leurs scènes, ils repartaient et nous tournions des plans raccords avec ceux de la deuxième équipe.»
Même un vétéran tel que
R.a. Rondell a été étonné par le professionnalisme des jeunes acteurs. Il raconte : «Ils étaient très bien entraînés, connaissaient le combat par cœur, et s’entraidaient. C’était une véritable équipe de petits experts de neuf ans. Toute l’équipe était en admiration devant leur humilité et la vitesse à laquelle ils ont appris et exécuté leur chorégraphie.»
Les personnages étant lourdement armés, les acteurs ont subi un entraînement aux armes à feu... à balles réelles !
R.a. Rondell explique : «Ils devaient absolument connaître cette sensation, se familiariser avec le recul et apprendre à manipuler leurs armes. C’était très important. Nous leur avons appris à les charger, à tirer avec et à les manier correctement. C’était très sérieux.»
Contrairement à certains de ses partenaires,
Sienna Miller s’est vite habituée à tirer avec une arme à feu. Elle raconte : «Je n’avais jamais fait ça, c’était complètement nouveau pour moi. Nous sommes allés dans un stand de tir à l’extérieur de Los Angeles, ils m’ont donné un pistolet Glock et de vraies munitions, et je me suis entraînée à tirer. J’ai adoré !»
Si cet entraînement a aidé les acteurs à s’habituer au recul d’une véritable arme à feu, leur apprendre à les utiliser avec le naturel de professionnels consommés a été une autre histoire. En plus de ses autres tâches, le lieutenant-colonel Paul Sinor a montré aux acteurs comment de vrais soldats manipulent leurs armes. Il explique : «Je ne veux pas qu’un militaire ou un ancien soldat se dise en regardant le film que ce ne sont que des acteurs. Je veux qu’il se dise : «Ces gars savent ce qu’ils font». Savoir que chacun de leurs mouvements était correct a aussi aidé les acteurs à se sentir plus en confiance devant les caméras.»
Paul Sinor a donné de nombreux conseils allant du maniement des armes à feu aux dialogues, et a parfois attiré l’attention des cinéastes sur des détails du scénario. Il explique : «J’ai demandé à ce que certains dialogues soient modifiés, comme cet échange entre un sergent et un officier qui n’était pas très correct. Il y a avait aussi une référence à la célèbre jeep dans le scénario, mais comme l’armée américaine n’en utilise plus depuis le milieu des années 70, nous avons remplacé le mot jeep par le nom d’un véhicule plus approprié.»
Le producteur exécutif
Erik Howsam note : «Nous avons vraiment insisté pour impliquer l’armée dans la production du film parce que les militaires sont au cœur du monde des G.I. Joe. Ces petits personnages et les valeurs qu’ils défendent représentent beaucoup pour nos soldats.» Paul Sinor ajoute : «G.I. Joe est une icône américaine, et pour nous il était inconcevable de ne pas soutenir un tel projet. G.I. Joe est un héros dans le monde entier, pas seulement pour les enfants amé- ricains. C’est un exemple pour tous. C’est pour cela que nous sommes très fiers d’avoir participé à ce film.»
Brian Goldner observe : «Depuis sa création, G.I. Joe a toujours célébré l’héroïsme et la bravoure des hommes et des femmes qui servent dans notre armée. C’est aussi ce que nous avons voulu faire dans notre film, à travers une histoire fantastique qui prend ses racines dans la réalité.»
Stuart Beattie raconte : «Transposer les G.I. Joe sur le grand écran de manière à plaire à la fois aux fans et à ceux qui ne connaissaient rien de cet univers était un défi très intimidant. Nous savions à quel point les G.I. Joe sont importants pour beaucoup de gens. Nous voulions les entendre dire : «C’est le G.I. Joe que je voulais voir depuis des années. C’est le G.I. Joe dont je me souviens.»
Channing Tatum note : «Nos personnages sont des soldats, mais
G.i. Joe Le Réveil Du Cobra n’est pas un film politique. C’est juste une énorme et fantastique aventure qui va vous emporter, que vous soyez ou non un fan.»
Stephen Sommers conclut : «Ce film a été très amusant à faire. Tous les jours, il se passait des choses extra- ordinaires sur le plateau. Les acteurs et les membres de l’équipe étaient formidables, et c’était une joie de venir travailler tous les matins. Cela a été une expérience fantastique. J’ai adoré faire ce film, et j’espère du fond du cœur qu’il apportera autant de plaisir à tous ceux qui le verront en salles ! »