Notes de Prod. : Ghost in the shell

    en DVD le 25 Avril 2007

Commentaire

Réalisé par Mamoru Oshii (Patlabor) et adapté du manga de Masamune Shirow (Appleseed, Orion), Ghost in the shell est un monument incontournable de l’animé. Un film phare pour les amateurs d’animation japonaise, d’univers cyberpunk et de quête métaphysique. Avec Ghost in the shell, Oshii a la géniale idée de prendre le genre à revers. D’abord, il opte pour un traitement raccourci de l’œuvre de Shirow, réputée inadaptable de par sa trop grande complexité, en ne conservant que la substance. Ensuite, il impose un design qui prend ses distances avec le manga en engageant quelques pointures de l’animé avec les très réputés Shôji Kawamori (Macross) et Okiura Hiroyuki (Jin Roh). Enfin, il prend le pari de montrer un univers futuriste crédible, logique. Le plus naturel et discret possible. De fait, Ghost in the shell se refuse à céder aux décors inutilement démesurés et à une facture visuelle trop voyante. Même traitement en ce qui concerne les scènes d’action. Oshii les filme dans leur plus simple expression, évitant d’accumuler maladroitement les séquences destroy. Cela dit, Ghost in the shell n’est cependant pas avare en scènes spectaculaires, comme le démontrent l’impressionnant affrontement entre Kusanagi et un tank, la formidable scène d’ouverture ou encore, les jeux de cache-cache via le thermo-optique. Mais le véritable intérêt du film d’Oshii est ailleurs. Dans la thématique philosophique d’un scénario qui chemine entre politique, science-fiction et réflexion métaphysique. Des réflexions qui hantent le film tout comme l’esprit du major Kusanagi, l’héroïne du film. Une femme cyborg spécialiste de la lutte contre le terrorisme et l’espionnage. Précise, puissante et quasiment indestructible, Kusanagi a pourtant une faille... son âme. La seule part d’elle-même encore humaine. Dans sa quête pour mettre hors d’état de nuire le Puppet Master, Kusanagi prend conscience de son état et commence à douter. C’est là que Ghost in the shell dévoile sa véritable intention : celle du questionnement sur soi. Autrement dit : « qu’est-ce qu’un être humain ? ». Une question hautement philosophique à laquelle Ghost in the shell apporte une réponse étonnante au gré d’un final halluciné.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 267 entrées
  • Cumul IDF : 267 entrées

  • 1ère semaine France : 600 entrées
  • Cumul France : 600 entrées