Notes de Prod. : Good Morning England

    en DVD le 22 Septembre 2009

Des Kinks aux Who, la musique

Collaborateur de longue date de Working Title et de Richard Curtis, le superviseur de la musique Nick Angel a travaillé main dans la main avec le réalisateur pour sélectionner certains des meilleurs tubes des années 60. Nick Angel déclare : «Richard a dévoilé tous ses sentiments dans ce film, et la musique y joue un rôle vital. C’est tout simple- ment la musique qu’il aime, et mon travail a été de faire en sorte d’avoir toutes les chansons qu’il voulait dans son film.» Leur collaboration a commencé il y a un peu plus de deux ans, lorsque Richard Curtis a dit à Nick Angel qu’il écrivait un film sur le monde des radios pirates qui se déroulait en 1966 et 1967. Angel, qui avait travaillé avec le réalisateur sur Coup De Foudre à Notting Hill et Love Actually, s’est mis alors à rassembler des chansons qu’il pensait être utilisables dans la création du film.

Il raconte : «J’ai fait des CD pour Richard avec des chansons de cette époque que j’aimais et d’autres que je trouvais intéressantes, qu’il pourrait écouter tout en écrivant. Richard aime la musique, et bien entendu il avait ses propres idées sur la question. Mais certaines chansons pouvaient donner un petit coup de pouce à sa mémoire.» À ce stade, les deux hommes ont collecté un catalogue d’environ 200 chansons qui pourraient éventuellement figurer dans le film.

Pour aider les acteurs à réviser leurs «classiques», de Chris Farlowe aux Troggs, en passant par les Supremes et les Turtles, Richard Curtis a donné aux DJ’s débutants des iPods contenant la sélection de titres qu’il avait faite avec Nick Angel. Nick Angel raconte : «Nous voulions donner aux acteurs un aperçu de la musique que leurs personnages aimaient et dans laquelle ils baignaient. Un jeune homme de 23 ans ne pouvait évidemment pas être familier de la musique des années 66 et 67. Et même si certains en connaissaient un bout là-dessus, il y avait forcément des lacunes.» Alors que la date de début de tournage approchait, la liste des chansons a été réduite à environ 70 titres. Après les prises de vues, au moment où le montage a commencé, Richard Curtis et le monteur musique Steve Price se sont chargés de fabriquer le puzzle musical qui illustre le film, en assortissant certaines chansons à des scènes et des ambiances spécifiques. En tout, 54 chansons ont été retenues pour le film finalisé. «C’est beaucoup, confie le superviseur de la musique, mais après tout, l’histoire se passe dans une station de radio pirate, alors la musique est présente partout, tout le temps. Nous avons réussi, je crois, un beau cocktail. Il y a des chansons très connues et aimées, et d’autres moins connues mais très intéressantes.»

La musique du film est un florilège de la musique vintage des années 60 où l’on peut entendre notamment les Rolling Stones (Jumpin’ Jack Flash et Let’s Spend The Night Together), les Kinks (All Day and All of the Night), les Who (My Generation, I Can See For Miles et Won’t Get Fooled Again), Small Faces (Lazy Sunday Afternoon), Jimi Hendrix (The Wind Cries Mary), Leonard Cohen (So Long, Marianne), les Supremes (The Happening), Otis Redding (These Arms of Mine), les Hollies (I’m Alive), Smokey Robinson and The Miracles (Ooo Baby Baby), et Sandie Shaw (Girl Don’t Come). Et bien d’autres encore... L’album de la bande originale comprendra 40 des chansons du film. La chanteuse britannique couronnée à plusieurs reprises Duffy a enregistré une version de Stay With Me Baby pour le film. Le compositeur oscarisé Hans Zimmer a signé la musique originale pour une partie clé du film.

Nick Angel déclare : «Nous avons eu presque tout ce que nous voulions pour le film. Il y a un ou deux titres que, pour des raisons diverses, nous n’avons pas pu obtenir, mais il y avait toujours une alternative. Le résultat final nous plaît énormément.» Une fois le tournage terminé et les acteurs et l’équipe technique définitivement secs, Richard Curtis et la chef monteuse Emma Hickox se sont mis au travail dans la salle de montage. À propos du film terminé et du caractère enjoué et léger des films de Richard Curtis en général, Eric Fellner déclare : «Richard possède ce don d’attirer aussi les gens qui ne vont pas régulièrement au cinéma. Il semble qu’il y ait dans ses films quelque chose d’un peu magique qui persuade les gens que c’est bien d’aller voir son film en salles, parce qu’ils vont vraiment aimer les deux heures qu’ils vont passer sous l’influence de son sortilège...» Good Morning England réunit l’amour de la musique de Richard Curtis, l’humour et les sentiments. Le scénariste et réalisateur conclut : «C’était une époque fantastique pour la musique, et c’était très excitant de faire un film qui me donne l’occasion de mettre de la musique sur chaque scène !

J’aimerais que Good Morning England devienne l’un de ces films qui, quand on les regarde, donnent le sentiment que ce serait génial de se trouver réellement parmi ces gens sur ce bateau. Une part du charme de Quatre Mariages Et Un Enterrement venait de ce qu’on avait l’impression d’appartenir à ce groupe d’amis et de tout vivre avec eux. J’aimerais que ce film-ci soit comme de partir pour un agréable week-end avec les gens que vous préférez au monde quand ils sont en grande forme !»

Un peu plus de synopsis…

Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu’il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d’un équipage éclectique de DJ’s rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. À ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d’un humour acéré ; l’adorable Simon, qui cherche l’amour ; l’énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l’intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus «The Nut» Nutsford, qui est sans doute l’homme le plus agaçant d’Angleterre... La vie en mer du Nord est riche en événements. Simon va rencontrer la femme de ses rêves, Elenore, et se marier sur le bateau... mais sa nouvelle épouse le quitte dès le lendemain. Gavin revient de sa tournée de découverte des drogues en Amérique pour reprendre sa position de plus grand DJ de Grande-Bretagne, et affronte le Comte. Et Carl découvre le beau sexe, et qui est son vrai père. Entre-temps, les stations pirates sont entrées dans le collimateur du ministre Dormandy, qui veut réduire ces rebelles au silence. À une époque où un pouvoir vieillissant étouffe tout ce qui ressemble à l’exubérance de la jeunesse, Dormandy saisit sa chance de marquer un point en politique et fait voter une loi pour déclarer les pirates illégaux et supprimer une fois pour toutes leur déplorable influence sur le pays. Sa démarche va déclencher une véritable tempête en haute mer. Afin de sauver leur Radio Rock adorée et leurs héros, d’innombrables fans vont s’allier et organiser un sauvetage en mer digne d’une opération militaire... Certaines choses peuvent avoir une fin, mais le rock and roll, lui, ne mourra jamais.

Le bateau rock, la genèse du film

Au milieu des années 90, Richard Curtis écrivait Quatre Mariages Et Un Enterrement, une histoire très amusante et remarquablement sentie sur les moments forts de la vie et de l’amitié. En 1999, il a signé une merveilleuse histoire d’amour commençant dans une petite librairie de Londres, Coup De Foudre à Notting Hill. Deux ans plus tard, il contribuait à adapter un best-seller, l’histoire d’une jeune femme accro à l’amour et au tabac, avec Le Journal De Bridget Jones. En 2003, il écrivait et passait pour la première fois derrière la caméra pour réaliser un film choral qui explorait l’amour sous toutes ses formes avec Love Actually.

L’équipage, les acteurs

À la fois scénariste et réalisateur, Richard Curtis a rencontré un véritable défi dans le fait de porter son propre scénario à l’écran. S’il avait le luxe de pouvoir modifier continuellement son script pour mieux l’adapter aux talents des comédiens, il admet que ce projet a été aussi complexe pour lui en tant que réalisateur qu’il l’avait été en tant que scénariste. Il confie : «C’est au moment du casting que l’on découvre réellement quel genre de film on va faire. Quand je choisis mes acteurs, je cherche une texture particulière, une simplicité et une volonté de trouver l’humour dans chaque chose et de le pousser au maximum, sans pour autant tomber dans l’artificiel. Par exemple, quand j’ai cherché l’acteur qui jouerait Carl, j’ai vu 60 comédiens. Tom Sturridge a été le seul qui avait cette nonchalance, cette familiarité détendue que je cherchais.» Ce jeune Londonien de 23 ans a trouvé beaucoup de similitudes dans son travail d’acteur et dans l’évolution de son personnage à bord de Radio Rock. Il raconte : «Lorsque Carl arrive sur le bateau, il est très impressionné par ces DJ’s qu’il admire. Moi, je suis arrivé sur le plateau pour travailler avec des gens comme Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy, Rhys Ifans et Nick Frost...

Rock en haute mer le tournage

En tant que réalisateur, Richard Curtis a été confronté à l’ampleur de la tâche qui l’attendait. Il confie : «Quand vous écrivez, vous ne vous préoccupez que de savoir si le film se fera ou pas. Ça a été un moment mémorable quand ce scénario a été terminé et que nous nous sommes dit : Mon Dieu, il va falloir trouver un gros bateau, tous les acteurs vont devoir apprendre à devenir des disc-jockeys, et il va falloir que quelque chose de très excitant se passe à la fin du film...» Il poursuit : «C’est là que se produit une amusante scission entre le scénariste et le réalisateur. Le scénariste écrit ce qui lui plaît, et ensuite le pauvre réalisateur reçoit le script, charge à lui de le transformer en images... Mais ce film a été extraordinairement amusant à faire parce qu’il a fallu vraiment tourner sur un bateau, et dans les vraies conditions météo. Nous avons installé une sorte de village sur ce bateau, peuplé de 140 personnes, avec les cabines de maquillage, la cantine, les costumes, les acteurs et l’équipe technique...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 841 entrées
  • 1er jour IDF : 6 190 entrées
  • 1ère semaine IDF : 78 747 entrées
  • Cumul IDF : 377 137 entrées

  • 1er jour France : 15 481 entrées
  • 1ère semaine France : 182 517 entrées
  • Cumul France : 861 943 entrées