Collaborateur de longue date de Working Title et de
Richard Curtis, le superviseur de la musique
Nick Angel a travaillé main dans la main avec le réalisateur pour sélectionner certains des meilleurs tubes des années 60.
Nick Angel déclare : «Richard a dévoilé tous ses sentiments dans ce film, et la musique y joue un rôle vital. C’est tout simple- ment la musique qu’il aime, et mon travail a été de faire en sorte d’avoir toutes les chansons qu’il voulait dans son film.» Leur collaboration a commencé il y a un peu plus de deux ans, lorsque
Richard Curtis a dit à
Nick Angel qu’il écrivait un film sur le monde des radios pirates qui se déroulait en 1966 et 1967. Angel, qui avait travaillé avec le réalisateur sur
Coup De Foudre à Notting Hill et
Love Actually, s’est mis alors à rassembler des chansons qu’il pensait être utilisables dans la création du film.
Il raconte : «J’ai fait des CD pour Richard avec des chansons de cette époque que j’aimais et d’autres que je trouvais intéressantes, qu’il pourrait écouter tout en écrivant. Richard aime la musique, et bien entendu il avait ses propres idées sur la question. Mais certaines chansons pouvaient donner un petit coup de pouce à sa mémoire.» À ce stade, les deux hommes ont collecté un catalogue d’environ 200 chansons qui pourraient éventuellement figurer dans le film.
Pour aider les acteurs à réviser leurs «classiques», de Chris Farlowe aux Troggs, en passant par les Supremes et les Turtles,
Richard Curtis a donné aux DJ’s débutants des iPods contenant la sélection de titres qu’il avait faite avec
Nick Angel.
Nick Angel raconte : «Nous voulions donner aux acteurs un aperçu de la musique que leurs personnages aimaient et dans laquelle ils baignaient. Un jeune homme de 23 ans ne pouvait évidemment pas être familier de la musique des années 66 et 67. Et même si certains en connaissaient un bout là-dessus, il y avait forcément des lacunes.» Alors que la date de début de tournage approchait, la liste des chansons a été réduite à environ 70 titres. Après les prises de vues, au moment où le montage a commencé,
Richard Curtis et le monteur musique Steve Price se sont chargés de fabriquer le puzzle musical qui illustre le film, en assortissant certaines chansons à des scènes et des ambiances spécifiques. En tout, 54 chansons ont été retenues pour le film finalisé. «C’est beaucoup, confie le superviseur de la musique, mais après tout, l’histoire se passe dans une station de radio pirate, alors la musique est présente partout, tout le temps. Nous avons réussi, je crois, un beau cocktail. Il y a des chansons très connues et aimées, et d’autres moins connues mais très intéressantes.»

La musique du film est un florilège de la musique vintage des années 60 où l’on peut entendre notamment les Rolling Stones (Jumpin’ Jack Flash et Let’s Spend The Night Together), les Kinks (All Day and All of the Night), les Who (My Generation, I Can See For Miles et Won’t Get Fooled Again), Small Faces (Lazy Sunday Afternoon), Jimi Hendrix (The Wind Cries Mary), Leonard Cohen (So Long, Marianne), les Supremes (The Happening), Otis Redding (These Arms of Mine), les Hollies (I’m Alive), Smokey Robinson and The Miracles (Ooo Baby Baby), et Sandie Shaw (Girl Don’t Come). Et bien d’autres encore... L’album de la bande originale comprendra 40 des chansons du film. La chanteuse britannique couronnée à plusieurs reprises Duffy a enregistré une version de Stay With Me Baby pour le film. Le compositeur oscarisé Hans Zimmer a signé la musique originale pour une partie clé du film.
Nick Angel déclare : «Nous avons eu presque tout ce que nous voulions pour le film. Il y a un ou deux titres que, pour des raisons diverses, nous n’avons pas pu obtenir, mais il y avait toujours une alternative. Le résultat final nous plaît énormément.» Une fois le tournage terminé et les acteurs et l’équipe technique définitivement secs,
Richard Curtis et la chef monteuse Emma Hickox se sont mis au travail dans la salle de montage. À propos du film terminé et du caractère enjoué et léger des films de
Richard Curtis en général,
Eric Fellner déclare : «Richard possède ce don d’attirer aussi les gens qui ne vont pas régulièrement au cinéma. Il semble qu’il y ait dans ses films quelque chose d’un peu magique qui persuade les gens que c’est bien d’aller voir son film en salles, parce qu’ils vont vraiment aimer les deux heures qu’ils vont passer sous l’influence de son sortilège...» Good Morning England réunit l’amour de la musique de
Richard Curtis, l’humour et les sentiments. Le scénariste et réalisateur conclut : «C’était une époque fantastique pour la musique, et c’était très excitant de faire un film qui me donne l’occasion de mettre de la musique sur chaque scène !
J’aimerais que Good Morning England devienne l’un de ces films qui, quand on les regarde, donnent le sentiment que ce serait génial de se trouver réellement parmi ces gens sur ce bateau. Une part du charme de
Quatre Mariages Et Un Enterrement venait de ce qu’on avait l’impression d’appartenir à ce groupe d’amis et de tout vivre avec eux. J’aimerais que ce film-ci soit comme de partir pour un agréable week-end avec les gens que vous préférez au monde quand ils sont en grande forme !»