D’où vient l’idée de Goodbye Bafana ?
Le scénario m’a été envoyé par la poste. J’ai mis deux heures à le lire et j’ai immédiatement appelé mon agent pour lui dire que je voulais faire ce film. Le scénario mettait en avant le pardon et la réconciliation, deux notions importantes pour moi, qui prenaient une signification d’autant plus forte qu’elle était ici envisagée par un homme ordinaire. L’auteur du scénario est sud-africain. Un livre d’entretiens avec
James Gregory, Le Regard de l’antilope, a servi de base au film. C’est aussi une histoire incroyable sur deux hommes qui passent 24 ans ensemble dans des circonstances très particulières.
James Gregory est la preuve évidente de la justesse des théories de Mandela sur la réconciliation. On a essayé de faire des films sur Mandela à plusieurs reprises. Mais le problème est qu’il a passé 27 ans en prison : il a toujours une parole juste et il fait ce qu’il faut faire. Dans une fiction, il est très difficile de mettre en scène un homme parfait. C’est pour cela que j’apprécie tellement Amadeus de
Milos Forman. La bonne idée était de raconter l’histoire de Mozart en prenant le point de vue de Salieri. Là, je prends le point de vue de
James Gregory.