À l’éclatante lumière du soleil comme au cœur de la nuit, aucun maléfice n’échappe à mon regard. HAL JORDAN
Aux confins de l’Espace, une guerre sans merci op-pose ceux qui règnent par la terreur au Corps des
Green Lantern, protecteur de la Vie. Chaque fois que l’un de ces vaillants guerriers meurt, un autre doit le remplacer.
Et, aujourd’hui, pour la première fois, c’est l’un de nous qui a été choisi pour rejoindre le Corps...
«
Je suis ravi d’avoir été désigné pour cette première adaptation de Green Lantern », déclare le réalisateur
Martin Campbell. «
Je trouve que c’est un des superhéros les plus exaltants et les plus fascinants de l’histoire des comics. En premier lieu, parce que c’est un humain bourré de défauts, auquel nous pouvons aisément nous identifier. Mais aussi parce qu’il évolue dans d’autres univers invitant à une myriade d’aventures».
Membre d’un Corps d’élite, celui qu’on appelle
Green Lantern est un voyageur de l’infini qui arpente les confins de l’univers. Cette caractéristique rare a sans doute puissamment
contribué à sa popularité.
«
Les films de superhéros sont censés capter notre imagination par les voies les plus surprenantes», explique l’interprète du rôle-titre,
Ryan Reynolds. «
Green Lantern est à cet égard un merveilleux personnage de cinéma : action, aventures, humour, humanité... rien ne lui manque, il répond à toutes nos attentes».
«
Nous étions follement excités par ce projet, sachant que la technologie actuelle nous permettrait de valoriser la dimension épique de ces aventures fantastiques», déclare le producteur
Donald De Line.
Blake Lively, interprète du rôle vedette de
Carol Ferris, ajoute : «
Il y a, dans ce film, des explosions, des combats, de grands voyages dans l’espace, mais aussi un côté fun et romance. Et le Corps devrait aussi plaire aux femmes car on y trouve toutes sortes d’Aliens, et pas seulement masculins!»
Car les
Green Lantern sont légion..
Et parmi ses chefs, se trouve
Sinestro, qu’incarne
Mark Strong : «
Le film consacre le pouvoir de la volonté de façon très dynamique, mais peur et volonté vont de pair et pèsent d’un même poids dans cette histoire, et ne se conçoivent pas l’une sans l’autre».
Peter Sarsgaard, interprète du rôle d’
Hector Hammond, ajoute : «
Nous aimons les personnages qui ont le courage de livrer des combats épiques aux forces du mal. Ils stimulent notre héroïsme... latent».
«
Cela fait longtemps que je rêvais d’écrire un film de super- héros», déclare le scénariste et producteur
Greg Berlanti. «
Les comics ont bercé mon enfance. Je trouvais Green Lantern d’autant plus passionnant qu’il était un des rares à évoluer hors de notre espace. Ce terrien avait été élu pour nous protéger. Il matérialisait nos rêves juvéniles, ses aventures nous faisaient voyager dans tout l’univers».
Tremblez, zélateurs des forces du Mal, et découvrez mon pouvoir – la lumière de Green Lantern! HAL JORDAN
Ces mots concluent le serment rituel de
Green Lantern, que tous les aficionados connaissent par cœur. Les spectateurs les entendront pour la première fois dans la bouche du nouvel impétrant,
Hal Jordan.
Martin Campbell :
«
La prestation de serment est un moment solennel. Elle a toujours fait partie du folklore Green Lantern, et s’inscrit dans une scène clé du film, lorsque Hal se voit remettre une lanterne et un anneau magique dont il ignore encore le sens.
Le serment, la lanterne et l’anneau sont les trois instruments du pouvoir d’un Green Lantern, qui viennent en renfort de sa propre détermination pour lui permettre de réaliser toutes ses aspirations.
Le personnage, qui a vu le jour en 1940, a évolué au fil des ans. Le Corps auquel il appartient est une fédération chargée de maintenir l’ordre dans les 3600 secteurs de l’univers. Elle agit sous le contrôle d’une vénérable race d’immortels, les Gardiens, habitant la planète Oa. La plupart des membres du Green Lantern Corps sont des extra- terrestres, à l’exception des Terriens Alan Scott, Hal Jordan, Guy Gardner, John Stewart, Kyle Raynor et Jade. De ces six héros, le plus populaire est assurément Hal.
C’est en 1969 que le scénariste John Broome et l’artiste Gil Kane créèrent Hal Jordan à l’initiative de l’éditeur Julius Schwartz. Celui-ci devint Green Lantern l’année suivante, se dépouillant de l’aura mystique de son prédécesseur pour adopter un profil futuriste plus en phase avec la sensibilité du public. Broome et Kane créèrent aussi plusieurs des personnages clés de l’entourage de Hal, qui figurent dans le film, tels Carol Ferris et Tom Kalmaku.
Après s’être éloigné pendant de nombreuses années du Green Lantern Corps, Hal y fit son retour par l’entremise en scénariste Geoff Jones et de l’artiste Ethan van Sciver, qui ranimèrent l’intérêt du public pour ce comic-book avec Green Lantern : Rebirth.
Fan de comics depuis sa jeunesse, et coproducteur du film, Johns ne pouvait se résigner à laisser disparaître le personnage et la série : «Je voulais de toutes mes forces rendre vie à ce héros et aux histoires épiques du Corps».
L’intérêt croissant du public décida Johns à opérer un grand retour en arrière destiné à replacer la genèse de Hal dans un contexte moderne. Le résultat fut la publication, en 2008, de
Green Lantern : Secret Origins, où il dévoilait l’itinéraire secret de Hal et les circonstances de son entrée dans l’univers Green Lantern.
Au même moment, le producteur
Donald De Line développait le film, en s’appuyant partiellement sur les écrits antérieurs de Johns.
Donald De Line :
«
Notre film est l’histoire des origines de Hal Jordan. Nous l’avons souhaité fidèle à l’esprit et aux canons de Green Lantern. L’œuvre de Geoff était le meilleur des points de départ».
Greg Berlanti,
Marc Guggenheim et
Michael Green n’en furent pas moins confrontés à un problème fondamental, que n’avaient pas connu des scénaristes des films consacrés à Batman et Superman.
Michael Green :
«
Les gens connaissent moins bien notre personnage. Il fallait donc les prendre par la main et leur permettre de lier connaissance avec lui et de découvrir son monde».
Marc Guggenheim :
«
J’ai été fan de comics avant même de savoir lire. Green Lantern est le premier superhéros dont j’ai gardé le souvenir. Il m’a longtemps accompagné. J’ai toujours trouvé que c’était un personnage cool et stimulant. J’avais hâte de porter son histoire à l’écran».
Michael Goldenberg :
«
Les superpouvoirs de Green Lantern découlent finale- ment de son imagination. C’est ce qui le singularise et le rend si attrayant».
Les scénaristes eurent le plaisir de se plonger dans des dizaines d’aventures de
Green Lantern, tels des archéologues explorant les arcanes d’une mythologie pour en tirer la substantifique moelle, «
avec un respect scrupuleux de l’original».
Je n’ai pas besoin de te rappeler tes devoirs, ni de préciser qui nous sommes. SINESTRO
Nous sommes LE CORPS! LE CORPS DES GREEN LANTERN
Premier acteur à incarner
Green Lantern à l’écran,
Ryan Reynolds, savait que des milliers de fans attendaient de voir s’il serait digne de son «serment».
Ryan Reynolds :
«
Ce que j’aime chez Hal, c’est qu’il n’a... rien d’extra- ordinaire. Bien que son statut tranche sur celui du commun des mortels, sa personnalité n’a rien d’exceptionnel. C’est juste un gars un peu irresponsable, mais qui a quelques raisons pour cela».
Ces «raisons» remontent à son enfance mais il les a soigneusement refoulées. Il ne les découvrira qu’au moment d’être appelé à une mission de haute importance qui l’amènera à faire un retour sur lui-même.
Martin Campbell :
«
Ryan est un superbe acteur. Il a le physique du rôle, il est drôle, charmant, droit et honnête. Je savais qu’il n’aurait aucun mal à représenter les diverses facettes de Hal, de l’aventurier impulsif du début au combattant modèle, déterminé à sauver le monde. Ryan a gagné sur tous les tableaux et a donné le ton du film».
Donald De Line :
«
Hal est une sorte d’homme-enfant. Il n’a jamais vrai- ment grandi, notamment du fait qu’il a perdu son père à onze ans. Il lui faut donc faire un gros effort sur lui-même pour surmonter ses angoisses et devenir un sauveur. Ryan a brillamment incarné toutes ces dimensions du personnage».
La prestation de serment est un moment décisif dans l’évolution de Hal, que Reynolds et Campbell «fignolèrent» avec une attention particulière.
Ryan Reynolds :
«
C’est un instant empreint de gravité. J’étais un peu nerveux à l’idée de prononcer ces paroles rituelles que connaissent tant de gens. À ce stade, Hal ne saisit pas encore le sens de son discours, les mots sortent de sa bouche de façon quasi mécanique. La fois d’après, il sait, et j’ai joué la scène tout autrement».
Martin Campbell :
«
Il ne fallait pas interpréter cela comme du Shakespeare, ni prendre des poses héroïques, mais essayer de faire sentir la résonance de ces mots».
Le changement d’identité de Hal prend au dépourvu son amie et amante occasionnelle,
Carol Ferris, pilote d’essai et supérieure hiérarchique de Hal à la société Ferris Aircraft.
Ryan Reynolds :
«
Hal et Carol sont étroitement liés depuis l’enfance. Ils ont une relation forte, parfois antagoniste, comme deux aimants qui s’attirent et se repoussent alternativement».
Blake Lively interprète le rôle de cette ambitieuse aviatrice muée en femme d’affaires : «
Carol et Hal ont des rapports intéressants, piquants, empreints d’humour et de provocation... un peu comme Ryan et moi sur ce film».
Donald De Line :
«
Blake et Ryan ont eu dès le départ une grande complicité, qui transparaît dans les relations de leurs personnages».
Blake Lively :
«
En dépit de tout ce qu’ils ressentent – ou ont ressenti – l’un pour l’autre, Hal et Carol sont toujours en bisbille. Carol n’a rien d’une mauviette. Pilote d’essai et héritière de la société de son père, elle ne concède rien à Hal, même après son étonnante métamorphose. Et lui non plus…»
Martin Campbell :
«
Carol est une femme alpha, dont la présence enrichit considérablement la trame émotionnelle du film. Elle est forte, compétente et responsable – tout ce que n’est pas Hal début de l’histoire. Blake incarne toutes ces qualités sans se forcer. Elle est vraiment formidable».
Le troisième protagoniste,
Hector Hammond, a grandi avec Hal et Carol, mais est toujours resté en marge de leur histoire. Plus spectateur qu’acteur, il était celui qui désirait Carol et aurait aimé être Hal. Brillant, mais pas assez pour satisfaire aux exigences démesurées de son père, il est devenu professeur, spécialiste de xénobiologie (biologie des extraterrestres).
Peter Sarsgaard :
«
Fasciné par le monde de Green Lantern, j’ai eu le sentiment qu’on pouvait jouer Hector de cinquante façons. Cet homme vit seul et a de très mauvais rapports avec son père, et quasiment aucune relation extra-familiale. Pour- tant, il semble étrangement satisfait de son triste sort... jusqu’à ce que tout change.
Hector, qui croit dur comme fer aux extra- terrestres, est désigné pour étudier le premier cadavre d’alien trouvé sur Terre. Mais l’examen tourne au drame lorsqu’il est exposé au fléau le plus redoutable de notre histoire : Parallax. Sitôt contaminé, Hector commence à développer des superpouvoirs malé- fiques. Ses yeux jaunissent à mesure que son esprit se gorge des peurs des humains. Hector perd toute inhibition, il ne tarde pas à révéler ses pires côtés et à devenir un danger pour Hal et Carol».
Peter Sarsgaard :
«
Il vit sa petite apocalypse, terriblement jouissive. C’est son heure de gloire».
Martin Campbell :
«
Hector, aussi «méchant» soit-il, n’en reste pas moins une figure tragique, et Peter réussit à lui garder la sympathie du spectateur. Il excelle dans ce genre de rôle, moralement ambigu, qui appelle des changements de personnalité d’une grande complexité».
Thaal Sinestro représente un autre type d’obstacle pour Hal. Chef du
Green Lantern Corps, il porte le deuil d’Abin Sur, et regrette que Hal ait été désigné comme son successeur par l’anneau infaillible. Sinestro est un des deux humanoïdes de cette histoire, incarné par
Mark Strong sous un maquillage prosthétique très élaboré.
Mark Strong :
«
C’est un homme totalement dévoué à la cause de la paix universelle ; un homme dur et exigeant, mais pour de bonnes raisons. Il ne croit pas en l’homme et pense que Hal constituera le maillon faible du Corps. Il doute qu’il soit jamais digne de son père, l’ancien mentor et ami de Sinestro».
Donald De Line :
«
Mark Strong confère une grande force, une présence remarquable à ce personnage», note De Line. «
Il force l’attention et le respect».
Deux autres personnages – numériques, ceux-là – vont faire leur entrée dans la nouvelle vie de Hal :
Tomar-Re, qui l’accueille sur la planète Oa, et son instructeur
Kilowog. Les cascadeurs Dorian King et
Spencer Wilding les interprètent en «motion capture», tandis que les comédiens
Geoffrey Rush et
Michael Clarke Duncan leur prêtent respectivement leur voix, aisément identifiables.
Le Green Lantern agonisant
Abin Sur, qui désigne Hal pour lui succéder, est incarné par l’acteur néo-zélandais
Temuera Morrison. Le navigateur et confident de Hal,
Tom Kalmaku, est joué par un autre comédien néo-zélandais,
Taika Waititi, et le médecin légiste
Amanda Waller par l’imposante
Angela Bassett. Le pompeux sénateur
Robert Hammod, père d’Hec- tor, a les traits de
Tim Robbins, qui dit à ce propos : «
Enfant, j’avais une préférence pour «The Flash», mais j’aimais aussi Green Lantern, auquel je me suis de plus en plus attaché au fil des ans. C’est vraiment un superhéros de grande envergure, dont l’imagination ne connaît aucune limite : tout qu’il rêve matérialise sur le champ. S’il désire une tronçonneuse, il l’obtient, s’il lui prend l’envie de voler, il vole dans tout espace de son choix».
Les deux autres figures paternelles de l’histoire:
Martin Jordan (père idolâtré de Hal) et
Carl Ferris (père de Carol) sont incarnés respectivement par
Jon Tenney et
Jay O. Sanders.
«
Nous avons une distribution de premier ordre», se félicite Berlanti. «
C’est un bonheur d’avoir pu réunir une telle équipe». Et De Line d’ajouter : «
C’est le casting idéal pour un tel film, et Martin a obtenu de chacun une qualité de jeu qui dépasse nos espérances. J’ai hâte de connaître les réactions du public».
«
Lors de ma première rencontre avec Martin», déclare
Blake Lively, «
l’enthousiasme avec lequel il m’a parlé du scénario et de mon personnage m’a vraiment donné envie de faire ce film. Je ne pense avoir jamais vu un homme se dépenser autant sur un plateau».
«
Martin a une vision tellement précise et inventive de ce que doit être un film à grand spectacle qu’on ne peut que se laisser emporter par son imagination», dit Reynolds. «
Je savais qu’il «allumerait le feu» ; c’est une des raisons qui m’ont poussé à faire ce film».
Tout ce que j’imagine dans ma petite tête, je peux aussi le créer. HAL JORDAN
Le premier impératif que se donnèrent Campbell, le chef décorateur
Grant Major et les collaborateurs artistiques du film fut de créer avec un maximum de précision l’environnement virtuel, les décors et les personnages de
Green Lantern magnifiées à partir des sources originelles.
Geoff Jones :
«
La première fois que j’ai découvert les dessins concepts et que j’ai pris la mesure du travail qu’ils avaient fait sur le Corps, la planète Oa et les Gardiens, je suis resté bouche bée. C’était tout ce dont pouvait rêver un amateur, et tout ce dont j’avais moi-même rêvé pour ce film».
Oa est l’une des plus vieilles planètes du système solaire, qui sert de QG aux Gardiens de l’Univers, sorte de Cour suprême qui supervise le
Green Lantern Corps. Cette planète héberge aussi la Batterie Centrale, qui constitue sa source d’énergie et alimente l’anneau des Green Lanterns.
Geoff Johns :
«
Imaginez un monde sphérique composé de 3600 secteurs dont chacun pointe vers Oa à la manière... d’une tranche de gâteau».
Martin Campbell :
«
Bien que Oa soit 100% numérique, son design devait être crédible et consistant, sans rien avoir en commun avec notre Terre. Du fantastique donc, mais plausible».
Grant Major :
«
Sur les pas de Hal, le spectateur va découvrir une réa- lité alternative où règnent les lois de la pesanteur et de la gravitation».
Le chef décorateur s’appuya sur les recherches d’Ozzy Inguanzo, expert en comics du film, qui com- pila la «bible» de la déco. «
Je me suis immergé dans plus de cinquante années de publications. J’ai scrupuleusement respecté le matériau d’origine dans les moindres détails pour satisfaire les fans les plus exigeants, dont je suis».
Après avoir défini l’apparence générale d’Oa, il fallut créer ses deux sites clés : la Citadelle, fief des Gardiens, et le Grand Hall, lieu de réunion des membres de la fédération. Ces vastes décors sont purement virtuels, mais basés sur des modèles réduits de grandes dimensions qui permirent à Campbell de préparer sa mise en scène. Leur transposition numérique fut assurée par l’équipe Effets visuels, laquelle réalisa aussi des milliers de personnages extraterrestres, dont le
Green Lantern Corps et son terrible adversaire, Parallax.
Pour la partie «terrestre», l’équipe dessina et construisit notamment les appartements de Hal et Hector (ce dernier signalant par son style «étudiant attardé» l’immaturité et l’introversion du personnage).
Les bureaux de la société Ferris Aviation s’inspirent de la façade Art Déco du terminal de l’Aéroport de Lakefront, et le labo d’Hector d’un bâtiment de la NASA.
Le service déco de Major créa aussi deux accessoires clés : l’anneau et la lanterne de Hal, dont les esthétiques diffèrent quelque peu de l’original.
Grant Major :
«
Je voulais que l’anneau ait un aspect légèrement inquiétant et semble provenir d’Oa».
Responsable du look final de cet accessoire, le chef de file des illustrateurs conceptuels Fabian Lacey s’inspira partiellement des lentilles Fresnel de l’illustre physicien Augustin Fresnel. La lueur verte qu’elle émet rappelle symboliquement la toute-puissance de la volonté.
Le chef accessoiriste
Andrew Petrotta fabriqua la lanterne en huit exemplaires, dont une moitié fonctionnant sur batterie et une moitié sur secteur.
Le motif prismatique de la lanterne se retrouve sur l’anneau, dont plusieurs modèles furent dessinés et testés pour s’adapter au mieux à la main de
Ryan Reynolds. C’est la chef costumière
Ngila Dickson qui en trouva le look définitif, avec le mélange adéquat de puissance et de masculinité. Réalisé en cuivre plaqué nickel, il enchâsse un joyau de couleur verte en résine arborant le symbole de la lanterne.
Beau blouson. C’est nouveau? CAROL FERRIS
Je me refais une garde-robe. HAL JORDAN
Ngila Dickson apporta aussi une contribution décisive au costume de
Green Lantern, en suggérant qu’il soit réalisé en postproduction par l’équipe des effets visuels.
Ngila Dickson :
«
J’ai voulu renouveler cet uniforme au-delà des caractéristiques intangibles que sont sa couleur verte et ses symboles. Pensant qu’il devait être d’essence organique, je suis allée chercher mon inspiration dans les planches anatomiques de Vesalis».
Martin Campbell :
«
Ngila est partie de la physiologie humaine. Cet uni- forme est partie intégrante du capital génétique d’un Green Lantern. C’est une deuxième peau étroitement solidaire de sa musculature».
Ryan Reynolds,
Mark Strong et
Temuera Morrison passèrent donc de nombreuses heures en motion capture, revêtus de combinaisons moulantes équipées de capteurs. De nombreux capteurs furent également appliqués sur le visage de
Ryan Reynolds pour saisir ses diverses expressions, qui seraient ultérieurement transférées sur un masque numérique.
Strong et Morrison durent se prêter à de longues séances de grimage pour les rôles de
Sinestro et
Abin Sur. «
J’aime la puissance qui se dégage de Sinestro», déclare Strong, «
et j’ai toujours plaisir à me fondre dans un rôle, que ce soit par l’apparence physique, l’accent, le costume…»
Le service maquillages spéciaux, dirigé par
Joel Harlow, utilisa une couleur pour tatouages, appelée French Quarter Fuchsia (d’autant plus appropriée que le film se tournait à La Nouvelle-Orléans!) «
Joel et son équipe ont apporté une contribution majeure», souligne Campbell. «
On dirait que ces personnages sortent d’un comic-book. Chaque détail est traité avec un soin extrême».
Au fil des scènes,
Hector Hammond se transforme à vue, son crâne devenant de plus en plus monstrueux à mesure que le mal s’empare de lui. Trois maquillages prosthétiques distincts furent successivement appliqués sur le visage de
Peter Sarsgaard pour représenter les stades de sa «contamination» par Parallax.
Voler? OK, pas de souci! HAL JORDAN
En tant que pilote d’essai,
Hal Jordan passe beaucoup de temps dans les airs. Et en tant que Green Lantern, bien plus encore...
«
Je sais que monter à bord d’un avion de chasse peut sembler phénoménal, mais j’ai peur en avion», avoue Ryan Reynolds. «Du coup, à cet égard, je me suis vraiment identifié à l’histoire de Hal puisque je n’avais d’autre choix que de surmonter ma peur».
Reynolds s’est retrouvé loin du plancher des vaches pendant le tournage à plus d’une reprise. «
Croyez moi, j’étais assez enthousiaste à l’idée de travailler au filin», dit- il. «J’en ai déjà fait et j’adore ça».
La première fois que Hal se rend sur la planète Oa, il est littéralement propulsé dans l’espace. Tout comme Reynolds – et sans répétition préalable. Campbell a tourné le plan en ayant recours à un cascadeur, puis a filmé la première tentative de Reynolds afin de saisir sa réaction d’authentique terreur (et celle de Hal !).
Ryan Reynolds :
«
On a tourné la scène dans le centre de la Nouvelle- Orléans, en utilisant des câbles et une grue de près de 30 m de haut. Ils m’ont envoyé en l’air tandis que le cadreur était juste au-dessus de moi. Je crois qu’on devait se déplacer à près de 20 mètres/seconde, et cela a donc été super rapide : on a mis trois secondes maximum. C’est sans doute l’expérience la plus terrorisante de ma vie, mais cela en valait la peine».
«La plupart des vols dans les films de super-héros sont tournés en studio, avec un fond vert, mais on tenait à ce que la scène soit plus réaliste et, dans la mesure du possible, à la tourner en décors réels», indique le chef cascadeur Gary Powell. «Heureusement que Ryan était prêt à faire ce qu’on lui demandait !»
Pour préparer l’acteur au travail au filin, Powell a suggéré à son coach qu’il l’entraîne surtout au trampoline qui développe la force de manière ciblée. «
On voit pas mal de types qui soulèvent des poids énormes, mais si vous leur demandez de travailler au filin pendant cinq minutes, ils ne tiennent pas la route», explique-t-il, un brin ironique. «
Ce qui est important, c’est de développer sa force de manière ciblée».
Campbell et Powell ont parlé du style de vol que Hal, sous l’identité de
Green Lantern, allait naturellement adopter. «
C’est un formidable pilote d’essai et, du coup, on s’est dit, "si quelqu’un comme lui pouvait tout à coup voler sans l’aide de personne, comment s’y prendrait-il ?"», poursuit Powell. «
On s’est dit qu’il volerait comme il pilote son avion – à grande vitesse et en faisant des tonneaux. Et c’est ce qu’on a essayé de faire».
Powell a également orchestré les scènes de combat qui ponctuent le film, à la fois sur Terre et sur la planète Oa, en s’appuyant sur d’im- portants effets visuels. Reynolds n’était pas le seul à suivre un entraînement pour les scènes d’action :
Blake Lively a dû se préparer à se retrouver suspendue en l’air sur le dispositif mis au point dans pour la séquence où Carol est entre les mains d’Hector qui exerce ses pouvoirs télépathiques sur elle.
Gary Powell :
«
On a installé Blake sur cet équipement et on l’a faite tourner : elle a vraiment joué le jeu. Il faut vraiment que la confiance règne entre tous quand on demande à un comédien de se livrer à ce type de cascade – qu’il soit suspendu à un filin ou qu’on le propulse dans le ciel – mais ils ont tous été enclins à faire ce qu’il fallait pour réussir les acrobaties».
Depuis des temps immémoriaux, les Green Lantern sont les gardiens de la paix, de l’ordre et de la justice à travers l’univers. Quand on est choisi pour en faire partie, c’est le plus grand honneur dont on puisse rêver, et aussi une ter- rible responsabilité. TOMAR-RE
Guy Berlanti :
«
Tout le monde s’est donné à fond car, sachant qu’il s’agissait du premier épisode des aventures de Green Lantern, on voulait dépasser nos plus grandes ambitions et, dans le même temps, répondre aux exigences des fans qui attendent depuis si longtemps de voir leur héros transposé à l’écran.»
«
Il y a une raison pour laquelle nous aimons tous les films de super-héros», note
Ryan Reynolds. «
Ce sont des modèles et ils accomplissent des exploits hallucinants, mais à plusieurs égards, ils sont comme nous. Je me souviens qu’après avoir vu Superman avec mon père, j’ai rêvé que j’étais moi-même Superman pendant plusieurs années. C’est un sentiment inoubliable. Et à présent, je peux dire, "je suis Green Lantern." C’est hallucinant.»
Donald De Line :
«Le spectateur va pénétrer dans un tout nouvel univers en voyant ce film. Ils vont voyager de la Terre jusqu’au centre de l’univers, puis reviendront sur Terre. Grâce à de formidables scènes d’action, un bon scénario et des personnages fascinants, on tient là un vrai spectacle».
Martin Campbell :
«Green Lantern est un formidable héros qui s’est vu confier un destin qui le dépasse. Son histoire est émouvante et souvent très drôle. Elle correspond à toutes nos attentes, et nous pensons que le public ne sera pas déçu».