Notes de Prod. : Hairspray

    en DVD le 04 Juin 2008

Note de Production

Délirant et coloré, hymne joyeusement subversif à la gloire de la tolérance et de la liberté, Hairspray est inspiré du film culte de John Waters réalisé en 1988, et de la célébrissime comédie musicale de Broadway, lauréate d’un Tony Award.

Une Histoire Qui Décoiffe

L’histoire de Hairspray débute en 1988, lorsque le réalisateur John Waters et New Line Cinema réalisent la première version du film. Comme Pink Flamingos et Polyester, Hairspray. était écrit, réalisé et produit par John Waters et le film devint rapidement une nouvelle comédie culte. Il avait pour vedettes Ricki Lake dans le rôle de Tracy Turnblad, Divine (Glen Milstead) dans celui de sa mère, Edna, et Jerry Stiller dans le rôle de son père, Wilbur. John Waters se souvient : «J’ai écrit cette histoire sur mon lit alors que je vivais dans un appartement sordide de Baltimore. Je me suis beaucoup inspiré de choses que j’ai pu vivre là-bas dans les années 60. Je regardais le “Buddy Dean Show”, une émission de danse pour les adolescents qui passait sur une chaîne locale. Et en même temps, comme tous les enfants blancs de l’époque, j’écoutais beaucoup de musique noire à la radio.»

Jerry Stiller interprète dans cette nouvelle version du film Mr. Pinky, le propriétaire du Hefty Hideaway, une boutique de vêtements féminins en grandes tailles. Il commente : «John a grandi au moment du rapprochement de ces deux cultures, la noire et la blanche, à Baltimore. Le film est directement relié à cette période de sa vie. Seul un esprit aussi dingue et original que le sien pouvait écrire une histoire si incroyable ! Quand il s’agit d’humour, John ne connaît aucune limite, c’est sa marque en tant que réalisateur. Sa vision des événements à Baltimore en 1962 est certes peut-être un peu éloignée de la vérité, mais il est indéniable qu’elle est très drôle !» John Waters explique : «Le film raconte le mouvement d’intégration des Noirs à travers le point de vue d’une personne blanche, Tracy Turnblad. Je pense que le film a touché les gens car il était drôle et faisait amende honorable sans pour autant être moralisateur. La seule grosse différence avec la réalité - sans vouloir faire de jeu de mot - est qu’il n’y avait jamais de jeune fille forte dans le “Buddy Dean Show”.
Le personnage de Tracy Turnblad est parti de ce constat car d’une certaine façon, cette jeune fille ronde représentait aussi tous les exclus du système. Son rêve de participer au “Corny Collins Show” symbolise le rêve de toute personne confrontée à une discrimination, quelle qu’elle soit.»

Les rêves de Tracy Turnblad ne s’arrêtèrent pas à la sortie en salles du film de John Waters en 1988. En 2002, la comédie musicale lancée par New Line et adaptée du film culte, fut un succès à Broadway. Écrite par Mark O’Donnell et Thomas Meehan, avec des musiques de Marc Shaiman et des paroles de Scott Wittman et Marc Shaiman, «Hairspray : The Musical» remporta 8 Tony Awards : Meilleure comédie musicale, Meilleur livret de comédie musicale, Meilleures musique et paroles, Meilleur premier rôle masculin dans une comédie musicale pour Harvey Fierstein, Meilleur premier rôle féminin dans une comédie musicale pour Marissa Jaret Winokur, Meilleur second rôle masculin dans une comédie musicale pour Dick Latessa, Meilleurs costumes pour William Ivey Long et Meilleure mise en scène de comédie musicale pour Jack O’Brien. À l’heure actuelle, «Hairspray : The Musical» attire encore des foules de spectateurs au Neil Simon Theatre sur Broadway et dans des productions itinérantes à travers les États-Unis. Le spectacle sera aussi joué pendant deux semaines au Japon en juillet 2007 et en Angleterre à partir du mois d’octobre 2007. Tout comme John Waters et Jerry Stiller, la comédienne qui avait joué Tracy Turnblad dans la version originale de Hairspray, Ricki Lake, fait une apparition dans la nouvelle version. Elle raconte : «C’était bouleversant d’être à Toronto sur le plateau. Le premier film remonte tout de même à 19 ans ! Maintenant, je suis assez vieille pour jouer la mère de Tracy... «Même de nos jours, cette histoire est toujours aussi intéressante car la tolérance et l’intégration sont des thèmes qui ne vieillissent pas ! J’adore cette idée que même les exclus et les perdants peuvent réussir. C’est une histoire pleine d’espoir qui montre qu’il faut rester fidèle à soi-même et que ce n’est qu’ainsi que l’on peut réaliser ses rêves. C’est ce qui m’est arrivé après ce film. Il m’a ouvert beaucoup de portes et je serai à jamais reconnaissante à John Waters de m’avoir découverte et de m’avoir fait passer de l’ombre à la lumière. À ce que j’ai pu voir, Nikki Blonsky est dans la même situation que moi à l’époque, et j’espère qu’elle fera comme moi une longue et belle carrière.»

Inspiration et Renouveau

Après la version originale de 1988 et la comédie musicale de 2002, Hairspray sort cette année dans une troisième version. Ni remake du film de 1988, ni version filmée du spectacle joué à Broadway, le film est une «ré-invention» inspirée de la comédie musicale.

Fin 2004, New Line Cinema, le dénominateur commun des trois versions, a engagé les producteurs Craig Zadan et Neil Meron et le scénariste Leslie Dixon pour créer une nouvelle version. Vétérans en matière de comédie musicale, les deux producteurs ont été les producteurs exécutifs du film musical oscarisé Chicago - premier film du genre à remporter l’Oscar du meilleur film depuis 34 ans. Ils ont aussi produit pour la télévision des téléfilms musicaux comme «Gypsy», «Rogers & Hammerstein’s Cinderella», «Annie» et «The Music Man». Neil Meron déclare : «Les trois versions de Hairspray fonctionnent sur les mêmes bases. Elles sont très proches les unes des autres et en même temps très différentes dans leurs sensibilités artistiques respectives. Notre film utilise les bases du premier film et les combine avec l’énergie et l’humour de la comédie musicale pour créer une nouvelle version de cette histoire. Au final, c’est un peu comme avoir des triplés : les trois se ressemblent tout en n’étant pas complètement identiques, et pourtant ils font partie de la même famille.» Craig Zadan souligne : «Pour nous, il s’agissait d’abord de rester fidèles à ce qui avait été fait avec cette histoire. Que ce soit avec les éléments comiques du premier film ou les ingrédients musicaux du spectacle de Broadway, nous avons fait cette nouvelle version avec un profond respect pour cette fantastique histoire que John Waters a créée.» New Line Cinema et les producteurs sont tombés d’accord sur le fait qu’Adam Shankman était le réalisateur parfait pour ce nouveau film. Celui-ci confie : «Durant la première moitié de ma carrière, j’ai été danseur et chorégraphe pour la scène et le cinéma. Pour moi, ce film est un rêve qui devient réalité, c’est comme un retour vers mes origines.» Après cette carrière dans le monde de la danse, Adam Shankman s’est tourné vers la réalisation et a signé plusieurs films comme Un Mariage Trop Parfait avec Jennifer Lopez, Le Temps D’un Automne, Bronx À Bel Air avec Steve Martin et Queen Latifah, Baby-sittor avec Vin Diesel et Treize À La Douzaine 2 avec Steve Martin, qui ont récolté à eux seuls plus de 600 millions de dollars à travers le monde.

Le producteur Neil Meron raconte : «Craig Zadan et moi connaissons Adam Shankman depuis de nombreuses années et nous l’avons vu devenir au fil des ans un réalisateur plein de talent. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois pour discuter de la possibilité de lui confier la réalisation de ce film, il était extrêmement passionné par le projet. Il nous a expliqué qu’il sentait ce film mieux que tout ce qu’il avait pu faire dans sa carrière. Pour lui, l’histoire de Tracy Turnblad et son indomptable volonté de réussir faisaient directement écho à des moments de sa vie, à son désir et son envie de travailler dur pour obtenir le succès. Grâce à sa connaissance de la danse, des comédies musicales, des films et sa relation très étroite avec les thèmes de l’histoire, il a été la force majeure qui a fait que ce film a pu voir le jour.»

Adam Shankman commente : «Sur tous les films que j’ai eu la chance de réaliser ces dernières années, je n’ai jamais eu l’occasion d’utiliser toutes les compétences que j’ai acquises avec la danse. En réalisant Hairspray, j’ai enfin pu assouvir ce désir qui était en moi, et c’était merveilleux. De plus, j’ai eu la chance de travailler avec les gens les plus talentueux que je connaisse. Tous les membres de l’équipe ont fait preuve d’un talent et d’un courage énormes dans la réalisation de ce projet.» Pour les producteurs Craig Zadan et Neil Meron, la magie de cette comédie musicale est le résultat du mélange des compétences uniques de son réalisateur et chorégraphe Adam Shankman, de son casting de stars confirmées et de jeunes acteurs, et de la musique et des chansons de Marc Shaiman et Scott Wittman. Ceux-ci ont écrit plusieurs nouvelles chansons pour le film, parmi lesquelles «Ladies Choice» chantée par Zac Efron et «Come So Far (Got So Far To Go)» chantée par Queen Latifah, Nikki Blonsky, Zac Efron et Elijah Kelley. Marc Shaiman explique : «John Waters a su créer une histoire indémodable. Tout ce que nous avons fait est basé sur le travail qu’il a effectué il y a 19 ans. Je suis un grand fan de ses films et comédies musicales. L’histoire de cette jeune fille forte avec une coupe de cheveux aussi incroyable que ses rêves a été un succès à la fois au cinéma et sur scène parce que ses thèmes vont bien au-delà des moyens utilisés pour la raconter. Je pense qu’en racontant cette histoire construite avec le meilleur de ses deux premières versions, le public pourra à la fois retrouver tout ce qui a fait le succès de la comédie originale et la joie et l’exubérance de la comédie musicale.»

Un Défi De Taille

Cette nouvelle version de Hairspray renoue avec au moins deux traditions ayant grandement participé au succès des deux versions précédentes : le rôle de Tracy Turnblad est joué par une actrice inconnue du public et le rôle d’Edna, sa mère, est tenu par un homme. Les premiers à endosser ces personnages étaient Ricki Lake et Divine, il y a eu ensuite Marissa Winokur et Harvey Fierstein. Dans cette nouvelle version, Tracy est jouée par Nikki Blonsky et Edna par John Travolta. Le producteur Neil Meron raconte : «Quand John Travolta a rencontré pour la première fois Nikki Blonsky, il l’a accueillie les bras ouverts en lui disant “Viens voir Maman !”. L’entente a été immédiate et dès cette première rencontre, nous avons su que ce duo allait offrir quelque chose de très spécial à l’écran. Ils donnaient vraiment l’impression d’avoir été faits pour se rencontrer. Nous les avons laissés un peu seuls pour qu’ils puissent parler car il était évident que nous étions en train d’assister au début de l’une des plus belles relations “mère-fille” de toute l’histoire du cinéma...» Nikki Blonsky se souvient : «Je n’oublierai jamais le jour où j’ai rencontré John Travolta. Quand il m’a prise dans ses bras, je me suis tout de suite sentie aimée et protégée, comme s’il avait été ma vraie mère.» Nikki Blonsky travaillait à mi-temps comme vendeuse de glaces à Long Island avant de décrocher son rôle et de se retrouver face à une des plus célèbres stars de toute l’histoire du cinéma.

John Travolta raconte : «Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’une star est née. Quand on la voit jouer, on sent tout de suite une présence, un talent et un charisme aussi forts que Barbra Streisand ou Bette Midler. Comme ces deux grandes actrices, Nikki a une personnalité et une présence qui n’appartiennent qu’à elle.» Si l’entente entre John Travolta et Nikki Blonsky a été instantanée, il a fallu une année entière à Craig Zadan et Neil Meron pour convaincre l’acteur de participer au film et de jouer Edna. Neil Meron explique : «John est le plus grand acteur de films musicaux de sa génération, mais il a longtemps été inquiet de faire son retour dans le genre qui l’avait rendu célèbre. Nous avions discuté avec lui et il nous avait expliqué que s’il devait participer à un nouveau film musical, ce projet devait absolument être très original. Nous lui avons alors proposé de jouer Edna Turnblad, un rôle des plus originaux et inattendus pour lui...»

Craig Zadan ajoute : «Naturellement, John a hésité, pour de multiples raisons. Mais nous lui avons expliqué que ce rôle était l’occasion pour lui d’interpréter un personnage qui ne ressemblait à aucun autre de sa carrière. John aime surprendre son public et pour lui, ce rôle était la plus grosse surprise qu’il puisse offrir aux spectateurs, au sens propre comme au figuré !» Ce n’était pas la première fois que Craig Zadan et Neil Meron proposaient un rôle à John Travolta dans un film musical. Les deux producteurs avaient autrefois espéré le voir jouer Billy Flynn dans Chicago, mais l’acteur avait refusé et le rôle était revenu à Richard Gere.

John Travolta confie : «Honnêtement, Chicago est le premier film musical qui m’a donné envie de revenir vers ce genre. Maintenant, j’avoue regretter de ne pas l’avoir fait. Cette fois-ci, Craig et Neil m’ont dit que je ne pouvais pas y échapper ! Ils m’ont raconté tous les détails, comment ils voyaient l’histoire et pourquoi je devais accepter ce rôle. Cela fait trente ans que je joue des rôles principaux d’hommes et là, on me proposait de jouer une grosse dame de Baltimore... c’était assez étrange ! Mais après plusieurs mois d’hésitation, ils ont fini par me convaincre de revenir danser dans le rôle d’Edna.»

Tony Gardner et son équipe de maquilleurs et prothésistes ont aidé John Travolta à se transformer en Edna. Pour le grossir, l’acteur portait chaque jour pendant quatre à cinq heures un costume de 15 kilos le recouvrant des pieds à la tête et cinq prothèses remplies de silicone (une sur le menton et la lèvre inférieure, deux sur les joues et une faisant le tour du cou et descendant sur la poitrine). Au total, trois costumes de corps complet et un quatrième, un demi-corps entièrement en silicone de 37 kilos ont été fabriqués pour le film, ainsi que onze paires de jambes, neuf paires de bras et quarante prothèses faciales.

John Travolta note : «Jouer Edna était drôle, mais devenir Edna était beaucoup moins amusant. J’adorais voir l’effet que cela produisait sur les gens quand j’étais complètement habillé et maquillé, mais je dois dire qu’enfiler tout ça n’était pas des plus agréable. C’était inconfortable et très chaud. C’était comme porter sept couches d’habits très désagréables. Je me souviens qu’à un moment, je me suis dit que c’était la dernière fois que je jouais une femme avec un tel costume ! Malgré cela, je suis resté bouche bée la première fois que je me suis vu en Edna. C’était tellement bien fait ! C’était très amusant, sur le plateau les gens ne m’accueillaient plus comme John Travolta, mais comme Edna Turnblad. Ils oubliaient que j’étais dans le costume ! Plutôt que de rejouer la vieille blague de l’homme dans un costume de femme, j’ai préféré me concentrer sur le personnage et en faire une véritable ouvrière de Baltimore.»

Si convaincre John Travolta d’accepter le rôle d’Edna était un défi, trouver l’actrice qui allait interpréter Tracy en représentait un autre tout aussi sérieux pour Adam Shankman. Il explique : «J’ai toujours voulu trouver pour ce rôle une actrice inconnue et Neil, Craig et les studios me soutenaient complètement à ce niveau. C’était extrêmement important pour le film, le rôle en lui-même demandait une personne sans expérience d’actrice afin de ne pas influencer le personnage. Non seulement je voulais une inconnue, mais en plus je voulais une jeune fille qui ait le même âge que Tracy. C’était impératif pour ma vision du personnage. Le public devait voir cette adolescente potelée pour la première fois et en tomber amoureux immédiatement. Tracy a un look bien à elle et nous savions tous qu’il allait être difficile de trouver une adorable jeune fille un peu ronde de 17 ans qui puisse chanter, danser, jouer et tenir la vedette face à John Travolta, Queen Latifah, Christopher Walken et Michelle Pfeiffer. Mais nous avons réussi, et encore mieux que nous ne l’espérions !» Des castings ont été organisés au Canada, en Angleterre, en Australie et aux États-Unis. Un site Internet a aussi été créé par le biais duquel les candidates pouvaient passer une audition en envoyant un enregistrement vidéo de leur performance. Plus de 1000 jeunes filles sont passées devant les cinéastes avant que Nikki Blonsky ne fasse son apparition.

Adam Shankman se souvient : «Dès que je l’ai vue, je l’ai placée tout en haut de ma liste. Elle avait le même âge, ressemblait au personnage, elle chantait très bien et elle me faisait beaucoup rire. Elle avait une confiance en elle et une sensualité qui correspondaient tout à fait au personnage de Tracy. Après elle, nous avons vu encore beaucoup de filles et d’enregistrements vidéo. Mais sa prestation nous avait vraiment marqués et personne ne parvenait à l’éclipser. Plus je pensais à elle, plus je me disais qu’il y avait dans cette jeune fille potelée de Long Island la même envie de jouer que chez cette jeune fille potelée de Baltimore. Le parallèle entre leurs vies était si évident que je ne pouvais pas ne pas choisir Nikki pour ce rôle. Nikki Blonsky est Tracy. Les seules choses dont elle a besoin pour jouer son personnage sont de se montrer et de porter sa perruque.»
Après sa première audition et quelques autres rencontres et discussions, Nikki Blonsky a fait un bout d’essai à Los Angeles qui a achevé de convaincre tout le monde. Au cours des répétitions, plusieurs mois plus tard, elle a fait à nouveau grande impression. Adam Shankman raconte en souriant : «C’est une vraie machine ! Elle absorbe tout ce que vous pouvez lui dire sans se fatiguer. Avec elle, on ne perd pas son temps. Sans jamais avoir pris de cours de danse et n’ayant joué que dans une comédie musicale à l’école, Nikki a fait un travail phénoménal. C’était très impressionnant de voir à quelle vitesse elle a appris les chorégraphies et comment elle a rapidement pris ses marques avec la caméra. En fait, elle était tellement excellente que les autres acteurs étaient obligés de faire des efforts pour lui arriver à la cheville !» Marc Shaiman, producteur exécutif et compositeur, poursuit : «Nous n’avons pu réunir tous les comédiens pour une lecture et des essais de chant qu’en août. L’énergie et l’enthousiasme qui régnaient étaient vraiment palpables et surtout complètement contagieux ! Au milieu de tout cela, nous avons pu voir Nikki Blonsky s’imposer en tant que Tracy. Elle ne s’est pas contentée d’être au niveau de John Travolta, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken et Queen Latifah. Elle a été beaucoup plus loin en offrant une prestation qui a placé la barre vraiment très haut pour tous les acteurs. Ce fut une expérience incroyablement émouvante que nous n’oublierons pas de sitôt.» Le producteur exécutif et parolier Scott Wittman se souvient : «J’ai encore les larmes aux yeux quand je repense à cette lecture. Ce qu’a réussi Nikki Blonsky avec tous ces acteurs incroyables a fait de moi son plus grand fan.» Nikki Blonsky déclare : «J’ai énormément de gratitude pour Adam Shankman. Pour moi, c’est un ange gardien posé sur mon épaule qui m’a aidée à réaliser mon rêve. L’entendre dire que je faisais du bon travail était la chose la plus merveilleuse que j’aie jamais vécue. Il a fait de moi la jeune fille la plus heureuse au monde et je lui en serai toujours reconnaissante.»

Vous Chantez ? Et Bien Dansez Maintenant !

John Travolta et Nikki Blonsky n’était que la première étape du processus qui consistait à réunir une équipe d’acteurs hors du commun pour Hairspray. En danses et en chansons, le film présente une collection impressionnante de talents réunissant à la fois des grands noms d’Hollywood et des jeunes stars montantes. Pour incarner Motormouth Maybelle et Velma Von Tussle, les cinéastes ont arrêté leur choix sur Queen Latifah et Michelle Pfeiffer, deux grandes stars et superbes femmes qui ont en commun dans le film d’être blondes, grâce à leurs perruques.

Queen Latifah déclare : «Être blonde a fait ressortir une facette de moi que je ne connaissais pas. On m’avait déjà éclairci les cheveux avant, mais je n’avais jamais été jusqu’au blond platine. C’était sympa, j’avais l’impression d’être une super héroïne avec tous ces cheveux ! Je me sentais très puissante.» Queen Latifah a accepté son rôle sans même avoir lu le scénario, uniquement parce qu’elle avait déjà travaillé avec le réalisateur et chorégraphe Adam Shankman sur Bronx À Bel Air et les producteurs Craig Zadan et Neil Meron sur Chicago. Elle avait d’ailleurs reçu un Oscar et un Golden Globe pour son rôle de Mama Morton. L’actrice explique : «Je me suis fiée à eux car je savais qu’ils allaient faire quelque chose à la hauteur de leurs promesses. Je ne me suis pas trompée !» Queen Latifah s’est sentie très proche de son personnage, Motormouth Maybelle, en particulier au cours de la chanson «I Know Where I’ve Been».

L’actrice raconte : «Maybelle et moi aimons beaucoup la musique et nous savons l’impact qu’elle peut avoir sur les gens. Elle peut faire changer les choses et vous donner l’énergie de participer à ce mouvement. La scène de la marche de protestation était très spéciale pour moi. Pas seulement parce que je devais danser et chanter la chanson écrite par Marc Shaiman et Scott Wittman, mais surtout parce qu’à ce moment je ressentais l’esprit de ma mère à travers moi. Elle était enseignante et elle a été d’une grande inspiration pour ses élèves et ses enfants. Elle les a toujours encouragés et aidés, et leur a montré qu’avec des efforts aucun rêve n’était irréalisable. Maybelle est le même genre de femme. Elle voit ses enfants et leurs amis comme une force pour le futur et sait qu’avec de la volonté, n’importe qui peut faire ce qu’il veut de sa vie. C’est ce que font les personnages de ce film à travers la musique.» La musique et le changement ne sont pas exactement ce que recherche le plus la directrice de télévision et veuve faussement joyeuse, Velma Von Tussle, incarnée par Michelle Pfeiffer.

Adam Shankman commente : «Velma Von Tussle est une femme sur le fil du rasoir. Pour cette ancienne reine de beauté, la vie est toujours un éternel concours, et pour obtenir la victoire elle n’exclut aucun moyen. Elle dirige la chaîne de télévision de cette façon, tout comme sa vie et celle de sa fille Amber. C’est une femme superbe à l’extérieur, et absolument hideuse à l’intérieur. Je suis un grand fan de Michelle Pfeiffer, en particulier dans Batman Le Défi et Susie Et Les Baker Boys, et je savais qu’elle était capable d’assumer un tel rôle en plus de chanter et de danser. Il est évident que c’était un rôle difficile car Velma est complètement raciste. Mais Michelle a su jouer le personnage avec un style incomparable et une grande énergie. Elle n’a jamais essayé de gommer ce qu’il pouvait y avoir d’horrible chez Velma, elle est allée au bout du personnage avec une détermination admirable.»

Michelle Pfeiffer confie : «Dire d’elle que c’est une personne horrible serait encore bien trop gentil ! Au départ, j’étais un peu réticente à l’idée de jouer une telle femme, je ne savais pas très bien comment j’allais l’aborder. J’ai essayé de l’humaniser le plus possible mais sur certaines scènes, c’était impossible ! La vision globale et la maîtrise parfaite d’Adam Shankman m’ont beaucoup aidée. Il nous a permis de faire de longues répétitions et s’assurait toujours que nous étions à l’aise avec la mise en scène. À chaque fois que l’on commençait à trop se poser de questions sur les motivations de nos personnages, Adam nous ramenait sur terre en nous rappelant que c’était un vaudeville et qu’il fallait avant tout rester drôle. Grâce à cela, j’ai pu jouer Velma sans trop de difficulté.» L’actrice continue : «Je dois dire que chanter, danser et manier un bâton de majorette s’est révélé plus difficile que ce que j’avais pu faire sur Grease 2 ou Susie Et Les Baker Boys. Les chansons étaient en elles-mêmes un véritable défi. J’ai eu du mal à trouver comment les interpréter car leurs mélodies étaient très rapides et ne laissaient que peu de moments pour reprendre son souffle. Une fois que j’ai réussi à surmonter mes premières appréhensions, j’ai pris beaucoup de plaisir à chanter à nouveau. J’ai du pousser mes limites très loin et dans plusieurs registres pour la chanson “Miss Baltimore Crabs”. Grâce à l’aide de tous les merveilleux danseurs du film et à Brittany Snow, l’actrice qui joue ma fille, nous avons fait de cette scène un superbe moment. Leur enthousiasme et leur énergie étaient vraiment contagieux et j’ai beaucoup aimé travailler avec chacun d’entre eux.»

Adam Shankman ajoute : «Je pense que les gens seront surpris de voir à quel point Michelle Pfeiffer est drôle dans ce film. Si en plus ils ont oublié qu’elle savait aussi chanter et danser, alors ils vont vraiment passer un très bon moment !» Connu pour son immense talent d’acteur dramatique (et parfois dans des rôles de méchants), l’acteur Christopher Walken est un des grands noms d’Hollywood ayant accepté de jouer dans Hairspray. Il y incarne Wilbur Turnblad. Originaire du Queens, l’acteur chante et danse depuis sa plus tendre enfance et a même joué dans plusieurs comédies musicales quand il était adolescent, notamment durant une tournée de deux ans avec «West Side Story».

Christopher Walken raconte : «J’ai fait beaucoup de comédies musicales jusqu’à l’âge de trente ans. Ensuite j’ai décroché un rôle dans une pièce, puis dans un film. D’une certaine façon, ma carrière au cinéma était un peu un hasard.» Ce n’est pas un hasard par contre si John Travolta a suggéré le nom de Christopher Walken car pour lui, ce rôle nécessitait un grand acteur qui sache aussi très bien chanter et danser. Les cinéastes connaissaient aussi les talents musicaux de Christopher Walken à travers des films comme Tout L’or Du Ciel d’Herbert Ross avec Steve Martin, et plus récemment le clip vidéo «Weapon of Choice» de Spike Jonze pour Fatboy Slim. Craig Zadan remarque : «Ce fut une très bonne idée de la part de John. Christopher était vraiment l’acteur aux multiples talents qu’il nous fallait pour jouer Wilbur. C’est un superbe danseur et Adam Shankman a exploité tout son talent avec la chanson “Timeless to Me”. À Broadway, ce n’était qu’une chanson entre Edna et Wilbur, mais Adam en a fait un superbe numéro de chant et de danse entre les deux acteurs. Cette scène est un des plus grands moments du film.»

Adam Shankman commente : «Christopher Walken a énormément de fantaisie. Il est original, excentrique et toujours plein de surprises. Il a donné un côté complètement décalé à son personnage. Avec John, ils étaient tellement emportés par la relation de leurs personnages qu’ils donnaient vraiment l’impression de s’aimer comme mari et femme. En créant la chorégraphie de “Timeless to Me”, je savais que j’allais travailler avec deux des plus grandes stars de films musicaux, qu’ils allaient formidablement bien danser et qu’ils seraient d’une grande aide pour illustrer tout l’amour qui existe entre Wilbur et Edna. Leur amour dépasse le simple contexte de leurs personnages et s’inscrit dans ce qu’il y a de plus romantique dans notre monde. C’était un concept assez ambitieux, mais ils ont réussi à faire de cette scène un des moments les plus tendres du film.» Les cinéastes réservaient encore une surprise au public en faisant chanter James Marsden, l’acteur qui interprète Cyclope dans la trilogie X-MEN. Avec Hairspray, il joue dans son premier film musical en incarnant Corny Collins, l’animateur du show télévisé qui saura réconcilier les cultures musicales blanche et noire. James Marsden ne chante pas dans Hairspray pour la toute première fois de sa carrière. En 2001 et 2002, il a en effet joué et chanté dans 12 épisodes de la série «Ally McBeal» dans le rôle de Glenn Foy. Quelques années plus tard, il chantait dans une publicité pour le parfum de Sarah Jessica Parker, «Lovely», produite et arrangée par Marc Shaiman.

James Marsden raconte : «Je suis ami avec Marc Shaiman et Scott Wittman depuis deux ans, ainsi qu’avec Neil Meron. Ils savaient tous que ces dernières années, je cherchais un projet musical. Un jour, ils sont venus me voir en me disant de laisser mon costume de super héros de côté et de leur chanter quelque chose. Quand le film s’est monté, ils m’ont contacté pour me dire qu’il y avait un rôle intéressant pour moi, j’ai aussitôt accepté et me voilà dans la peau de Corny ! Adam voulait que tous ces personnages un peu fous soient réalistes et forts émotionnellement car c’est ce qui donne encore plus de beauté aux messages délivrés par les chansons. C’est aussi ce qui rend l’humour et la tendresse du film encore plus touchants.»

Adam Shankman se souvient : «Je n’avais pas du tout pensé à James Marsden pour le rôle de Corny Collins. Mais quand je l’ai vu chanter pendant trente secondes dans un épisode d’“Ally McBeal”, j’ai tout de suite dit à notre directeur de casting que c’était l’acteur que je cherchais.»
En plus de la chanson «Hairspray», James Marsden a aussi chanté «Nicest Kids in Town», une chanson qui montre aux spectateurs la ségrégation à la télévision dans les années 60 et introduit dans le film son show télévisé quotidien. Zac Efron raconte : «Je me souviendrai toujours du jour où on m’a transformé en Link Larkin. Tout s’est passé très vite. Je suis entré dans la caravane de la coiffeuse et quand j’en suis sorti, mes cheveux étaient teints en noir, coupés courts et gominés ! J’étais médusé. Cela m’a vraiment fait un choc, de peur de ce que j’allais voir je n’osais même plus me regarder dans un miroir ! C’était terrible, mais finalement j’ai fini par m’y habituer en me disant que cette coupe de cheveux faisait partie intégrante de mon personnage et que cela allait m’aider à rocker aussi bien que lui.» Le comédien continue : «Quand j’ai fait “High School Musical” une comédie musicale pour la télévision, nous avons répété pendant une semaine et demie et le tournage a duré six semaines. Pour Hairspray, nous avons répété les chansons et les chorégraphies pendant deux mois, c’est-à-dire plus longtemps que les répétitions et le tournage de “High School Musical” réunis ! C’était plus fatigant que tout ce que j’avais pu faire avant, mais Adam Shankman et ses chorégraphes adjoints nous ont fait comprendre que

Tous les morceaux

«Good Morning Baltimore»
Musique de Marc Shaiman
Paroles de Scott Wittman et Marc Shaiman / Interprétée par Nikki Blonsky
© 2000 Winding Brook Way Music (ASCAP) / Walli Woo Entertainment (ASCAP)
Tous droits réservés

Bombes de laque Rock’n Roll pour la BO d’Hairspray

C’est la comédie surprise de l’été. Remake du film de John Waters (avec l’inoubliable Divine), Hairspray 2007 ne fait pas dans la discrétion et, en plus de s’offrir un casting… euh disons atypique (Travolta, Pfeiffer, Walken et Queen Latifah), le film d’Adam Shakman aligne un score sous Banga multi vitamines.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 76 032 entrées
  • Cumul IDF : 187 726 entrées

  • 1ère semaine France : 217 088 entrées
  • Cumul France : 496 643 entrées