Notes de Prod. : Halloween

Notes de production

Musicien renommé et réalisateur visionnaire de The Devil’s Rejects et La Maison Des Mille Morts, Rob Zombie réinvente l’une des œuvres les plus iconiques de l’histoire du cinéma d’horreur : Halloween - La Nuit Des Masques classique que signa John Carpenter en 1978 et dans lequel figurait l’implacable tueur masqué, Michael Myers.
Inspiré par la vision originelle de Carpenter, le film de Rob Zombie se concentre sur la jeunesse de Michael Myers à Haddonfield, une petite ville de l’Illinois, et sur les événements qui mènent à la nuit au cours de laquelle il massacre la moitié de sa famille. Interné dans un hôpital hyper sécurisé, il est ensuite traité par le pédopsychiatre Samuel Loomis, le seul homme qui prenne la pleine mesure de sa nature maléfique.
Après 17 ans d’internement, Michael s’échappe un autre 31 octobre, soir de Halloween, et recommence à tuer sur la route qui le ramène à Haddonfield, où il a des comptes à régler avec son passé…
Il se met à suivre une lycéenne, Laurie Strode et ses deux copines, Annie et Lynda. Devenu célèbre grâce à ses écrits sur Michael, le Dr. Loomis demande son aide à Leigh Brackett, le sheriff de Haddonfield, pour tenter de mettre un terme à la terreur que sème son patient.
Le premier Halloween réalisé par John Carpenter, sortit le 25 octobre 1978 et remporta la somme énorme pour l’époque de 55 millions de dollars au box-office, qui en fit longtemps le film indépendant le plus rentable de l’histoire. En a découlé l’une des franchises les plus durables et les plus influentes du cinéma d’horreur, comptant huit films en 25 ans et un héritage que l’on retrouve sous une forme ou une autre dans d’innombrables films depuis 1978.

Pour “Halloween”, Zombie retrouve la plupart de ses collaborateurs habituels, en particulier le directeur de la photographie Phil Parmet, le décorateur Anthony Tremblay, le compositeur Tyler Bates, le maquilleur Wayne Toth et le monteur Glenn Garland.
Pour le producteur Malek Akkad, “Halloween” est littéralement une affaire de famille. Il s’est formé à la production sur les plateaux de la série, depuis “Halloween 4.” Son père, Moustapha Akkad, avait financé le film de John Carpenter en 1978, et sa société, Trancas International Films, détient les droits mondiaux de “Halloween” et, à ce titre, a produit toutes ses suites. “En un sens, c’est un héritage familial que je perpétue”, se confie-t-il. “Nous sommes tous très excites par ce nouveau film et d’avoir Rob Zombie avec nous.”

Andy Gould, le manager de Rob Zombie depuis de longues années, était déjà le producteur de ses deux films précédents “la Maison des 1000 morts” et “The Devil’s Rejects.” Il raconte que Zombie a été contacté pour “Halloween” très peu de temps après la sortie remarquée de “The Devil’s Rejects.” “On avait pris un peu de recul pour faire un disque et une tournée,” dit-il. “C’est à ce moment-là qu’on a reçu un appel de Bob Weinstein, qui nous a dit combien il aimait le travail de Rob, son style et ‘The Devil’s Rejects’. Il voulait savoir s’il serait tenté de faire un film pour eux.”

Au cours de leur rencontre, “Halloween” a été évoqué une première fois. “Honnêtement, on n’était pas très chauds,” poursuit Gould. “Parce que le film de Carpenter un classique. Et puis, petit à petit, Rob s’est mis dans l’idée qu’il y avait sans doute un autre point de vue à explorer, une autre histoire à raconter qui ferait qu’il ne s’agirait pas d’un remake plan par plan.”
En refaisant “Halloween,” un classique de l’horreur adoré par ses fans, Rob Zombie savait que les projecteurs seraient braqués sur lui. Il avait conscience d’être en territoire sacré, et ne prenait pas cette responsabilité à la légère.

Dans un premier temps, Zombie reconnaît qu’il n’avait pas très envie de faire le film. “Le plus souvent, les remakes de films d’horreur ne sont pas terribles,” note-t-il. “Surtout quand ils s’attaquent à des films que je considère comme réussis. Je ne voyais juste pas l’intérêt. Et puis, je me suis mis à penser à des films que j’aime et qui sont des remakes, comme Scarface ou Les Nerfs à Vif. J’ai aussi réalisé qu’on regarde encore la version muette de Dracula malgré les remakes qui en ont été faits. Et l’idée a fait son chemin.”

Zombie se donna pour objectif d’écrire un scénario qui utiliserait des éléments d’origine, tout en se permettant quelques libertés. “Le premier ‘Halloween’ date d’il y a trente ans. Il est clair que le public d’aujourd’hui est plus sophistiqué. Le premier est un classique pour tout un tas de raison. L’une d’entre elles est que c’est à peine si on y voit une goutte de sang ! Les spectateurs d’aujourd’hui s’attendent à autre chose.”

Aux yeux de Akkad, les deux films précédents de Zombie étaient emblématiques d’une approche moderne de l’horreur, dotés d’un style radical parfaitement adapté à “Halloween.” “Rob a écrit un script superbe,” affirme Akkad. “Quand il nous a présenté ses idées, il avait déjà une conception très précise de la façon de conserver les bases du film original en y ajoutant des éléments jamais vus. Il s’agissait de réinventer et de réimaginer la série.”

Batman Begins est un bon exemple de la façon dont il est possible de réécrire une histoire,” poursuit Andy Gould. “Il suffit de remonter un peu plus loin dans le temps et de combler les trous. Regardez le premier ‘Halloween.’ Ça commence avec le petit garçon et les premiers meurtres. Dans le nouveau film, on en apprend beaucoup plus sur ce qui mène à cette tragédie.” Pour Gould, certaines scènes rendent un hommage direct au film de Carpenter, mais il s’agit sans aucun doute possible de la vision personnelle de Rob Zombie.

Nouveaux visages

Zombie et ses producteurs devaient trouver de nouveaux visages pour incarner des personnages connus et appréciés par plusieurs générations de spectateurs.
Malgré les nombreux éléments inédits concernant en particulier les jeunes années de Michael Myers, les créateurs du film ont pris la décision de ne pas trop s’éloigner des personnages déjà établis de sa vie adulte. “Il y avait des personnages et des moments cultes qu’on se devait de conserver, parce que sinon, ce ne serait pas ‘Halloween,’ rappelle Akkad. “Pour l’essentiel, on a conservé les noms des personnages. Certains dialogues du Docteur Loomis et des jeunes filles sont impossibles à changer. Toutes choses qui forment un lien très fort avec le film de Carpenter, même si tout est fait d’une façon très différente, aussi bien sur le plan du montage que du jeu des comédiens.”

Retour sur les lieux

Comme si préparer l’un des films d’horreur les plus attendus de 2007 n’était pas assez prenant, le week-end précédant les premières prises de vue de “Halloween,” Rob Zombie et la majeure partie de ses techniciens se sont réunis au Sable Ranch de Canyon Country, au nord de Los Angeles, pour tourner “Werewolf Women of the SS,” une fausse bande-annonce incluse dans le projet commun de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, “Grindhouse.” On y retrouvait trois acteurs concernés par “Halloween”: Sheri Moon Zombie, Sybil Danning et Udo Kier. Une fois ce trailer dans la boîte, l’équipe était prête pour les premiers tours de manivelle de “Halloween.”

Derrière le masque

L’une des clefs de la longévité de Michael Myers est son fameux masque, dont Rob Zombie a choisi de révéler plusieurs secrets dans son “Halloween.” Malek Akkad rappelle que dans le film d’origine, le choix du masque avait été un concours de circonstances. “Carpenter a dirigé Michael comme une simple silhouette dont on ne perçoit que les mouvement sans jamais savoir ce qu’il y a derrière. Cette approche fait partie de la mystique du personnage, créant un mystère que les fans ont tenté d’élucider par eux-mêmes. Mais ça ne marcherait pas aussi bien si le masque n’était pas si terrifiant. Le jour du tournage, ils en avaient plusieurs, dont un masque de clown maléfique, mais ils ont choisi celui que nous connaissons tous. Tout le crédit en revient à Carpenter : cette décision a fait de Michael le tueur au look le plus cool de l’histoire du cinéma.” Ce masque est parfois décrit comme le “Shatner mask,” en référence à l’acteur de “Star Trek” William Shatner, dont le visage lui a servi de modèle.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 16 019 entrées
  • Cumul IDF : 24 549 entrées

  • 1ère semaine France : 47 420 entrées
  • Cumul France : 83 429 entrées