L’origine de l’histoire
L’idée de
Happy Ever Afters m’est apparue très simplement en étant invité à un mariage : que se passerait-il si les festivités de deux mariages cohabitaient dans un même espace ? Quelle serait leur interaction, ou plus précisément, de quelle manière rentreraient-ils en conflit ? J’avais envie de donner une tournure moderne au genre classique de la “screwball comedy”. Je souhaitais faire un film qui soit un tourbillon effréné de romantisme, de désillusions, d’enjeux politiques, de sexe et d’amour. Par ailleurs je voulais rebondir sur l’idée que, contre toute attente, le jour où quelqu’un nous brise le coeur peut devenir le plus heureux de notre vie.
Les influences
J’ai toujours eu un faible pour les « screwball comedies » des années 30 et 40 : Certains l’aiment chaud de Billy Wilder, ainsi que d’autres récits dans lesquels des personnages surmenés se comportent de manière absurde. Je me suis inspiré de situations farfelues. Parfois loufoques, ces histoires offraient un regard bien fondé sur la société et les relations improbables qu’entretiennent souvent les gens entre eux. Or, les films de mariage ont été stéréotypés par des comédies romantiques américaines comme
Maid Of Honor, ou par des films anglais à la Quatres mariages et un enterrement. Loin de ces références, j’ai été aussi inspiré par des oeuvres comme Indiscrétions avec Cary Grant, Katherine Hepburn et James Stewart ou Eclair de lune, film de 1987 dans lequel on retrouve Cher et Nicolas Cage. En s’insérant dans la lignée classique des films de Billy Wilder pour la narration tout en adoptant un registre très XXI siècle, j’ai tenté de réaliser un film de genre réactualisé.
Le tournage
Choisir le lieu était crucial. La quasi-totalité de
Happy Ever Afters devait se dérouler dans un seul décor : le salon de mariage. Nous avons choisi un hôtel à côté de Sea in Bray, en Irlande, dans le comté de Wicklow. L’hôtel Bray Head avait par ailleurs déjà servi de décor pour un grand nombre de films irlandais, dont
The Commitments et
Michael Collins. Deux églises ont été utilisées pour les scènes de mariage, et d’autres scènes ont été tournées sur la plage et dans le centre de Dublin. Le Bray Head Hotel devait permettre de rendre crédible le fait que deux familles d’origines sociales différentes choisissent cet endroit. On devait le rendre suffisamment chic pour que la famille aisée puisse avoir envie d’y organiser une fête de mariage. Le deuxième mariage - celui de Maura - était plus facile à préparer car il était plus décontracté.