Notes de Prod. : Happy Ever Afters

Entretien avec Stephen Burke, réalisateur de Happy Ever Afters

L’origine de l’histoire
L’idée de Happy Ever Afters m’est apparue très simplement en étant invité à un mariage : que se passerait-il si les festivités de deux mariages cohabitaient dans un même espace ? Quelle serait leur interaction, ou plus précisément, de quelle manière rentreraient-ils en conflit ? J’avais envie de donner une tournure moderne au genre classique de la “screwball comedy”. Je souhaitais faire un film qui soit un tourbillon effréné de romantisme, de désillusions, d’enjeux politiques, de sexe et d’amour. Par ailleurs je voulais rebondir sur l’idée que, contre toute attente, le jour où quelqu’un nous brise le coeur peut devenir le plus heureux de notre vie.

Les influences
J’ai toujours eu un faible pour les « screwball comedies » des années 30 et 40 : Certains l’aiment chaud de Billy Wilder, ainsi que d’autres récits dans lesquels des personnages surmenés se comportent de manière absurde. Je me suis inspiré de situations farfelues. Parfois loufoques, ces histoires offraient un regard bien fondé sur la société et les relations improbables qu’entretiennent souvent les gens entre eux. Or, les films de mariage ont été stéréotypés par des comédies romantiques américaines comme Maid Of Honor, ou par des films anglais à la Quatres mariages et un enterrement. Loin de ces références, j’ai été aussi inspiré par des oeuvres comme Indiscrétions avec Cary Grant, Katherine Hepburn et James Stewart ou Eclair de lune, film de 1987 dans lequel on retrouve Cher et Nicolas Cage. En s’insérant dans la lignée classique des films de Billy Wilder pour la narration tout en adoptant un registre très XXI siècle, j’ai tenté de réaliser un film de genre réactualisé.

Le tournage
Choisir le lieu était crucial. La quasi-totalité de Happy Ever Afters devait se dérouler dans un seul décor : le salon de mariage. Nous avons choisi un hôtel à côté de Sea in Bray, en Irlande, dans le comté de Wicklow. L’hôtel Bray Head avait par ailleurs déjà servi de décor pour un grand nombre de films irlandais, dont The Commitments et Michael Collins. Deux églises ont été utilisées pour les scènes de mariage, et d’autres scènes ont été tournées sur la plage et dans le centre de Dublin. Le Bray Head Hotel devait permettre de rendre crédible le fait que deux familles d’origines sociales différentes choisissent cet endroit. On devait le rendre suffisamment chic pour que la famille aisée puisse avoir envie d’y organiser une fête de mariage. Le deuxième mariage - celui de Maura - était plus facile à préparer car il était plus décontracté.

Stephen Burke : Le casting de Happy Ever Afters

J’imaginais Jack Lemmon et Barbara Streisand à vingt ans. Un casting assez ambitieux… Fin 2007, le film de Mike Leigh, Be Happy, était en postproduction et Sally Hawkins n'était pas encore très connue. Pour le personnage de Maura, elle a été mon premier et unique choix. Sally a insufflé une touche de chaos au personnage de Maura tout en lui ajoutant un aspect maternel, une certaine vulnérabilité et pas mal de tendresse.

Les acteurs parlent de leurs personnages

Sally Hawkins
« Maura est un esprit libre. Elle est courageuse, intelligente et passionnée. Elle a un but : récupérer son argent, payer ses dettes et rentrer chez elle avec sa fille. Elle fait tout ça un peu mécaniquement, ça ne lui plaît pas mais c’est le deal. C’est un personnage intelligent, sarcastique et spirituel. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 61 entrées
  • 1er jour IDF : 298 entrées
  • 1ère semaine IDF : 3 205 entrées
  • Cumul IDF : 3 299 entrées

  • 1ère semaine France : 5 147 entrées
  • Cumul France : 6 166 entrées