Voix de la FouleAu début du film, «c’est la fête», indique George Miller. «Au cœur de l’intrigue, il y a Mumble et Gloria. Gloria chante, Mumble danse, et leur sens du rythme comme l’alchimie palpable entre eux inspirent tous ceux qui les observent». Mumble s’est imposé comme le chef respecté de la communauté des manchots empereurs. Elijah Wood endosse de nouveau le rôle du pingouin, roi des claquettes, dont les multiples talents ont conquis de nombreux spectateurs. «Je savais que George ne se lancerait pas dans une suite s’il n’avait pas le sentiment de rester fidèle au premier film et s’il n’avait pas une histoire captivante à raconter», souligne le comédien. D’ailleurs, Wood a retrouvé ici les mêmes ingrédients qui l’avaient séduit dans le premier volet. «Le film met en valeurs des thématiques écologistes, et insiste notamment sur les changements climatiques qui touchent la planète et la faune», poursuit-il. «George s’y prend très bien, tout comme dans le film précédent. Ces thèmes-là, tout comme ceux de l’amour et de l’identité, s’intègrent élégamment dans le récit. Je pense que c’est surtout une bonne chose que des jeunes puissent voir un film comme celui-ci et comprennent que ce sont nos différences qui sont nos meilleurs atouts. Ce sont des qualités dont il faut être fier, et pas avoir honte».
Si Mumble est incontestablement le meilleur danseur du pays des Manchots, sa compagne Gloria est une merveilleuse diva. Pour le rôle de cette cantatrice à la voix puissante, les auteurs du film ont fait appel à Alecia Moore, alias P!nk, trois fois lauréate du Grammy. «Elle s’est imposée dans le rôle, et a été épatante», note Miller. «Elle avait chanté pour la séquence d’ouverture du premier épisode, et elle souhaitait retravailler avec nous, notamment parce qu’elle adore les animaux. Du coup, pour ce nouvel opus, elle a non seulement prêté sa voix à Gloria, mais elle a écrit cette magnifique ber- ceuse, ‘Bridge of Light’, avec Billy Mann». Si elle est habituée aux studios d’enregistrement, la chanteuse avait un peu le trac à l’idée d’interpréter un personnage d’animation pour la première fois de sa carrière. Mais en observant ses partenaires, elle s’est sentie beaucoup plus à l’aise. «J’ai vu Brad [Pitt] et Matt [Damon] non seulement enregistrer leurs dialogues, mais aussi chanter», dit-elle. «Ils se sont lancés, sans se poser de question, et du coup, je me suis dit que je n’avais rien à craindre». «Pour ce qui concerne son enregistrement, Alecia s’en est bien entendu remarquablement bien sortie», souligne Mitchell. «C’est une grande professionnelle et une femme adorable. Sa chanson, ‘Bridge of Light’, est merveilleuse et évoque l’un des thèmes principaux du film». Autre personnage qui fait son retour dans ce deuxième épisode : le meilleur ami de Mumble, Ramon, Manchot Adélie particulièrement bavard, qui est venu chez les manchots empereurs parce qu’il y a trouvé les femelles pingouins très à son goût. Dommage qu’elles, en revanche, le jugent consternant... Robin Williams prête de nouveau sa voix à Ramon. «C’est toujours le même incorrigible séducteur», dit-il. «Il adore "les chicas», mais il n’a pas encore trouvé l’oiseau de ses rêves ! Et pourtant, il se croit irrésistible et s’imagine que toutes les femelles sont folles de lui. Les Adélies sont très machos. Du coup, il a beau être petit, il est assez féroce». D’après le coscénariste Gary Eck, «Robin Williams se donne vraiment à fond. Il invente des répliques qu’on a tout de suite envie d’utiliser. Certes, nous avons passé huit mois à travailler sur les dialogues, mais il arrive à les améliorer en deux secondes !» Aussi macho soit-il, notre pingouin séducteur a du mal à supporter d’être constamment rejeté par le sexe opposé. Comprenant qu’il n’a aucune chance avec les femelles Empereur, Ramon repart en Terre Adélie, où il s’aperçoit que la situation a changé. Non seulement son pays d’origine attire désormais de nombreuses espèces de pingouins, mais le paysage est plus verdoyant qu’auparavant. Et Lovelace, le pingouin gourou, qui porte désormais un pull déjanté couleur arc-en-ciel, s’intègre parfaitement dans cet environnement chatoyant. C’est également Robin Williams qui prête sa voix à Lovelace : «Lovelace a été sauvé d’une marée noire», explique-t-il. «Les pingouins qui subissent une marée noire ne peuvent plus flotter à la surface de l’eau, et les humains – que les pingouins appellent les ‘étrangers’ – l’ont débarrassé du mazout. Mais après avoir été nettoyés, les pingouins ne peuvent plus compter sur leurs plumes pour les réchauffer. C’est pour cela que certaines personnes leur tricotent des petits pulls. Ils ne peuvent pas s’en servir pour nager, mais ils les portent jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être relâchés en liberté. Le pull de Lovelace est rayé et il ressemble donc à un petit pingouin rasta aux multiples couleurs !» Si Lovelace semble occuper le devant de la scène au pays des Adélies, il est plutôt le faire-valoir de la nouvelle célébrité locale. «Lovelace n’est plus qu’une sorte de séducteur à la Barry White», reconnaît Robin Williams. «La vraie star désormais, c’est Sven !»
«Au sommet d’un immense iceberg, éclairé par un soleil magnifique, trône un pingouin d’un genre totalement nouveau», explique George Miller. «Il avance jusqu’au bord de ce gigantesque édifice et il est acclamé par une foule immense. Et c’est alors qu’il saute dans le vide ... et qu’il vole ! Car il s’agit d’un pingouin à l’énorme bec rouge et aux cheveux dorés à l’arrière du crâne capable de voler. Il est tout simplement magnifique». Hank Azaria, qui interprète Sven, avait adoré le premier volet. «Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de le voir», souligne-t-il. «Je n’en revenais pas d’être aussi ému par ces pingouins infographiques qui chantaient et qui dansaient, mais c’est pourtant l’effet que cela a produit sur moi. C’est surtout pour cette raison que j’ai voulu participer à ce projet». Lovelace et Sven se sont retrouvés ensemble par hasard, après avoir été sauvés par les «étrangers» à bord d’un navire scientifique. Quand Sven prend soudain la fuite de manière inattendue, Lovelace l’emmène en Terre Adélie. C’est là que sa capacité inimitable à s’élever dans les airs donne raison à sa foi inébranlable dans l’autonomie de l’individu – ce qu’on appelle bientôt le © Sven. Grâce à son aptitude à voler, Sven est adulé par les masses de pingouins qui rêvent de pouvoir l’imiter. Il a ainsi conquis le cœur des Adélies et de toutes les espèces qui se sont rassemblées sur place : les Manchots à jugulaire, les pingouins de Magellan, les Gorfou sauteurs, et les Manchots pygmées. L’accent exotique de Sven indique à ses congénères qu’il vient d’une terre lointaine. «Il a un drôle de rire assez strident», précise Azaria.«Quel que soit le rôle que j’interprète, que ce soit en animation ou en prises de vue réelles, je commence à travailler la voix. Avec George, on a discuté des particularités de l’accent et du timbre de voix, et j’ai alors trouvé le registre vocal du personnage. Sven est un beau parleur. Et ça lui plaît bien d’être adulé. Dans son pays d’origine, c’était le vilain petit canard, et en Terre Adélie, il est vénéré. Il trouverait facilement sa place à Hollywood, à mon avis».
Sans doute plus jaloux qu’incrédule, Ramon, au départ, n’adhère pas aux boniments de la star du jour. Jusqu’à ce que, grâce à Sven, Ramon rencontre une femelle Adélie des plus sexys, Carmen, qui lui fait tourner la tête. Beauté ravageuse, Carmen, qui ne manque pas d’admirateurs, éconduit le pauvre Ramon, éperdu d’amour. Miller a confié le rôle de Carmen à Sofia Vergara. Lui-même originaire de Colombie, Mitchell s’explique : «Sofia est une formidable ambassadrice pour la Colombie. C’est un pays sublime, dont les habitants sont des amoureux de la vie, et je pense que Sofia en est le plus parfait exemple». «On m’a montré un dessin de Carmen, et je me suis dit que si j’étais pingouin, c’est à cela que j’aimerais ressembler», déclare l’actrice. «J’aime sa manière arrogante de se pavaner, et le fait qu’elle soit très exigeante. Elle a toujours une foule d’hommes à ses pieds, mais elle attend celui qui saura se montrer romantique et qui la chavirera. Jusque-là, elle répète à tous ses prétendants, "Non merci, circulez Señor !"» Quand la situation le permettait, Miller a privilégié les séances d’enregistrement de groupes car les comédiens pouvaient dialoguer entre eux, plutôt que de se retrouver seuls face à un micro. Williams a apprécié d’avoir Vergara comme partenaire. «Elle est adorable et incroyablement sexy», dit-il. «Du coup, je n’ai eu aucun mal à m’imaginer en pingouin éperdument amoureux d’elle. Ça a été un vrai plaisir de travailler avec elle».
Lorsque Ramon est de retour en Terre Adélie, il n’est pas seul puisqu’il se retrouve, à contrecœur, le tuteur de trois petits pingouins, dont Erik, fils de Mumble et Gloria. Vexé de n’avoir pas su danser, Erik fugue en compagnie de son «oncle» Ramon, et de ses meilleurs copains, Atticus et Boadicea. Surnommé Bo, cette dernière est une athlète en herbe, fille de Mlle Viola, institutrice de l’école des pingouins (à laquelle Magda Szubanski prête de nouveau sa voix). Le plus branché des trois jeunes fugueurs n’est autre qu’Atticus, fils de Seymour, interprété par l’acteur et rappeur Common, qui trouve ici son premier rôle dans un film d’animation. «Je n’aurais jamais cru que j’aurais un jour l’occasion de jouer un pingouin qui danse, qui chante et qui fait du rap», reconnaît Common. «J’ai regardé le premier film qui m’a ému, et j’étais donc très heureux de participer à cette saga». D’après le comédien, le réalisateur lui a décrit Seymour comme «un père super cool, fan de hip-hop». Il ajoute : «Je savais que je pouvais parfaitement l’incarner». D’ailleurs, lors des séances d’enregistrement, il a déployé autant d’énergie que s’il était devant la caméra. «Je ressortais de ces séances la chemise trempée de sueur presque tous les jours parce que je me donnais à fond pour entrer dans la peau du personnage». Benjamin “Lil’ P-Nut” Flores, Jr, remarqué par les producteurs dans THE ELLEN DEGENERES SHOW, interprète le fils de Seymour, Atticus. «Il avait une sacrée allure et il pouvait improviser sur du rap», rapporte Miller. «Mais ce gamin était aussi très pro et très concentré». Alors âgé de sept ans, le tout jeune acteur a d’abord été un peu déçu car il pensait qu’il allait devoir se déguiser en pingouin. Mais quand on lui a expliqué que c’était inutile, il s’est embarqué dans l’aventure. «J’ai adoré utiliser mon imagination», dit-il. «J’avais vraiment l’impression d’être un pingouin». Atticus, qui a la même passion pour la nourriture que pour le rap, est bien plus bavard que son copain, Erik. «Erik prend rarement la parole et, du coup, ses deux meilleurs amis, Atticus et Bo, finissent par parler à sa place». Tout comme sa mère, Mlle Viola, Bo est un excellent chanteur, doublé d’un adepte du parkour et du free-run qui se sert des bourrasques de neige et des bosses pour avancer plus vite et glisser littéralement sur la glace de l’Antarctique. Pour les rôles des bébés pingouins Erik et Bo, le réalisateur a privilégié l’authenticité, en choisissant de tout jeunes interprètes. Pour que les acteurs soient productifs, tout en s’amusant, pendant les séances d’enregistrement, George Miller et la directrice de casting Kristy Carlson les ont accompagnés au micro, et ont ainsi obtenu des prestations des plus vivantes. Le producteur Bill Miller évoque ses souvenirs du studio : «Ava Acres, qui joue Erik, et Meibh Campbell, qui interprète Bo, semblaient tout petits dans ces grandes cabines d’enregistrement, mais leurs talents, eux, étaient immenses ! Ils ont su entrer dans la peau des pingouins, tout en restant eux-mêmes». Entre les séances de studio, Eg Daily a enregistré des voix témoin pour aider les comédiens à se repérer, et a également chanté les chansons d’Erik.
On retrouve enfin au casting plusieurs comédiens, déjà présents au générique du premier opus, comme Carlos Alazraqui, Lombardo Boyar, Jeff Garcia et Johnny Sanchez qui prêtent leur voix aux copains de Ramon, à l’esprit affûté, ou encore Hugo Weaving dans le rôle de Noé l’Ancien, le chef des Pingouins Empereurs. «J’ai joué des tas de personnages différents dans ma vie – des assassins, des salauds, un Transformer et une drag queen –, mais c’est très rare qu’on me confie le rôle d’un être qu’on peut qualifier de mignon», ironise Weaving. «C’était donc un défi pour moi, et c’est notamment pour cela que j’ai eu envie de m’embarquer dans l’aventure du deuxième volet de la saga de George Miller».
Ce sont les personnages les plus minuscules qui s’engagent dans l’aventure la plus rocambolesque du film. «C’est le voyage de deux tout petits krills (microscopiques crevettes), Will et Bill», explique George Miller. «Ils vivent dans une immense biomasse constituée de milliards de krills qui se déplacent au gré des marées. Ils se situent à la base de la chaîne alimentaire, et sont donc une importante source de nourriture pour tous les animaux qui peuplent l’Antarctique. Et parmi ces milliards d’invertébrés identiques les uns aux autres, on trouve Bill et Will, interprétés par Matt Damon et Brad Pitt. Will se sent différent des autres autour de lui, et il se risque à l’extérieur de l’essaim. Car Will souhaite s’élever dans la chaîne alimentaire. En revanche, Bill est terrorisé. Il voudrait rester sur place et continuer à vivre exactement comme avant». Gary Eck précise : «Il y a pas mal de points communs entre l’histoire de Will et celle d’Erik. Ils s’engagent tous les deux dans un parcours initiatique : grâce à Sven, Erik pense qu’il peut apprendre à voler, tandis que Will, qui désire s’affranchir de la masse, voudrait devenir un prédateur. Ils s’illusionnent tous les deux et, vers la fin du film, ils prennent conscience de la réalité. Et bien qu’ils soient séparés par des milliers de kilomètres – l’un vivant au plus profond de l’océan et l’autre à la surface de la glace –, ils se rejoignent à bien des égards». Miller était ravi à l’idée de réunir Damon et Pitt derrière le micro pour enregistrer leurs plaisanteries irrésistibles et ... leurs chansons ! «Ils étaient totalement détendus et se renvoyaient la balle car ils se connaissent très bien», confie le réalisateur. «Matt Damon sait chanter, et Brad Pitt nous a fait comprendre d’emblée qu’il en était incapable. Il nous a dit : "Je vais faire une croix sur mon amour-propre. Je vais tout simplement faire ce que je peux et tenter de chanter ". Il s’en est remarquablement tiré et c’est sa voix qu’on entend dans le film quand son personnage se met à chanter». «J’ai été un peu surpris quand on m’a demandé de chanter», souligne Damon. «Mais c’était amusant de lâcher prise et de s’y risquer. Ce n’est évidemment pas mon fort, mais je me suis dit que ça valait le coup d’essayer». Par un heureux hasard, les deux stars étaient disponibles au même moment pour se retrouver ensemble dans le studio. «Il émane de George une sorte d’intrépidité qui rejaillit sur vous», poursuit Damon. «Voilà un type qui adore cet univers, et on comprend que c’est justement grâce à l’état d’esprit qui l’anime que le premier volet était aussi réussi. Avec Brad, on a été amenés à faire des choses qu’on n’avait jamais tentées auparavant, que ce soit en animation ou pas». «On voulait avoir plusieurs registres d’humour dans le film», reprend le cinéaste. «Cela va de l’humour déjanté à la Robin Williams, qui peut aller très loin dans le délire, jusqu’à l’humour un peu décalé des krills. L’un de nos scénaristes, Paul Livingston, est particulièrement doué en la matière».
«J’ai moi-même prêté ma voix à un coq acariâtre dans BABE LE COCHON DEVENU BERGER et un chef cuisinier au tempérament sanguin dans la suite», raconte Livingston. «J’ai également participé aux tout premiers ateliers d’écriture du premier HAPPY FEET et aux discussions qui portaient sur le deuxième épisode : à partir de là, on a ébauché les personnages des krills dont on m’a confié le développement. Peu à peu, il a fallu intégrer le parcours de ces deux minuscules créatures à l’intrigue principale». «On a appris par la suite que les enfants de Brad et de Matt sont fans du premier épisode, et je pense qu’on peut affirmer sans trop se tromper que cela a joué dans leur décision de participer à l’aventure», déclare Doug Mitchell. On devrait toujours prendre en compte l’influence des plus jeunes sur leurs aînés... C’est en tout cas ce que les auteurs du film ont compris, comme en témoigne Bill Miller : «Ne sous-estimez jamais le pouvoir de conviction des enfants, prêts à harceler leurs parents pour qu’ils jouent dans un film ! Matt Damon nous a raconté qu’il avait à peine ouvert le scénario de HAPPY FEET 2 que sa fille s’est exclamée, "Papa, tu vas le faire !" Matt n’avait pas vraiment le choix...»
Dans HAPPY FEET 2, on rencontre aussi bien des krills que de redoutables créatures. Après avoir repéré les fugueurs – Erik, Bo et Atticus – en Terre Adélie, Mumble s’apprête à les ramener à la maison lorsqu’il croise la route d’un gigantesque éléphant de mer, du nom de Bryan – alias le Beachmaster – à qui Richard Carter prête sa voix. Miller compare cette séquence à la légende de Robin des Bois qui, tentant de traverser la forêt, est intercepté par Petit-Jean. Ici, c’est Bryan qui empêche les pingouins de traverser un pont de glace menaçant de s’effondrer. En réalité, si cette créature impressionnante est aussi déterminée à faire reculer tous ceux qui s’approchent, c’est parce qu’elle veut protéger, coûte que coûte, ses deux bébés éléphanteaux, dissimulés derrière son imposante carrure. De fait, voilà deux pères qui veillent sur leurs petits. Cette rencontre entraîne des conséquences qu’aucun des personnages ne soupçonne, et qui évoque une autre fable, celle d’Androclès et du lion d’Ésope. On croise encore la route d’autres prédateurs des glaces, comme un redoutable léopard des mers qui prend Mumble en chasse lorsque ce dernier met au point un plan pour sauver Beachmaster, qui s’est échoué. Citons également des bancs de labbes bruns – des oiseaux hargneux – qui fondent de manière impitoyable sur n’importe quel bébé pingouin laissé sans surveillance. Ces cruels volatiles ont deux leaders à qui Anthony Lapaglia et Danny Mann, comme dans le premier opus, prêtent leur voix. Sur le tournage de Happy Feet 28 décembre 2009 - Elijah Wood et Robin Williams danseront pour Happy Feet 2
Annoncée depuis la sortie du premier volet, la suite de Happy Feet n’est pas encore sur le point d’éclore. Mais si le projet de George Miller est encore en phase de réalisation, le casting commence à prendre forme, avec Elijah Wood et Robin Williams qui négocient actuellement la reprise de leur rôles respectifs. En 2006, Elijah Wood prêtait sa voix au personnage de Mumble, un jeune pingouin doué en danse, mais qui se retrouve mis au ban de sa colonie parce qu’il ne sait pas chanter. Au cours de son exil, son chemin croise plusieurs personnages atypiques, notamment Ramon, pingouin survolté à qui Robin Williams donne vie. La suite des aventures de Happy Feet En 2006, Happy Feet a non seulement séduit les spectateurs – et les critiques – du monde entier, mais leur a donné envie de faire des claquettes et de chanter. Le film a remporté de nombreux prix, dont l’Oscar du meilleur film d’animation. Il a également suscité des initiatives en matière d’écologie et de préservation de la faune, et le terme «happy feet» est même entré dans le vocabulaire, puisqu’il est devenu synonyme de «claquettes». «Je dis souvent que ce genre de film est à la fois destiné à la part adulte présente chez l’enfant, et à la part d’enfant qu’il y a chez l’adulte», explique George Miller. «Je pense que si HAPPY FEET a eu un tel écho, c’est parce qu’il est d’une grande richesse et qu’il met en avant des valeurs ancestrales, comme le courage, l’importance de rester fidèle à ce que l’on est, et la nécessité de se comporter avec respect envers les autres et envers soi-même». L’intrigue de HAPPY FEET 2 est née au moment où Miller et son équipe achevaient la post-production du premier épisode. «Quand on consacre tant d’énergie et de temps à un film, on tombe forcément amoureux des personnages», poursuit-il. «Ils finissent par faire partie de votre famille. En pensant à eux, on leur imagine de nouvelles aventures et c’est comme ça que nous avons eu l’idée d’une suite. Cela m’a semblé incroyablement naturel de me replonger dans cet univers et j’ai pris beaucoup de plaisir à passer du temps avec ces personnages». Un Rythme qui s’appuie sur la Musique et la DanseOutre le bonheur de retravailler avec George Miller, les comédiens ont goûté au luxe d’enregistrer leurs dialogues ensemble, comme dans le premier épisode. C’est notamment le cas d’ Elijah Wood : «Ce qui est formidable, c’est qu’on était tous réunis dans le studio», dit-il. «La plupart d’entre nous sommes allés à Sydney, où s’est effectué l’essentiel des enregistrements. C’était vraiment bénéfique pour nous tous, et, mon avis, cela nous a aidés à nous plonger dans l’univers du film. Comme on était loin de chez nous, tous ensemble, on s’est senti unis et on a eu le sentiment qu’on avait le même objectif artistique. George et son équipe retravaillaient les dialogues en permanence. On jouait constamment avec le texte, et on essayait de nouvelles pistes pour voir ce qui pouvait en sortir. C’était exaltant». Le coscénariste Warren Coleman renchérit : «Notre méthode de travail a été quasiment la même que sur HAPPY FEET. Chacun d’entre nous pouvait lancer des idées librement, et on rebondissait alors à partir de là pour creuser ensuite d’autres pistes. Souvent, on élaborait des dialogues tout en les jouant, puis on couchait sur le papier ce qui fonctionnait le mieux. Du coup, lorsque les acteurs se sont retrouvés dans le studio avec le scénario sous les yeux, les mots que nous avions imaginés avaient déjà été éprouvés par les scénaristes et les comédiens, et étaient prêts à être enregistrés». «Ce que j’ai compris depuis longtemps», ajoute Miller, «c’est que les grands acteurs savent travailler en équipe. Le plus important, c’est leur manière de se stimuler les uns les autres. Pour moi, les meilleurs comédiens sont ceux qui sont davantage intéressés par leur travail avec leur partenaire que par leur propre prestation. Très souvent, un acteur – Robin ou Hank, ou un autre encore – entrait dans la pièce et se mettait à lire son texte à ses partenaires pour qu’ils puissent rebondir à partir de là. C’était la preuve qu’on a eu raison de se donner du mal pour tous les réunir ensemble. Techniquement, c’était un peu compliqué pour les ingénieurs du son, mais le résultat en valait vraiment la peine». L’animation 3D : Les Personnages et leur Environnement«Je pense que si HAPPY FEET a séduit le public, c’est notamment parce que le style visuel est unique», souligne George Miller. «On a privilégié le réalisme autant que possible, en fonction des technologies disponibles à l’époque. On s’est inspirés de l’histoire naturelle de l’Antarctique, qu’il s’agisse du comportement des pingouins, ou encore de la formation de la glace, et de l’apparition du vent et des nuages. Tout cela était authentique. Mais c’était aussi une manière de rendre hommage à la beauté de l’Antarctique. Même si on a le sentiment qu’il n’y a que de la glace et de la neige, la nature y est d’une richesse sidérante : la formation des icebergs, les différentes tonalités de l’eau, les reflets de la lumière et du soleil et les aurores australes qui illuminent les nuits – tout cela est fascinant». «On avait désormais la possibilité d’affiner plusieurs techniques que nous avons éprouvées sur le premier film et, avec les chefs de poste qui ont travaillé sur HAPPY FEET, on a réussi à élever notre niveau d’exigence et, du coup, le réalisme d’ensemble» , précise Bill Miller. |
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