Notes de Prod. : Harry Potter et Les Reliques de la Mort - 1ère partie

    en DVD le 08 Avril 2011

Les reliques de la mort

Après s’être échappés de justesse dans la forêt, Harry et Hermione retrouvent rapidement Ron qui arrive à point nommé pour sauver Harry d’une mare gelée. « C’est vraiment l’heure de gloire de Ron. Il grandit et devient un héros en écoutant son coeur plutôt qu’en se fiant à ce qu’il voit », affirme R. Grint. Pour poursuivre leur quête, il leur faut analyser les nouveaux indices en leur possession, notamment le symbole qui ne cesse de surgir : un cercle inscrit dans un triangle et traversé par une ligne verticale. C’est Harry qui se rappelle où ils l’ont vu pour la première fois : sur un pendentif porté par Xenophilius Lovegood. Le premier objectif du trio reste la destruction des Horcruxes, mais tout à coup un nouveau mystère se présente à eux. Ils ne savent pas si ce symbole est lié à leur quête mais il leur semble suffisamment significatif pour qu’ils aillent rendre visite aux Lovegood.

Stuart Craig explique que la maison a été dessinée d’après la description de J.k. Rowling dans le livre : « Elle précise que la maison est une tour noire et j’ai voulu rester fidèle à cette description. Nous lui avons donné une forme franchement effilée puis l’avons fait pencher. Tout est aussi de biais à l’intérieur qu’à l’extérieur ». Au centre du principal étage de la maison trône un vieux modèle de presse, avec des rouleaux de papier courant tout au long du plafond. Luna Lovegood habitant au même endroit, ses œuvres d’art se retrouvent sur chaque mur. Nous avons demandé à Evanna Lynch de nous inspirer pour le décor. D’après S. McMillan : « Evanna a vraiment le coup d’oeil, elle nous a donné de très bonnes idées. Le résultat est formidablement éclectique mais sans prétention ».

Quand Harry demande à Xenophilius la signification du symbole, il découvre qu’ils avaient la réponse sous la main sans le savoir. Il s’agit du signe des Reliques de la mort, tiré d’une fable ancienne Les Contes de Beedle le Barde, l’ouvrage légué à Hermione par Dumbledore. Elle lit le conte à voix haute et révèle la signification du symbole : le triangle représente la cape d’invisibilité, qui protège celui qui la porte de la mort ; le cercle représente la pierre de résurrection qui a le pouvoir de ramener à la vie les êtres chers et la ligne verticale symbolise la baguette de sureau, la plus puissante de toutes les baguettes. Deux des reliques de la mort – la cape d’invisibilité et la pierre de résurrection – semblent vraiment exister. Si la fable dit vrai et que la baguette de sureau existe elle aussi, il est certain que Voldemort fera tout pour l’obtenir.

Et dans ce cas, la quête des Horcruxes n’aurait plus aucun sens. Alors qu’ils commencent à saisir le sens de l’histoire, le danger se précise. Harry, Ron et Hermione doivent courir pour échapper à la mort, poursuivis de près par les Rafleurs conduits par Scabior (Nick Moran). La poursuite effrénée qui s’ensuit a été tournée dans la forêt de Swinley dans le comté de Berkshire. David Yates et Greg Powell admettent qu’ils avaient sous-estimé la forme physique des jeunes acteurs. « Je pensais tourner une première prise pour leur permettre de s’habituer au terrain cahoteux puis une autre pour laquelle je leur dirais de courir plus vite. Mais dès que j’ai dit ‘‘Action !’’, ils sont partis à toute vitesse ! », raconte le réalisateur.

« En toute honnêteté, j’avais dit aux cascadeurs de ralentir le pas pour ne pas dépasser les acteurs. Du coup, la première prise est tombée à l’eau parce qu’ils ont tous les trois démarré comme des gazelles, laissant mes hommes loin derrière », confirme G. Powell. La scène a été l’occasion d’une belle compétition entre Daniel, Emma et Rupert, qui ont vu l’exercice plus comme une course que comme une poursuite. « Toutes ces années d’entraînement avec l’équipe des cascadeurs ont enfin payé. Il n’était pas question pour moi de les battre… je n’ai pas vraiment l’esprit de compétition », affirme D. Radcliffe impassible.

« C’était relativement intense, surtout parce qu’il fallait esquiver des arbres et sauter par-dessus des souches. Mais bon je me suis vraiment amusé », ajoute R. Grint. « C’était assez drôle, surtout quand David nous a pris à part pour nous dire ‘‘Je vous rappelle que le but de la scène n’est pas de savoir lequel d’entre vous court le plus vite’’. En tout cas, les garçons en ont eu pour leur argent avec moi », confirme E. Watson en souriant. Au moment où les Rafleurs sont sur le point de les rattraper, Hermione fait disparaître Harry en lui jetant un Cuisant, sortilège destiné à cacher son identité derrière des traits enflés à l’extrême.

Nick Dudman et son équipe chargés du maquillage pour effets spéciaux ont gonflé le visage de D. Radcliffe à l’aide de silicone : « C’était compliqué parce que la seule chose qu’il restait du visage de Dan était un oeil. Il fallait peaufiner chaque détail, jusqu’aux sourcils et sa barbe de trois jours qu’il a fallu insérer au maquillage poil après poil. Les membres de mon équipe, Steve Murphy et Paula Eden, ont fait un travail remarquable. L’application a pris trois heures et Dan a été super, il a bien tenu le coup. »

La seule particularité que le Cuisant ne peut masquer est la cicatrice en forme d’éclair d’Harry. Bien que déformée, elle reste légèrement visible. Sûrs d’avoir capturé le gros lot, les Rafleurs livrent leur proie au Manoir Malefoy. L’architecture extérieure s’inspire du château d’Hardwick Hall, une maison élisabéthaine dont S. Craig est un admirateur. « J’aime ces fenêtres majestueuses qui, surtout la nuit, sont à la fois mystérieuses, légèrement menaçantes et magiques. De grands pans de verre avec apparemment rien d’autre que l’obscurité derrière. L’extérieur était formidable et nous avons inventé une décoration intérieure qui correspondait », précise-t-il.

Au manoir, Bellatrix Lestrange et les Malefoy attendent. La seule chose qui sépare Harry d’une mort certaine est maintenant sa bête noire de Poudlard, Drago, qui doit faire un choix déterminant pour le restant de sa vie : identifier son ancien camarade de classe et ainsi réhabiliter la position de sa famille auprès du Seigneur des Ténèbres ou se réconcilier avec sa conscience. « Cette histoire est sensationnelle parce qu’elle montre la complexité de la dichotomie bien/mal. La différence n’est pas toujours clairement définie chez les personnages. Même Harry est connecté à Voldemort de manière flagrante. Des personnages toujours considérés comme mauvais ont une part de bonté en eux tout comme les bonnes personnes ne sont jamais parfaites », observe D. Radcliffe. Harry, Hermione et Ron ne sont pas les seuls emprisonnés au Manoir Malefoy. Les Mangemorts détiennent aussi Luna Lovegood, le gobelin Gripsec (Warwick Davis) et le fabricant de baguettes Ollivander. Une possibilité inattendue de s’en sortir s’ouvre à eux, mais au prix d’un grand sacrifice. La dernière maison apparaissant dans Harry Potter et les reliques de la mort –1ère Partie est aux antipodes de la grandeur du Manoir Malefoy : une maisonnette apparemment entièrement construite en coquillage.

Préfabriquée dans les ateliers des studios Leavesden, la maison a ensuite été montée sur la plage de Pembrokeshire, dans le pays de Galles. « Nous avons choisi cette plage pour ces grandes dunes de sable et parce que David voulait des eaux blanches et le son des vagues qui se brisent. Mais ces vagues se méritent ! Un vent terrible soufflait sur la plage. Nous avons dû renforcer toute la structure et la lester à l’aide de bidons d’eau géants pesant plusieurs tonnes chacun pour que la maison reste stable et ne s’envole pas », révèle S. Craig.

« Le tournage en extérieur pour ce film nous apportait une dimension différente et un plus grand sentiment de vraisemblance. Nous avions l’impression d’avoir quitté le décor familier de Poudlard comme les trois héros pour prendre la route », remarque David Heyman. « Nos héros sont constamment en mouvement. Je voulais que la musique suive le fil de leur voyage et trouve un juste équilibre entre l’action, le suspense et l’émotion », livre le compositeur Alexandre Desplat, qui signe sa première participation à un film Harry Potter. « La musique d’Alexandre exprime tant de nuances et d’émotions. Sa partition offre envergure et intimité, obscurité et lumière », dit D. Heyman

« Je voulais donner au film une empreinte musicale originale tout en suivant la riche tradition musicale élaborée par les compositeurs des bandes originales des précédents Harry Potter. Je souhaitais m’inscrire dans le formidable héritage de cette série », poursuit A. Desplat. « C’est toute la magie du travail de ces films. Leurs fondations sont solides comme le roc, à commencer par les romans de Jo. Pour nous, le plus important est que le film soit à la hauteur de son oeuvre », analyse David Barron.

« Nous devons tout à Jo, nous ne serions pas là sans elle. J’ai été très honoré de travailler sur Harry Potter pendant plus d’une décennie. C’était enthousiasmant, stimulant et follement amusant », affirme D. Heyman « Je suis très heureux et fier de réaliser le film qui racontera au public le dénouement de cette fantastique histoire. J’attends ce moment avec impatience ! », confie D. Yates.

Sur le tournage d'Harry Potter 7

Le 2 juillet 2009 - Bill Nighy rejoint le casting d’Harry Potter 7

L'acteur britannique Bill Nighy a confirmé sa participation au film fantastique Harry Potter Et Les Reliques De La Mort, Première Partie lors d'un entretien avec le quotidien anglais The Independant relayé sur RelaxNews.

Réunions de famille

Comme Harry Potter, Lord Voldemort a une mission : mettre fin aux jours du « survivant ». « Le pouvoir absolu de Voldemort est à son summum. Il sort de l’ombre après des années passées à se cacher en attendant de revenir pour imposer sa volonté au reste du monde. Absolument tout fonctionne selon ses plans, à l’exception d’un petit détail : Harry Potter. Le Seigneur des Ténèbres ne comprend pas comment cet « enfant » a pu devenir son plus féroce adversaire. Il sait seulement qu’il doit le tuer de ses propres mains : avant tout parce que c’est son destin, mais aussi pour le plaisir de pouvoir enfin l’éliminer après l’avoir manqué tant de fois. C’est bien plus qu’une affaire personnelle », analyse D. Yates.

Le début de la fin

Dès l’apparition d’Harry Potter, les aventures du petit sorcier qui a transformé l’histoire de la littérature et du cinéma ont fasciné des admirateurs de toute la planète. Depuis plus d’une décennie, David Heyman, plongé dans ce monde magique, produit tous les films tirés des romans à succès de J.k. Rowling. L’auteur participe également à la production de l’adaptation cinématographique du septième et dernier roman de la saga, Harry Potter et les Reliques de la Mort. En abordant le dernier opus de la série cinématographique qui a battu tous les records, D. Heyman s’est rendu compte qu’il devait faire face à des défis inédits. L’une des difficultés, et non la moindre, était d’intégrer tous les fils entrelacés de l’histoire qui conduisent au dénouement de cette longue aventure à un rythme effréné.

Le danger est partout

Le trio transplane jusqu’à Shaftsbury Avenue, sur la très animée place londonienne de Piccadilly Circus, au coeur du West End, le quartier des théâtres. La scène a été filmée sur place ce qui d’après E. Watson était « surréaliste. C’était incroyable de voir la circulation immobilisée sur une des rues les plus fréquentées de l’une des plus grandes villes du monde ». Malgré un tournage réalisé avant l’aube, des centaines de fans sont venus entrevoir les acteurs. « Les fans étaient géniaux. Ils ne nous ont jamais dérangés et étaient vraiment dans l’esprit du film. Ce n’est pas évident de tourner à un endroit aussi fréquenté, mais c’était super », estime D. Heyman.

La fôret et ses arbres

Enfin, Harry entre en possession du troisième Horcruxe, mais sa présence entraîne des conséquences inattendues pour les trois meilleurs amis qui avaient toujours été unis par des liens à toute épreuve… jusqu’à ce jour.

En effet, par définition un Horcruxe est un fragment de l’âme diabolique de Voldemort. L’objet prend pour victime toute personne qui s’en approche et intensifie ses émotions négatives. « Celui qui le porte devient colérique, paranoïaque et en gros horrible », révèle D. Radcliffe. De plus, lorsque les jeunes sorciers essaient de le détruire, l’Horcruxe se révèle imperméable à leurs sorts. « Ils découvrent que l’épée de Gryffondor peut le détruire, mais bien sûr, ils ne l’ont pas », ajoute l’acteur. Ron semble particulièrement sensible aux pouvoirs du médaillon.

Le lieu où tout commence

La quête d’Harry évolue. En plus des Horcruxes, il lui faut trouver le moyen de les détruire. Où trouver l’épée de Godric Gryffondor si ce n’est dans son lieu de naissance homonyme : Godric’s Hollow ? Hermione l’avertit que tout lieu revêtant une signification pour lui est synonyme de danger car Voldemort s’attend sans doute à ce qu’il s’y rende.