Notes de Prod. : Haute tension

    en DVD le 11 Février 2004

NOTES DE PRODUCTION

Le réalisateur, Alexandre Aja :

"Le sujet est simple, évident, nous sommes à 100% dans le registre du film de genre, avec comme seul objectif : faire peur ! "
Avec HAUTE TENSION, en compagnie de son complice Grégory Levasseur, ils ont voulu rendre hommage aux films qui les ont marqués lorsqu’ils étaient plus jeunes, Evil Dead, Massacre A La Tronconneuse" Aujourd’hui, la plupart des films d’horreur fonctionnent sur le mode ironique. Pour notre part, nous souhaitons retourner à la source, plongher le spectateur dans le vrai survival, une expérience au sens propre du terme. HAUTE TENSION ne contient pas de clins d’œil ou de parodie, c’est une histoire épouvantable faite pour épouvanter. "

"Nous jouons avec toutes les couleurs primaires, la crainte de l’inconnu, la peur du noir, la claustrophobie, l’importance de la mort. Les deux héroïnes affrontent en une nuit une gamme très complète de ce qui peut survenir de pire ! "

"Au contact de l’horreur, les personnages se révèlent, les sentiments s’exacerbent. Tout devient plus dense, plus urgent. Que ferait-on, à leur place ? Chaque geste, chaque décision peut mener à la mort… "


Le tournage du film s’est déroulé sur six semaines, dont la plus grande partie de nuit. " ce genre de contrainte fait partie intégrante de la réalisation de ce type de films. Ils ont toujours été faits dans l’urgence, avec une économie de moyens qui oblige tout le monde à se débrouiller et à être créatif . Cette énergie nourrit le film, son rythme et aussi son climat. "

"Le rythme du tournage était très soutenu. Nous finissions souvent au petit matin. A chaque fois, nous espérions avoir fait ce qu’il fallait pour que les spectateurs, une fois assis devant l’écran oublient la fiction pour vivre pleinement le cauchemar de Marie… "


Cécile De France :

Lorsqu’elle a eu le script entre les mains, Cécile De France sut qu’elle tournerait le film. "J’ai tout de suite accroché. J’ai eu très peur, je l’ai lu comme un excellent livre qu’on n’a pas envie de terminer parce que le frisson est là etq u’on passe un bon moment. "

L’actrice, pas vraiment habituée à ce genre de film, espérait pourtant depuis le début de sa carrière qu’on lui propose ce type de rôle. Résultat, préparation physique intense pour la belle. "Pendant deux mois, je travaillais au mois deux heures par jour avec un champion du monde de boxe thaï amateur ! J’avais une force physique comme je n’en avais jamais eu de ma vie ! "

"Pour moi, c’est un vrai rôle de composition. J’avais envie de chercher quelque chose de plus tendu, de plus noir en moi… Il fallait enlever le côté trop sain. Du coup, toutes les scènes extrêmes, c‘était un bonheur à jouer ! J’aime faire du cinéma parce qu’on peut y faire des choses impossibles dans la vie. Ce film fait vraiment partie de mes rêves de comédienne."


Maïwenn :

En plein spectacle sur les planches depuis plus d’un an, la belle avait envie de changer d’air. "Passer du one-man-show autobiographique à un pur film de genre était une occasion inespérée !"
Enchaînée, baillonnée une grande partie du film, le tournage fut pour Maïwenn plutôt éprouvant. Surtout cette nuit "où l’équipe a perdu les clefs des cadenas qui bloquaient mes chaînes. La réalité est parfois aussi cauchemardesque que le sujet du film ! "

Au final, "HAUTE TENSION restera un bon souvenir. Si les gens dans les salles ont aussi peur que nous avons eu froid, alors ils vont hurler ! "

Philippe Nahon :

L’acteur est arrivé sur ce projet grâce à sa prestation dans Seul Contre Tous de Gaspard Noé.

Mais Alexandre Aja dû insister pour convaincre l’acteur qui désirait quelque chose de plus lèger, de plus frais. Pourtant, son souvenir du tournage de HAUTE TENSION reste une véritable expérience !

"C’est mon premier film de genre. J’aime jouer des rôles qui ne me ressemblent pas, et ce coup-là, je suis servi. On ne joue pas tous les jours un méchant de cette cruauté-là ! Dans le même film, je terrorise deux filles à mort, je tue le chien, je décapite le père, je tranche la gorge de la mère. Je n’avais jamais fait cela et ne le referai probablement jamais !"