Notes de Tournage... Yann Arthus-bertrand et Luc Besson s’engagent au cinéma
L’écologie est décidément un thème à la mode dans le milieu cinématographique ( Une Vérité Qui Dérange, Notre Pain Quotidien, We Feed The World Le Marché De La Faim). Et ce n’est pas Yann Arthus-bertrand, photographe engagé en faveur de la sauvegarde de l’environnement, qui s’en plaindra. Afin d’apporter lui aussi sa pierre à l’édifice, il vient de s’associer à Luc Besson pour réaliser un film sur ce thème qui se nommera Boomerang.
Le tournage de ce documentaire va commencer dès la semaine prochaine au Brésil. Le photographe va filmer des séquences au milieu des plantations de soja où les pluies tropicales dévastent en ce moment les récoltes et détruisent les réserves de nourriture. Yann Arthus-bertrand projette de tourner dans soixante pays à travers le monde. Une vaste entreprise afin de sensibiliser le public à des questions qui nous concernent tous.
Le documentaire sera co-produit par la compagnie française indépendante Elzevir Prods ( Va, Vis Et Deviens) et la société de production de Luc Besson, Europacorp. L’idée de Yann Arthus-bertrand est de réaliser une oeuvre qui soit vue du plus grand nombre. A cette fin, le film sera libre de droit dès que les producteurs auront récupéré leur investissement et réalisé une marge de 10%. Le film pourrait être prêt à diffuser dès l’année prochaine.
Yann Arthus-bertrand est déjà à l’origine de documentaires diffusés actuellement par France 2 intitulés La Terre vue du ciel où il reprend son combat en faveur de l’idéologie dans des formats télévisuels.
Quant à Luc Besson, le réalisateur célèbre pour Le Grand Bleu, il a déjà annoncé sa retraite pour la direction de films après la fin d’ Arthur. Mais sa carrière de producteur, elle, explose. Le président d’Europacorp a déjà six projets de production en cours pour la seule année 2007 dont trois sont achevés ( The Secret réalisé par Vincent Perez avec David Duchovny, L’invité et Frontières).
L.A. (18 avril 2007 - Avec Variety) Yann Arthus-Bertrand sur YouTube le 5 juinHome, le prochain film de Yann Arthus-Bertrand sur l'état de la planète produit par Luc Besson et EuropaCorp, sera disponible sur YouTube à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Environnement, le 5 juin. Dès maintenant, quatre chaînes YouTube en français, anglais, espagnol et allemand, permettent de découvrir le making-of du film, des clips extraits du long-métrage de 90 minutes et des interviews approfondies. Google Maps s'associe aussi au projet en lançant 5 cartes thématiques. Interview de Yann Arthus-BertrandÀ quel moment l’idée d’un long-métrage s’est-elle imposée ?
Quand j’ai fait venir Al Gore à l’Assemblée Nationale pour qu’il y montre son film Une vérité qui dérange j’ai compris à quel point le cinéma pouvait être une énorme caisse de résonance, plus encore qu’une émission de télévision. J’ai vu à quel point les spectateurs étaient émus, parfois jusqu’aux larmes, et je me suis dit que le long-métrage était un excellent moyen de toucher les gens. Cela m’a aussi paru un cheminement naturel après la photographie et les émissions télé. Je m’étais aperçu qu’en photographiant la Terre, je parlais de l’homme, et c’est cette même logique que l’on retrouve au cinéma. Interview de Luc BessonPour quelles raisons vous êtes vous engagé dans le projet de Yann Arthus-Bertrand ?
Lorsque j’ai rencontré Yann, je m’interrogeais sur le type d’action que je pourrais entreprendre pour l’écologie par le biais du cinéma. Je me demandais comment mettre trente ans l’expérience au service de cette cause. J’étais mûr pour cette démarche, et Yann a été le premier à me donner l’opportunité de prouver que cela m’importait. C’est donc sans hésiter que je me suis associé à son projet. 217 jours de tournage et d'organisationIl aura fallu près de trois ans à Yann Arthus-Bertrand et ses équipes pour réaliser un film qui marque l’aboutissement de plus de trente ans de travail et d’engagement pour la planète.
Quand il a l’idée de ce film en 2006, Yann Arthus-Bertrand contacte le producteur Denis Carot (Elzévir Films), qui croit immédiatement au projet... malgré l’incroyable idée de son réalisateur : que le film soit gratuit ! S’impose donc très vite la nécessité de sortir du schéma classique d’exploitation, et de trouver un sponsor susceptible de financer le film. Deuxième impératif : s’associer à un distributeur international, capable de soutenir la vocation mondiale du long-métrage. Les équipes techniquesFort de son expérience des images aériennes (notamment sur Le Peuple migrateur), Jean de Trégomain considérait chacune des missions comme « un film à part entière, doublé d’une chasse au trésor pour trouver le bon contact sur place, le bon hélicoptère et le bon pilote ». En dehors des repérages, le gros de l’organisation se préparait donc depuis Paris, pour fournir une feuille de route précise aux équipes sur place. Côté technique, ces dernières se composaient, dans l’hélicoptère, du réalisateur ou de l’un de ses assistants, d’un caméraman Cineflex et d’un ingénieur vision. Les impératifs administratifsPlus que la « lourdeur » technique, ce sont surtout les lenteurs administratives avec lesquelles les équipes ont dû se battre. Jean de Trégomain, qui assurait toute la préparation en amont du tournage, explique ainsi que pour chaque pays envisagé, il fallait « saisir la culture, la façon de travailler, et rentrer dans le moule ». Plusieurs niveaux d’autorisation étaient en effet nécessaires selon le degré de « sécurité » exigé par le pays contacté. L'écriture du scénario...à mi-chemin !Autre originalité de ce projet, et pas des moindres : le tournage de Home a commencé sans scénario ! Et c’est finalement après un an de prises de vue qu’Isabelle Delannoy, journaliste et fidèle collaboratrice de Yann Arthus-Bertrand, a été chargée de co-écrire, avec lui, l’histoire du film. « Finalement, cela m’a paru une bonne chose, car les images racontent beaucoup par elles-mêmes, en particulier dans leur rythme », explique t-elle. C’est donc en regardant les rushes que la logique de la narration s’est imposée: « Je me rappelle le choc ressenti face à une image qui résumait l’alliance de l’eau, du ciel et de la Terre. La musique, personnage à pat entièreIl y a les images. Il y a le texte. Et il y a la musique, qui accompagne, survole, révèle une émotion, ne devient jamais redondante, ne charge jamais de sa propre sensibilité le conte simple et poi- gnant que racontent le film de Yann Arthus-Bertrand. Son expérience, son syncrétisme et sa culture universelle ont enrichi le projet d’une dimension poétique unique. Armand Amar a donc fait plusieurs voyages pour enregistrer avec le symphonie orchestra de Budapest et le Shanghai percussion ensemble. Le montageAu vu de l’ampleur du projet, mais aussi parce que Yann Arthus-Bertrand ne pouvait pas être de tous les tournages, un premier dérushage était effectué chaque soir à l’issue de la mission effectuée pendant la journée. Un best-of de chacune des missions était ainsi mis à la disposition de Yann Arthus-Bertrand qui pouvait ainsi ajuster les tournages suivants. Les chiffres du film et leurs sources20 % des hommes consomment plus de 80 % des ressources de la planète.
GEO4, PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) 2007
Les dépenses miitaires mondiales sont 12 fois plus élevées que l’aide au développement.
SIPRI Yearbook, 2008 (Stockholm International Peace Research Institute) Après le film, voilà Home, le livreRares sont ceux qui ont réussi à échapper à l’hallucinant battage médiatique qui a accompagné, le 5 juin dernier, la sortie du film Home de Yann Arthus Bertrand : sortie en salles, diffusion simultanée dans 181 pays sur internet et à la télévision, et commercialisation des DVD et Blu-Ray. Du jamais vu, et un pari remporté dont les retombées ont été quasi immédiates si l’on considère les résultats aux dernières élections européennes. |
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