L'Armée Des Morts a révélé en
James Gunn l'un des créateurs les plus originaux du cinéma d'horreur contemporain. Son approche du classique de George A. Romero a été saluée par la critique et les fans comme celle d'un authentique aficionado, doué d'une solide connaissance du genre et de ses ressorts esthétiques, dramatiques et psychologiques.
James Gunn : « Ma jeunesse a été bercée par les films d'horreur et les romans de Stephen King, que j'adore. J'ai eu envie d'explorer cette voie sitôt lancé dans le cinéma. J'éprouve un vif plaisir à écrire et réaliser des films d'horreur. C'est une activité à laquelle je me livre d'autant plus volontiers que je suis moi même fan du genre. »
Adolescent, dans les années 80, Gunn fut profondément influencé par l'humour noir et les débordements des films d'horreur de cette période, et suivit tout particulièrement le travail de David Cronenberg et John Carpenter.
James Gunn : « J'avais cherché à recréer un peu de cet esprit 70's en écrivant L'Armée Des Morts. Mais, lorsque j'ai commencé à réfléchir à Horribilis, je me suis vu davantage attiré par les années 80. D'où ces flots de sang, cette horreur viscéral, cette débauche d'effets spéciaux déjantés avec un petit côté rétro et légèrement parodique.
L'objectif du réalisateur était de raconter l'aventure tragi-comique d'une bourgade victime d'un fléau extraterrestre insidieux provoquant des mutations horrifiantes et multiformes. Mais Gunn voulait aussi placer au cœur du film une autre histoire qui affecterait le spectateur à un niveau plus personnel : « Le pivot du film est le triangle formé par Grant, Starla et Bill, qui sera à l'origine de bien des problèmes.»
Pour porter à l'écran ce scénario hors du commun, Gunn s'appuierait sur une large gamme d'effets spéciaux mécaniques et prosthétiques en profitant des avancées faites en ce domaine au cours des dernières années. La dimension tactile était en effet indispensable à la réussite de sa démarche.
James Gunn : « J'ai la nostalgie des effets prosthétiques d'antan, avec leur côté artisanal et brut de décoffrage. Depuis La Chose de John Carpenter, d'immenses progrès ont été accomplis. J'ai eu envie d'en faire profiter les spectateurs d'Horribilis et de les remettre en quelque sorte dans le bain. »
Le principal « méchant » d'Horribilis, Grant Grant, subit au cours du film une transformation physique qui lui donne une apparence de plus en plus monstrueuse. Pour capter les diverses étapes de cette métamorphose, Gunn et ses producteurs se tournèrent vers le vétéran Todd Masters, de Mastetsfx, et son producteur effets spéciaux, Dan Rebert.
James Gunn : Todd est un artiste complet que je considérais comme le plus apte à répondre à mes attentes. C'est tout premier collaborateur que nous avons engagé sur le film.