« Ton avenir est mon passé. Pour toi, rien de tout cela ne s’est encore produit, mais pour moi… Je te connais depuis l’âge de six ans. » Claire
Le jour où Henry rencontre Claire pour la première fois, la jeune femme le connaît déjà depuis des années. Depuis qu’elle est toute petite, il est son meilleur ami, son confident… et celui qu’elle aime. Henry est un voyageur du
temps. Il souffre d’une anomalie génétique rare qui l’oblige à vivre sans jamais savoir quand il va soudainement se retrouver dans un autre lieu, à une autre époque. L’homme que Claire a connu toute sa vie est Henry dans l’avenir. Lors de ses retours en arrière dans le
temps, il a rencontré la jeune fille qui allait devenir sa femme. A présent qu’elle est adulte, Claire a finalement rattrapé Henry, et elle se présente à l’homme qu’elle a aimé toute sa vie.
Robert Schwentke, le réalisateur, souligne que malgré son thème,
Hors du temps n’est pas un film de science-fiction. « C’est un voyage émotionnel, le cheminement de deux personnes à l’intérieur d’une relation. Le voyage dans le
temps n’est là que comme catalyseur d’événements qui vont à la fois renforcer et mettre à l’épreuve leur lien.
On pourrait argumenter que le voyage dans le
temps est ce qui les a rapprochés au départ, mais en analysant les choses, on se rend compte qu’il engendre finalement toutes sortes de conflits. J’ai vu ce film comme l’occasion unique de raconter une magnifique histoire d’amour, tout en intégrant à la texture de leur relation d’autres éléments sous-jacents. Cela me semblait plus proche de la nature véritable des choses, particulièrement dans une histoire qui commence avec deux personnes qui ont la chance incroyable de trouver l’âme sœur. Il me semblait important qu’elles le méritent. » Les stars du film partagent le point de vue du réalisateur.
Rachel Mcadams, qui joue Claire, observe : « Une histoire d’amour est bien plus intéressante lorsque les deux personnes impliquées traversent des épreuves et les surmontent. Je trouve qu’un amour qui triomphe de tous les obstacles est quelque chose qui vous inspire et vous élève, et l’obstacle que doivent vaincre Claire et Henry est l’un des plus grands que l’on puisse imaginer ! »
Eric Bana, qui incarne Henry, note : « Le concept de voyage dans le
temps et le fait qu’Henry et Claire peuvent être constamment séparés en un instant est une épreuve très lourde pour eux. Ils n’ont aucun contrôle sur leur propre destinée. Dans toute histoire d’amour, il faut des choses qui font avancer la narration et mettent à l’épreuve le lien des personnages. Henry et Claire ont tout cela en quantité ! Mais leur relation semble suffisamment solide, elle a assez d’assise pour que l’on croie réellement qu’ils s’aiment. Je trouve que c’est une histoire très intime et émouvante, une histoire qui fait réfléchir. »
Hors du temps a d’abord été le premier roman de l’artiste et écrivain Audrey Niffenegger, paru en France sous le titre « Le
temps n’est rien ». Publié en 2003, il est devenu au fil du
temps un best-seller qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. Le producteur
Nick Wechsler raconte : « J’ai lu le livre sous forme de manuscrit et l’ai tout de suite trouvé remarquablement écrit, avec un concept qui enflammait l’imagination. Impossible de le classer dans un genre précis.
A la base, c’est une histoire d’amour, mais il y a un côté science-fiction avec le voyage dans le
temps qui rend le déroulement de l’intrigue totalement imprévisible. » La productrice
Dede Gardner ajoute : « C’était une façon inédite de raconter une histoire d’amour intemporelle dans tous les sens du terme. Lorsqu’on lit le livre, tout comme lorsqu’on voit le film, il faut accepter le postulat de base qui veut qu’Henry puisse voyager dans le
temps à cause de sa maladie. Mais on y est aidé par le fait que Claire, elle, y croit complètement : sa foi en lui et en leur situation est la clé qui nous permet, à nous spectateurs, d’y croire également. C’est une histoire où il est question de foi, de destin et de conséquences. Elle dit combien aimer peut être difficile, mais aussi magique et merveilleux. »
Le scénariste
Bruce Joel Rubin, oscarisé pour le scénario de
Ghost, un autre film mêlant romance et surnaturel, se souvient : « J’ai été tout de suite captivé par le livre d’Audrey Niffenegger. Je l’ai lu avant sa publication et j’ai été fasciné par sa vision et son caractère imaginatif. J’ai trouvé l’histoire profonde, remarquablement racontée, et j’ai eu envie de transposer cette richesse à l’écran. »
Nick Wechsler remarque : « Adapter un livre assez long au cinéma est toujours une gageure. Ce n’est pas seulement une question de longueur, c’est une question de structure. Il faut rester fidèle à la construction du livre, mais il faut aussi permettre au scénariste d’apporter sa propre créativité au projet. Nous avons eu beaucoup de chance avec
Bruce Joel Rubin. »
Le scénariste de
Hors du temps explique : « Le livre est très complexe et il était particulièrement délicat de jongler avec les différents calendriers. J’ai décidé que ce serait l’histoire d’amour qui dicterait le déroulement du
temps. Scène par scène, l’histoire d’amour suit sa propre progression dans le
temps, mais du moment que ce voyage a un sens au plan émotionnel, cela reste cohérent. »
Robert Schwentke note : « J’ai toujours été guidé par l’émotion dans mon approche. L’intrigue n’est pas dictée par un déroulement chronologique, mais par l’évolution de la relation des personnages. »
Dede Gardner se souvient : « Lorsque nous avons rencontré Robert, il a tout de suite fait preuve d’une compréhension à part de cette histoire.
Il est incroyablement précis, mais aussi très passionné – une combinaison qui nous a paru particulièrement adaptée à ce projet. J’entends par là qu’il y a un aspect scientifique à cette histoire, c’est sûr, mais que d’un autre côté, c’est une histoire d’amour où deux cœurs battent à l’unisson et se moquent éperdument de la science ! »