Notes de Prod. : Hugo Cabret

    en DVD le 15 Avril 2012

Sur le tournage de The Invention of Hugo Cabret

22 janvier 2010 - Scorsese se voit une âme d'enfant

Les films pour enfants destinés aux adultes, un nouvel eldorado pour les réalisateurs ? C’est une tendance qui semble se dessiner après Max Et Les Maximonstres de Spike Jonze, et qui pourrait se confirmer si Martin Scorsese s’en mêle. Le réalisateur américain lorgnerait méchamment sur la réalisation de l’adaptation du best-seller de Brian Selznick « L’invention d’Hugo Cabret ».

L’histoire raconte la vie d’un jeune orphelin de 12 ans. Il vit dans une gare parisienne et se donne pour but de terminer la fabrication de l’automate que lui a légué son grand-père. À première vue ça change de Taxi Driver, mais ce pitch qui sonne très Charles Dickens développé sur un pavé de plus de 500 pages, pourrait donner de belles idées au réalisateur de Gangs Of New York.


Le tournage devrait commencer au mois de juin à Londres et se prolonger à Paris où se situe le plus gros de l’histoire. John Logan, scénariste d’Aviator s’est collé à l’adaptation du script. Chris Wedge, réalisateur de L'âge De Glace, a été écarté de la réalisation. Il faut dire qu’à partir du moment où Scorsese a dû se montrer intéressé, le malheureux à dû sentir le vent tourner.

En attendant, le réalisateur new yorkais est en train de serrer les derniers boulons de son prochain film Shutter Island, qui sort dans les salles le 24 février.

Le 6 Mai 2008 - Chris Wedge adapte un roman de Selznick

Chris Wedge, réalisateur de L'Age De Glace et producteur exécutif des deuxième et troisième opus qui suivent, vient d’accepter d’adapter le roman pour enfants de Brian Selznick intitulé The Invention Of Hugo Cabret.

En compagnie de John Logan, le scénariste de l’Aviator de Martin Scorsese, il va transposer sur grand écran l’histoire d’un jeune orphelin qui vit secrètement dans une station de métro parisien et surveille les horloges. Mais tout serait trop simple s’il ne s’agissait que de ça. Alors le petit garçon va vivre des aventures mystérieuses en essayant de réparer un automate.

Ce sont les studios de production GK Films et Warner Bros qui ont acquis les droits du livre, un best-seller publié en 2007. Graham King, le patron de GK Films, et Christi Dembrowski sont chargés de produire ce film.

Chris Wedge travaille actuellement sur L'âge De Glace 3. Quant à John Logan, il planche en ce moment même sur le scénario du prochain film de Gore Verbinski et Graham King, un projet qui n’a pour l’instant toujours pas de nom.

Un auteur inspiré par le cinéma, un cinéaste inspiré par un roman

Depuis le début de son exceptionnelle carrière, Martin Scorsese, réalisateur oscarisé, nous offre une vision artistique unique à travers des films à chaque fois surprenants, novateurs et toujours inoubliables. Pour Noël, ce conteur d’exception nous entraîne dans un fascinant voyage à destination d’un monde merveilleux pour son tout premier film en 3D, adapté du livre à succès de Brian Selznick, L'invention de Hugo Cabret, classé sur la liste des best-sellers du New York Times. Hugo Cabret raconte l’incroyable aventure d’un petit garçon malin et débrouillard que sa quête pour résoudre le mystère légué par son père va transformer, ainsi que tous ceux qui l’entourent ; une quête au bout de laquelle il trouvera enfin un endroit sûr et chaleureux où il se sentira chez lui.

C'est une aventure qui s'annonce... à la recherche des personnages

Au moment de choisir les acteurs qui camperaient les différents personnages de HUGO CABRET, Martin Scorsese a pris une décision : « J’ai choisi des acteurs anglais pour la plupart des rôles, et j’utilise l’accent britannique comme s’il faisait
partie de l’univers des personnages. Même si le cadre de l’histoire est le Paris de 1931, il s’agit d’un monde rêvé, d’une réalité sublimée, et jouer sur l’accent contribue au décalage. »

A la recherche du vrai Méliès

Martin Scorsese raconte cette anecdote : « J’avais un coffret DVD des films de Méliès où il y avait sa photo. Un jour, sur le plateau, deux petits acteurs d’une douzaine d’années passent par là. L’un d’eux voit le coffret et s’écrie : « Oh, mais c’est Ben Kingsley ! » « Non, ai-je répondu, c’est vraiment Méliès. » « Tu veux dire qu’il a réellement existé ? » « Bien sûr ! » Georges Méliès n’a pas été le premier cinéaste : cet honneur revient à deux frères, Auguste et Louis Lumière, qui ont inventé le cinéma en 1895. Ils ont ensuite

Onirique et magique : le Paris de 1931 selon Scorsese

Afin de recréer l’atmosphère du Paris du début des années 30 tel qu’il est perçu par Hugo, un personnage de fiction, Martin Scorsese s’est efforcé, selon ses termes, de « trouver le juste milieu entre mythe et réalité ». Il a fait appel à la documentaliste Marianne Bower. Celle-ci a pris soin de respecter l’authenticité de cette période, à l’aide de photographies, de documents et de films d’époque. Ses recherches se sont concentrées sur la période allant de 1925 à 1931. Les départements créatifs travaillant sur Hugo Cabret ont ainsi étudié quelque 180 films de Georges Méliès, soit environ 13 heures de visionnage, ainsi que ceux de René Clair et Carol Reed, cinéastes d’avant-garde des années 20 et 30. Ils ont également visionné les films des frères Lumière et les films muets des années 20 afin de se familiariser avec le cachet des films de l’époque. Mais ces recherches ne se sont pas limitées aux films, les équipes ont aussi étudié les photographies de Brassaï (pseudonyme du photographe hongrois Gyula Halász qui a immortalisé le Paris de l’entre-deux-guerres) afin de s’imprégner de l’atmosphère des rues de Paris, du style vestimentaire et des attitudes des Parisiens. Bien que certaines scènes aient été tournées en extérieur, la majorité a été filmée en Angleterre, aux studios de Shepperton, où le chef décorateur Dante Ferretti a dirigé la construction de l’univers d’Hugo. Les décorateurs ont ainsi reproduit une gare grandeur nature avec toutes ses boutiques ; l’immeuble de Georges Méliès ; son studio vitré ; un immeuble éventré ; la petite boutique d’un caviste entièrement achalandée, et enfin, un gigantesque cimetière avec ses monuments et ses cryptes. La gare, pièce maîtresse de ce conte, est un mélange de différents éléments architecturaux et de structures empruntés à plusieurs gares de l’époque, certaines d’ailleurs toujours en fonction, ce qui s’est révélé d’une grande aide pour ceux qui ont travaillé à sa création. Malheureusement, la gare Montparnasse a été détruite et entièrement reconstruite en 1969. Martin Scorsese commente : « La gare d’Hugo est un amalgame de plusieurs gares parisiennes de l’époque. Par ailleurs, le Paris d’Hugo Cabret ne prétend pas représenter la vérité historique de Paris en 1931,

Entrer dans l'histoire : la 3D

Martin Scorsese n’a pas peur d’avouer son goût pour la 3D, lui dont l’enfance passée dans les salles obscures a coïncidé avec l’avènement de la 3D dans tous les genres cinématographiques. Il témoigne : « Le premier film en 3D que j’ai vu était
L’homme Au Masque De Cire d’André De Toth en 1953. C’est sûrement le meilleur de tous les films en 3D ! » Pourtant, pour Martin Scorsese, l’idée d’une « 3D intelligente » au service de l’histoire n’apparaît vraiment que l’année suivante, avec un autre film. Il raconte : « La manière d’utiliser la 3D dans Le Crime était Presque Parfait d’Alfred Hitchcock était brillante. Plus qu’un simple effet, elle faisait partie de l’histoire, elle transformait l’espace en un procédé narratif. Ce que j’ai découvert en travaillant en 3D, c’est que cela met en valeur les acteurs, c’est comme regarder une sculpture en mouvement. Cela apporte réellement une dimension supplémentaire. Alliée à une bonne interprétation et aux bons mouvements de caméra, cela devient en quelque