Genres : Science-Fiction, Aventure - Durée : 2H22 mn
Sortie en salles le 21 Mars 2012 - en VOD/DVD le 18 Août 2012
Presse ★★★
Spectateurs ★★★

Panem selon Katniss

a d’abord été témoin de « l’effet Hunger Games » sur ses propres enfants. Il se souvient : « J’avais entendu des gens encenser « Hunger Games » et lorsque j’ai interrogé mes enfants à ce sujet, ils ont… « explosé » en quelque sorte, et ont commencé à m’en parler sans pouvoir s’arrêter. J’ai dû les empêcher de me raconter toute l’histoire. Leur enthousiasme était si contagieux que je suis monté à l’étage et que j’ai commencé à lire le roman. Et à 1 h 30 du matin, je me suis dit : « Il faut que je fasse ce film ». Ça s’est fait aussi spontanément que ça. »
Tout de suite, a perçu clairement ce qui faisait le charme intrinsèque de « Hunger Games ». Il déclare : « Quelque chose de vraiment magnifique se dessinait entre les lignes. C’est évidemment un conte tout à fait passionnant sur la survie dans un futur atroce. Mais, à mon avis, ce qui pousse vraiment les gens à faire découvrir le livre à d’autres personnes, c’est parce qu’au fond il parle d’une fille, Katniss Everdeen, qui prend conscience de sa propre humanité. Au début, elle ne veut se battre que pour elle-même, pour sa survie personnelle – pourtant ce qu’elle découvre en participant à ces Jeux est quelque chose de plus important encore que de rester en vie. Elle ouvre son cœur et se transforme en une personne prête à se sacrifier pour une cause plus grande. »
Le réalisateur et scénariste continue : « L’élément essentiel, c’est qu’on est vraiment dans la peau de Katniss. Dans PUR SANG : LA LÉGENDE DE SEABISCUIT, je voulais mettre le spectateur réellement sur le champ de courses. Dans HUNGER GAMES, le public doit entrer dans la tête de Katniss. On sait ce qu’elle sait – rien d’autre. On vit cette expérience à cent pour cent avec elle. Pour ce faire, il fallait que le film adopte un style très subjectif. Il fallait qu’on ressente l’urgence, l’immédiateté et qu’on soit tout le temps au plus près de Katniss. »
est bien connu pour donner vie à des univers inédits sur un écran avec une extrême imagination et un grand sens du détail. Cela a commencé avec le scénario cité à l’Oscar de BIG, réalisé par Penny Marshall, sur un enfant qui se retrouve dans un corps d’adulte. Cela a évolué avec son premier film en tant que réalisateur, PLEASANTVILLE, qu’il a aussi écrit et produit, sur deux adolescents transportés dans une sitcom des années 1950. Puis il a continué avec PUR SANG : LA LÉGENDE DE SEABISCUIT, qu’il a écrit, produit et réalisé, qui emmenait le public au cœur de la Grande Dépression à travers l’histoire incroyable et merveilleuse d’un cheval de course donné perdant qui devient un champion.
était prêt à s’attaquer à la création du monde de Panem exactement tel qu’il apparaît à Katniss au cours de son voyage depuis son District lointain et misérable jusqu’à l’impressionnant Capitole, en passant par l’impitoyable forêt où débutent les Jeux. Le point de vue de la jeune fille s’élargit à chaque étape.
Il a commencé par remonter directement à la source, invitant à collaborer à l’adaptation et à apporter toute sa connaissance profonde des Jeux et de l’indispensable vie intérieure de Katniss.
déclare : « Suzanne n’était pas seulement impliquée, nous sommes devenus réellement collaborateurs d’écriture. C’était un partenariat fantastique et électrique. Écrire un film qui a non seulement le soutien de l’auteure mais auquel elle apporte également sa contribution est un merveilleux cadeau. »
La romancière se souvient : « Gary avait rédigé une première mouture incluant sa vision incroyable de réalisateur. Il m’a ensuite très généreusement invitée à la retravailler avec lui. Nous avons tout de suite établi un lien créatif exaltant qui a porté le scénario jusqu’au premier jour de tournage. »
a compris que le film aurait nécessairement une existence propre, quel que soit son degré de fidélité à l’essence du roman. Elle explique : « Dans un film de deux heures, il est impossible d’incorporer tous les aspects d’un roman. Tous les personnages ne seront pas présents à l’écran. Par exemple, nous avons retiré le personnage de Madge, coupé l’histoire de la Muette et réduit le groupe de Tributs de carrière. Il a été difficile de nous en séparer mais je ne pense pas que ces choix affectent l’éventail émotionnel de l’histoire. Et puis il y a eu la question de savoir comment transformer au mieux un livre écrit à la première personne en un film dramatique accompli. Dans le roman, on ne quitte jamais Katniss, on connaît toutes ses pensées. Il fallait qu’on trouve le moyen d’adapter son monde intérieur à l’écran. »
Tandis que et s’attaquaient à ces défis – ainsi qu’à la question de la représentation de la violence, qui est une grande part de ce que Katniss doit affronter, de façon appropriée mais saisissante pour un public jeune – chacun en est arrivé à admirer la créativité de l’autre. La romancière résume : « Ce fut un vrai plaisir de travailler avec Gary. Il est incroyablement talentueux et a été vraiment très collaboratif et toujours respectueux du livre. »
Le producteur explique : « C’était un bonheur de voir leur collaboration s’épanouir. Suzanne a laissé le casting, la photographie et les décors aux soins de Gary, mais elle l’a aussi soutenu artistiquement. Bien que Gary se soit assuré que toutes les idées futuristes et les audacieuses créations du livre étaient présentes, le scénario qu’il a écrit avec Suzanne parle surtout des relations humaines, de la famille, de la survie et de l’histoire d’une fille qui tente de revenir chez elle, auprès des siens. »

Pour le réalisateur, le film devait commencer par le monde qui a fait de Katniss ce qu’elle est : Panem, un royaume futuriste post-apocalyptique, une dystopie inspirée des classiques de la science-fiction, de George Orwell à Margaret Atwood, reliée par l’auteure à la fois au point de vue d’une adolescente de 16 ans et à la culture américaine contemporaine.
commente : « L’histoire de Panem, qu’il faut évoquer, c’est que diverses forces – le réchauffement climatique, la pénurie des ressources, les guerres prolongées… – ont détruit ce qui était autrefois la culture américaine et ont abouti à un État dictatorial. Lorsque les districts se sont rebellés, le Capitole a instauré les Hunger Games comme moyen de contrôle, pour maintenir l’ordre. »
et souhaitaient souligner le fait que les Jeux ne sont qu’une version amplifiée de l’obsession actuelle pour la téléréalité, un jeu télévisé où les participants jouent leur vie. Aussi sinistres et méprisés soient-ils, les Hunger Games fascinent pourtant le peuple de Panem car ils désirent assister au triomphe de la personne à qui ils s’identifient et voir sa vie transformée.
Le réalisateur commente : « Les Hunger Games sont comme les Jeux romains, mais ils ressemblent aussi beaucoup aux émissions de téléréalité actuelles. Les gens sont captivés par les Jeux car nous avons tous besoin d’encourager quelqu’un à réussir. Lorsque le Président Snow dit : « La seule chose plus puissante que la peur, c’est l’espoir », c’est parce qu’il sait que c’est l’espoir qui fait que les gens sont si impliqués dans la compétition. C’est l’une des choses géniales que Suzanne fait dans le livre : elle montre que la meilleure façon de contrôler un peuple n’est pas de l’asservir mais de l’impliquer. C’est de cette façon que le Capitole utilise les Jeux pour contrôler les Districts. »
a aussi commencé à envisager l’architecture physique du Capitole, qui devait irradier l’autorité aux yeux de Katniss, mais aussi révéler la décadence cynique de ceux qui prospèrent tandis qu’elle et les autres souffrent. et lui étaient d’accord sur le fait que la ville devait être ancrée dans l’histoire, pas dans le fantastique, même si elle émerveille Katniss.
Le réalisateur raconte : « Nous voulions que le passé soit perceptible au Capitole. Prenez n’importe quel siège ou symbole du pouvoir, de la porte de Brandebourg à la place Rouge, ce sont de grands espaces, des bâtiments énormes. Nous sommes partis de cette idée. Pour Katniss, tout cela évoque la puissance et le pouvoir. »

Les Jeux

« La seule chose plus puissante que la peur, c’est l’espoir. » - Président Coriolanus Snow

Dans les cendres de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, les Hunger Games annuels sont sur le point de commencer. Katniss Everdeen, 16 ans, n’a qu’une chance infime de déjouer les effroyables pronostics. Comme la majeure partie du peuple de Panem, la jeune fille vit dans l’un des douze districts réduits en esclavage, gouvernés par un Capitole entouré de mystère, qui après des décennies de chaos et de guerre, maintient aujourd’hui le peuple sous la coupe d’une dictature sévère mais décadente. Tous les ans, le jour de la Moisson, chaque district doit choisir, via un tirage au sort ou la désignation de volontaires, un garçon et une fille pour le représenter lors de ce que le Capitole considère, à sa façon tordue, comme un magnifique divertissement démontrant son total contrôle, et offrant également à la population affamée un mince espoir auquel se raccrocher. Ce sont les Hunger Games : une compétition intense et mortelle qui oppose 24 combattants adolescents qu’on appelle les Tributs, diffusée en direct à la télévision jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul survivant… Une fois que l’on a intégré ces jeux, impossible de revenir en arrière.

Le phénomène Hunger Games

Bienvenue dans la réalité impitoyable de Katniss Everdeen, 16 ans, qui doit tenter de survivre, uniquement grâce à son intelligence et sa volonté, dans un monde futuriste, un monde à la fois riche de nouvelles technologies et apocalyptique, flamboyant et primitif, un monde étrangement dangereux qui est aussi un miroir révélateur du nôtre. HUNGER GAMES se déroule entièrement à travers le point de vue intimement personnel de Katniss et révèle comment cette fille de mineur, pion insignifiant dans une compétition télévisée mortelle, se transforme en une héroïne émouvante qui réalise qu’elle ne se bat pas uniquement pour protéger sa famille, mais pour des enjeux qui dépassent sa propre survie.

Les personnages

Dans le District 12 :

Katniss : Elle devient une héroïne lorsqu’elle se porte volontaire pour prendre la place de sa sœur comme Tribut aux Hunger Games.
Gale : Compagnon de chasse, rebelle et meilleur ami de Katniss, il a le cœur brisé lorsqu’elle se porte volontaire et part pour les Hunger Games.
Peeta : Tribut masculin du District 12, il nourrit depuis longtemps des sentiments secrets pour Katniss.

A la recherche des participants aux Hunger Games

Dès qu’il a été question d’une version cinématographique de « Hunger Games », les spéculations sur le casting sont allées bon train, jusqu’à devenir un véritable phénomène sur Internet. Au milieu de cette agitation, l’équipe a commencé à réaliser à quel point les fans du livre étaient investis et voulaient voir un film auquel ils pourraient croire sur grand écran. déclare : « Il est devenu évident que chaque lecteur du livre avait sa propre idée de qui devrait incarner Katniss, Gale ou Peeta. Cela prouve l’attachement des gens à cette histoire, et j’ai trouvé cela incroyablement motivant. »

Concevoir les Hunger Games

La Conception visuelle

Tandis que les acteurs commençaient à se préparer pour leur aventure à Panem, et son équipe ont entrepris de créer visuellement le monde futuriste de . Tout a commencé avec le concept photographique du réalisateur : parcourir Panem à travers le point de vue subjectif de Katniss, tout comme l’avait fait dans son livre. Le réalisateur a concrétisé sa vision en collaborant avec le directeur de la photographie nommé aux Oscars Tom Stern, qui a récemment éclairé J. EDGAR de Clint Eastwood.

S'entraîner pour les jeux

À l’image des Tributs qu’ils interprètent, les jeunes acteurs du film ont dû se plonger dans le plus intense entraînement de leur vie pour se préparer à l’action très physique des Hunger Games. Ils ont acquis et renforcé leurs capacités durant un programme d’entraînement complet mais épuisant de 8 semaines juste avant que le tournage ne débute. Par-dessus tout, ils se sont plongés dans les situations psychologiques auxquelles leurs personnages sont confrontés, dans lesquelles chacun doit utiliser tout ce qu’il a – corps et esprit – pour espérer gagner. commente : « Il a fallu transformer nos acteurs, dont la plupart n’avait jamais joué de scènes d’action, en cascadeurs capables de tirer à l’arc, manier la lance et grimper aux arbres. L’entraînement a été un élément majeur pour rendre tout cela réaliste. Au final, nous n’avons que rarement eu recours à des doublures. »

Petit guide de Panem et des 74èmes Hunger Games

Histoire :

La nation de Panem s’est relevée des décombres après que des événements apocalyptiques et une guerre mondiale ont presque détruit la vie telle qu’elle existait en Amérique du Nord. Au fil du temps, 13 Districts ont été soumis à un Capitole tyrannique s’accrochant aux derniers vestiges de la civilisation. Environ 74 ans avant ces Hunger Games, Panem a connu les prétendus « Jours Obscurs », une guerre mortelle déclenchée par les districts contre le Capitole. Ce dernier a repris le contrôle, anéantissant complètement le 13e District, et il a institué les Hunger Games dans le but d’intimider ses citoyens, en les berçant avec une forme de divertissement impitoyable, et en maintenant l’ordre chez les jeunes.

La saga littéraire

La trilogie est parue en France aux éditions Pocket Jeunesse

N°1 liste des best-sellers de USA Today
N°1 liste des best-sellers du New York Times
N°1 liste des best-sellers du Wall Street Journal

La Musique

Bande originale disponible chez Universal Republic Records

"DEEP IN THE MEADOW (LULLABY)"
Paroles de
Musique de T Bone Burnett et Simone Burnett
Interprétée par et

"FAREWELL"
Paroles et musique d’Evgueni Galperine
Interprétée par Evgueni Galperine et Mariana Tootsie
Avec l’accord de Mathieu Gerault

“HORN OF PLENTY”
Paroles et musique de Win Butler et Régine Chassagne

Notes de Tournage...

26 Décembre 2011 - Taylor Swift & Cie : on en sait plus sur la BO de Hunger Games

Alors que la jeune chanteuse Taylor Swift annonçait sur Twitter la semaine dernière sa participation à la bande son de Hunger Games postant au passage le morceau Safe and Sound qu'elle signe en collaboration avec le duo mélodique The Civil Wars, on en sait aujourd'hui un peu plus sur le score du film.



Pour cette adaptation très attendue de la spectaculairement tragique saga littéraire de , T Bone Burnett (compositeur, interprète et producteur notamment oscarisé pour son travail sur Crazy Heart) semble savoir s'entourer. Ainsi, en plus de la jeune prodige country (qu'il a muée en muse folk pour l'occasion) on pourra croiser le groupe Arcade Fire avec le titre "Horn Of Plenty" (renvoyant à la terrible Corne d’abondance trônant au coeur de l'arène des Hunger Games) ou encore The Decemberists avec le titre "One Engine".
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