Notes de Prod. : Igor

Notes de Production

Récit foncièrement optimiste, Igor montre que le monde peut changer grâce aux êtres les plus inattendus. Pour le scénariste Chris Mckenna, tout est parti d'une simple idée : fan absolu de films d'horreur, il a voulu signer une variation loufoque sur le mythe de Frankenstein et d'autres films de savants fous en renversant les codes habituels. Il s'agissait de faire de l'assistant de labo bossu et grossier un génie, du savant fou un imposteur, du monstre maléfique une délicieuse créature, du cerveau en bocal un simplet etc.
“J'avais vraiment envie de m'attacher à un univers sombre, battu par les vents, qui évoque la Transylvanie,” explique McKenna. “Et puis, je me suis mis à m'interroger sur Igor – on trouve un personnage comme lui dans tous les films de savants fous – Qui est-il ? D'où vient-il ? Que cherche-t-il ?”
Le réalisateur Tony Leondis s'est aussitôt montré intéressé par le point de vue décalé de McKenna sur un conte classique. Également fan de cinéma d'horreur, ainsi que de films noirs et d'expressionnisme allemand, Leondis a imaginé un univers gothique et romantique qui donne la chair de poule, mais qui reste accessible au plus grand nombre. Un univers dont les personnages et les enchaînements dramatiques évoquent les grands romans gothiques – le village maudit, le serviteur tyrannisé qui devient un héros, la jeune fille innocente –, mais dont le traitement visuel se rapproche d'une allégorie moderne ponctuée de vrais moments de comédie .
“Dès que j'ai lu le scénario de Chris, j'ai adoré,” poursuit Leondis. “Nous avons le même humour décalé et cynique, et j'ai vraiment cherché à explorer son univers et ses personnages en leur donnant une dimension originale.”
Pour que le spectateur puisse s'identifier aux personnages, Leondis souhaitait proposer une vision nouvelle des savants fous et de leurs inventions maléfiques, tout en glissant quelques clins d'œil à des problèmes d'aujourd'hui. “J'ai joué sur certains archétypes de monstres sur un mode humoristique pour évoquer les grands classiques du cinéma d'horreur. Du coup, les références permettent au public de se sentir en terrain connu, tout en le déconcertant et – espérons-le – en le faisant réfléchir un peu.” C'est ainsi que Leondis et McKenna se sont beaucoup investis dans le développement de l'univers de Malaria et de ses personnages. “Je crois que le résultat n'a cessé de s'améliorer au fur et à mesure du développement,” signale McKenna.
A plusieurs égards, l'histoire semblait assez simple : dans un monde de savants fous et d'Igors bossus, un Igor en particulier aspire à devenir scientifique. Mais la mise en œuvre du projet va s'avérer un immense défi. En premier lieu, il s'agissait de faire comprendre au public pourquoi le monde de Malaria a évolué tel qu'on le découvre au début du film et de présenter certains personnages d'un genre très particulier.
“Nous avons envisagé plusieurs manières de transmettre cette information au spectateur en essayant d'être le moins laborieux possible,” précise McKenna. “C'est vraiment grâce aux efforts conjugués du réalisateur, des producteurs et des comédiens qui ont su donner vie à leurs personnages qu'on y est arrivé.”
La musique joue un rôle fondamental dans Igor. S'agissant d'un film aux styles visuels variés et aux personnages loufoques, Leondis tenait à ce que la musique mêle également les genres et contribue à l'atmosphère particulière du film. La production a alors fait appel à Patrick Doyle qui a signé les partitions de Raison Et Sentiments de Ang Lee, Harry Potter Et La Coupe De Feu de Mike Newell.
En outre, la bande originale s'est enrichie de cinq grands classiques du chanteur Louis Prima. “La musique de Patrick est d'une puissance émotionnelle rare et ajoute une dimension au récit," reprend Leondis. "Nous avons été enchantés de travailler avec lui et l'alternance entre sa musique un peu décalée et les tubes de Louis Prima a donné un aspect décalé au film qui correspondait parfaitement à notre vision d'ensemble.”
Producteur et fondateur d'Exodus Film Group, John D. Eraklis estime que le film séduira toutes les tranches d'âge : “Il y en a pour tous les goûts dans Igor,” dit-il, “car il s'agit d'une histoire atemporelle, mais qui se distingue grâce à un traitement audacieux des personnages étincelants, des rebondissements inattendus et un sens de l'humour qui séduiront petits et grands.”

Le Style Visuel

Le film a été réalisé dans les studios d'animation Sparx, à Paris. Longtemps prestataire de Disney Animation, Sparx a permis au projet de voir le jour : “Je tenais à ce que le style visuel soit très marqué,” observe Leondis. "Je voulais une palette de couleurs désaturées et peu contrastées, ce qu'on pratique assez peu aux Etats-Unis.”
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 399 entrées
  • 1er jour IDF : 2 001 entrées
  • 1ère semaine IDF : 14 921 entrées
  • Cumul IDF : 32 511 entrées

  • 1ère semaine France : 94 296 entrées
  • Cumul France : 192 673 entrées