Notes de Prod. : Il ne faut jurer de rien

    en DVD le 19 Avril 2006

Questions au réalisateur Eric Civanyan.

Autour de cette histoire, vous avec constitué rapidement un casting : Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Mélanie Doutey : comment vous est venue l'idée d'installer ce trio ?
Eric Civanyan : L'idée de Gerard Jugnot est venue assez vite ; j'avais envie de lui donner un personnage qui ait une dimension à la fois comique mais aussi un personnage humain, qui a des doutes, des angoisses, des ambitions aussi, parce qu'il a envie de gagner de l'argent coûte que coûte, et qu'il va entraîner tout le monde dans cette course âpre aux gains. Cela me semble intéressant de lui donner un rôle ambigu. En plus, Gérard est une quelqu'un qui porte bien le costume. C'est une époque qui lui va bien ! (rire). Et le personnage de Valentin, il fallait que je trouve l'équilibre entre un mec qui soit suffisamment jeune pour être séduisant mais aussi suffisamment mûr pour être crédible, avec un parcours qui l'amène à se dire : voilà aujourd'hui j'ai 30 ans, j'arrête de faire mes bêtises. Jean a ces deux facettes. C'était exactement ce dont j'avais besoin pour le personnage, c'est-à-dire cette possibilité d'avoir un sourire, de lancer une pique et l'instant d'après d'être grave. Ce qui est intéressant, c'est de se servir de la vraie personnalité des comédiens pour nourrir les personnages.

Et pour Mélanie ?
Eric Civanyan : J'avais eu un vrai coup de foudre pour elle quand je l'avais vu dans le film de Jolivet Le Frere Du Guerrier. Je l'avais trouvée absolument remarquable car elle avait à la fois une vraie modernité de jeu, alors qu'on était là dans une époque très ancienne, et un visage assez classique, assez pur… J'ai donc pensé à elle. Tout s'est passé très facilement. Et j'en suis ravi… Elle a un œil avec une rouerie, une curiosité, elle n'a pas sa langue dans sa poche ; en même temps, elle a ce petit visage angélique. Et cette dualité-là aussi me sert beaucoup.

A lire le scénario, on est un peu entre Fanfan et Cartouche, dans quelque chose de très vif : comment faites-vous exister cette vivacité-là ?
Eric Civanyan : Effectivement il y a une vraie vivacité, mais aussi un côté à cheval entre Cartouche et Les Liaisons Dangereuses. Il y a ce rythme avec ces cascades, des bagarres,et puis il y a ce coté plus déchiré, un peu plus calculateur : quand Valentin par exemple entre dans la séduction pour essayer d'avoir la petite, il monte un stratagème de la même façon que Valmont pourrait le faire dans Les Liaisons Dangereuses. Ce stratagème le pousse à être dur : à un moment, il dit « Je jure que Cécile sera ma maîtresse mais jamais ma femme ». Il y a donc une vraie volonté de manipulation de l'autre qui ressemble. J'espère qu'entre les deux la mayonnaise va prendre.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 83 319 entrées
  • Cumul IDF : 84 997 entrées

  • 1ère semaine France : 425 020 entrées
  • Cumul France : 887 725 entrées