Notes de Prod. : Indiana Jones et les aventuriers de l'arche perdue

    en DVD le 13 Mai 2008

Indiana Jones : Une intrigue inspirée de faits historiques

Cela fait plus de 20 ans que le public est séduit par les formidables exploits d’Indiana Jones qui parcourt le monde à la recherche d’objets incroyables. L’Arche d’Alliance, les pierres de Sankara ou le Saint Graal. Ces noms évoquent bien des souvenirs dans l’esprit des amateurs de la trilogie. Mais à quoi correspondent-ils réellement ? Qu’en est-il des destinations exotiques qu’Indy visite lors de ses maintes chasses aux trésors ? Il est intéressant d’établir une distinction entre la réalité historique des faits et les produits de l’imagination de Steven Spielberg et George Lucas.

Selon le Dr David West Reynolds, écrivain et éminent archéologue de son état, les films mettant en scène Indiana Jones reposent sur de nombreuses découvertes archéologiques et vérités historiques. Son étude est d’ailleurs exposée de façon détaillée dans un documentaire exclusif d’une demi-heure figurant dans les bonus du coffret DVD de l’intégrale de la trilogie. Reynolds y résume les connaissances historiques concernant l’arche, le culte indien des Thugees ou le Saint Graal, effectivement recherché par les nazis.

Les liens entre les légendes évoquées dans les aventures d’Indiana Jones s’inspirent de faits historiques.

Dans Les aventures de l'arche perdue :
- La cité de Tanis existe bel et bien et elle pourrait renfermer l’Arche d’Alliance. Aujourd’hui en ruines, elle fut célèbre pour les importantes quantités d’or retrouvées dans ses tombeaux royaux. Et il semblerait que c’est à cet endroit que le pharaon Shishak qui, selon la Bible, aurait pillé le Temple de Salomon où demeurait initialement l’arche, l’aurait dissimulée.
- Le " Puits des mes " était réellement une chambre enfouie sous le Temple de Salomon à Jérusalem.
- Les Égyptiens, architectes aguerris, construisaient de nombreuses maquettes de leurs édifices comme il en est question dans Les Aventuriers de l’arche perdue.
- Tout comme le montre la scène du " Puits des mes ", les Égyptiens avaient développé un grand savoir-faire dans l’utilisation de la lumière et du rayonnement solaire ainsi qu’en témoigne le temple d’Abou Simbel.
- En 1981, année pendant laquelle est sorti le premier long-métrage de la trilogie, une équipe d’ouvriers menait en secret des fouilles pour faire main basse sur l’Arche d’Alliance.

Dans Indiana Jones Et Le Temple Maudit
- Le culte Thugee, qui sacrifiait des vies humaines à la déesse Kali, s’est réellement développé en Inde à l’époque coloniale.
- Dans l’ancien Mexique, les Aztèques pratiquaient régulièrement des sacrifices humains au cours desquels ils arrachaient le cœur palpitant de leurs victimes.

Dans Indiana Jones Et La Derniere Croisade
- Le Saint Graal a été inventé par un poète français en 1180. Et quand bien même il existerait, il ne s’agirait certainement pas de la coupe dans laquelle but le Christ.
- Le chef SS Heinrich Himmler créa une organisation chargée de parcourir le monde pour en piller les trésors et retrouver des éléments archéologiques prouvant la supériorité de la race aryenne.
- De surcroît, Himmler entretenait un château à Wewelsburg, en Allemagne, qui renfermait un autel noir destiné à recevoir le Graal.

Le look aventurier d'Indiana Jones :


Steven Spielberg :
"J’ai toujours vu Indiana Jones comme un authentique héros de film à l’ancienne : un personnage dynamique et costaud, à la fois séducteur et goujat.
Dans certaines séquences du film, on peut le voir tiré à quatre épingles dans son rôle d’enseignant. Mais dès qu’il sort sa tenue de combat, veste de cuir, chapeau et fouet, on retrouve l’aventurier débraillé et poussiéreux. Contrairement à James Bond, il ne remporte pas tous les combats. Il se tient au bord du précipice et arrive parfois à le franchir. Un héros qui ne ressort pas indemne de ses échecs, voilà ce que j’ai imaginé. Je ne voulais pas qu’il accomplisse ses exploits avec un sourire étincelant et les ongles manucurés. Au lieu de cela, on le voit revenir couvert de plaies et de bleus, souffrant corps et âme"
.

George Lucas et Steven Spielberg contactèrent les costumiers Burmans et Nathans pour transformer Harrison Ford en Indiana Jones. On confia ainsi la création de tout le nécessaire à de célèbres designers : Peter Botwright pour la veste en cuir, chemises signées Andréas Domentakis, chapeau mou sortant de chez le célèbre chapelier Herbert Johnson, fouet de David Morgan, et on recycla même un masque à gaz de la Deuxième Guerre mondiale pour réaliser le sac à dos. Bref, rien ne fut laissé au hasard. Ce look inoubliable concocté par Burmans et Nathans eut tellement de succès que l’on voit depuis de nombreux vêtements inspirés du style Indiana Jones ainsi que des ventes aux enchères consacrées aux accessoires de tournage, dont le fouet qui s’est par exemple récemment vendu chez Christie’s pour 43 000 $US.