Notes de Prod. : Inglourious Basterds

    en DVD le 05 Janvier 2010

Nos Impressions Cannoises : Tarantino et ses bâtards font des blagues

Rappelez-vous, dès que les premières images d’Inglourious Basterds ont été disponibles sur le net, la planète cinéphile s’était furieusement agitée autour du nouveau projet de Quentin Tarantino, les uns criant encore une fois au génie, les autres s’inquiétant – entre autres - du drôle d’accent de Brad Pitt. A peine sorti de tournage, le long-métrage est pourtant d’ores et déjà pressenti pour le Festival de Cannes.

Fin avril dernier, ô surprise, le film est sélectionné pour la Compétition cannoise et on annonce immédiatement la plus belle montée des marches de la Quinzaine : Quentin Tarantino, Eli Roth, Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent, Daniel Bruhl, etc.
Bon, déjà à l’époque, on avait un peu eu l’impression d’être menés en bateau, mais on attendait quand même de voir ce que Tarantino allait nous servir cette fois.

Mercredi 20 Mai, c’est le D-Day pour Qwentine, certes, mais, à entendre les applaudissements et les cris d’excitation dès le générique d’ouverture, on se dit que c’est surtout un grand jour pour une majorité de journalistes déjà conquis. Là encore, on recommence à se sentir un peu coincés. On aurait peut-être dû se méfier.

Pourtant, l’ouverture augure le meilleur grâce à une première séquence (« il était une fois… ») ambiance western, toute en tension et en humour bavard avec un Christophe Waltz excellent (il le sera de bout en bout).
Et puis… et puis Tarantino déroule sa mécanique : personnages et dialogues qui claquent, situations délicieusement improbables, culot à revendre et surtout – surtout ! – hommages, private jokesEn France, on aime les réalisateurs ») et clins d’œil à la pelle. On ne dénigre pas les vieilles recettes ! Le résultat fonctionne d’ailleurs plutôt bien.

Pendant les 2 heures 40 (!!!) que dure le film, on ne s’ennuie pas vraiment devant ces bâtards-mercenaires un peu loosers dans l’âme et on rigole de toutes ces blagues que Tarantino et sa clique nous font. Cependant, progressivement, on est envahis par une sorte de déception discrète et insidieuse, et plus le film avance dans le n’importe quoi, plus on se demande si Tarantino nous a pris au sérieux. L’incroyable final (entre la dernière scène d’action et la phrase gonflée de Brad Pitt clôturant le film) finit de nous coller dans un léger malaise.

On veut bien prendre Inglourious Basterds au deuxième, troisième ou même douzième degré s’il le faut, pas de soucis, le plaisir est là. On veut bien rentrer dans son jeu, pourquoi pas. N’empêche, au final, on a un peu l’impression que le réalisateur de Pulp Fiction s’est – inconsciemment ? – foutu de nous. Et ça, même si on l’aime bien et que c’est pas méchant, c’est un peu vexant.

Eléonore Guerra (Cannes, Le 21 Mai 2009)

Notes de production, Chapitre un : le scénario

Le long processus de gestation d’Inglourious Basterds est le mieux raconté au travers des anecdotes partagées par les amis et les collègues du scénariste et réalisateur Quentin Tarantino. Des éléments du script ont souvent fait irruption dans des conversations de tous les jours de Tarantino avec ses amis. Cette épique mission d’espionnage empreinte son titre au film de 1978 d’Enzo Castellari, « Inglorious Bastards ».
Castelleri, qui fait une brève apparition dans le film, explique : « C’est un tout autre film que le mien. Il appartient totalement à Quentin. Il ne s’agit pas d’un remake – plutôt de quelque chose que j’aurais inspiré. »

Notes de production, Chapitre deux : le casting

Le casting d’Inglourious Basterds a demandé tout le talent et la patience de toute une équipe de directeurs de casting à Paris, Berlin et Los Angeles. Chaque personnage devait être interprété par un acteur de sa nationalité. « C’est novateur, mais je pense que le public est prêt », déclare le co-producteur Henning Molfenter, qui fait partie de l’équipe de production des Studios Babelsberg à Berlin. « C’est le prochain pas vers un cinéma vraiment international et je pense que l’effort sera apprécié. »

Notes de production, Chapitre trois : la pré-production

Avec si peu de temps pour se préparer, la chef costumière Anna Sheppard, le chef décorateur David Wasco et le maquilleur effets spéciaux Greg Nicotero, travaillent à un rythme effréné pour créer, construire et tester leurs productions respectives. Sheppard ajoute une dimension supplémentaire à l’univers alternatif d’Inglourious Basterds grâce à ses costumes originaux et inventifs.

Notes de production, Chapitre quatre : les décors

Après une période de 10 ans d’écriture et 14 semaines de préparation, le tournage d’Inglourious Basterds débute le 9 octobre 2008 dans la petite ville allemande de Bad Schandau, près de la frontière tchèque. Le film est presque entièrement tourné dans sa continuité narrative, à commencer par la terrifiante scène d’ouverture entre Perrier Lapadite et Hans Landa à la ferme des Lapadite. Le lieu de tournage a été choisi pour le paysage vallonné qui l’entoure et la présence particulière de buttes, qui sont également caractéristiques des paysages de l’Ouest américain.

Notes de production, Chapitre cinq : le tournage

« Nous avons tourné sur ces plateaux historiques », commente Bender à propos des studios où Metropolis et L'Ange Bleu ont vu le jour. « Les films de la période nazie ont également été tournés là-bas, ce qui donne au lieu une étrange et intéressante énergie. Nous tournions là même où Goebbels lui aussi avait tourné. »

Notes de production, épilogue

« Il était une fois dans l’Allemagne nazie... Il ne s’agit de toute évidence pas d’un documentaire », déclare Diane Kruger. « Le film est l’histoire d’un groupe de rebelles qui décident qu’ils veulent leur revanche. J’adore. » Et Roth ajoute un peu d’adrénaline : « C’est un film de Tarantino sous speed et stéroïdes. Le film se passe pendant la Deuxième Guerre Mondiale, mais dans un nouveau genre. C’est rapide, crispant, excitant, avec tous les frissons, la tension, les fusillades, la violence que vous attendez d’un film de Tarantino, mais avec un sujet totalement nouveau. »

Notes de Tournage...

Le 25 Mai 2009 - Quentin Tarantino rallonge Inglourious Basterds
Les studios hollywoodiens Universal auraient demandé au réalisateur Quentin Tarantino de retourner en salles de montage afin d'ajouter des scènes supplémentaires à Inglourious Basterds, présenté en compétition lors du 62ème Festival de Cannes, indiquent le quotidien professionnel Variety et Relax News
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 4 224 entrées
  • 1er jour IDF : 43 875 entrées
  • 1ère semaine IDF : 263 273 entrées
  • Cumul IDF : 797 664 entrées

  • 1ère semaine France : 939 788 entrées
  • Cumul France : 2 805 818 entrées