Notes de Prod. : Insomnies

    en DVD le 20 Février 2002

Entretien avec le réalisateur Michael Walker

Aux Etats-Unis, il y a un retour aux films traitant du surnaturel. INSOMNIES en fait-il partie ?

Le fantastique est un genre qui m'a toujours intéressé. Il permet beaucoup de choses ; notamment d'exploiter un sujet très noir en le plaçant dans un contexte qui n'est pas du tout réaliste. On peut aller plus loin. Et puis, le réalisme m'ennuie.

Vous avez choisi une petite ville de province comme décor principal. INSOMNIES aurait-il pu se passer dans une grande ville ?

Non. Cette petite ville est censée représenter n'importe quel endroit aux Etats-Unis. Placer l'intrigue dans une ville comme New York aurait été une erreur ; cette ville ne ressemble absolument pas au reste du pays. Il me fallait à tout prix une ville illustrant l'Amérique middle class blanche.

Etait-il important qu'Ed Saxon représente l'Américain moyen typique ?

Oui. Ed a cette touche "middle class" car il évolue dans un univers qui l'est également. Ed incarne une Amérique qui s'est recroquevillée sur elle-même ces vingt dernières années, qui a peur de l'extérieur ressenti comme agressif. Un enfermement qui peut mener jusqu'au meurtre. Il n'y a pas forcément de circonstances sociales ou raciales à l'origine de cela.
Dans le film, personne ne s'attend à ce qu'Ed Saxon commette un meurtre. C'est quelqu'un de tout à fait tranquille, un homme banal, le genre de personne insoupçonnable de meurtre. En fait, c'est un homme ordinaire qui a des problèmes ordinaires ; de ceux que tout le monde connaît.