Notes de Prod. : J. Edgar

    en salle le 11 Janvier 2012

Sur le tournage de Hoover

10 Décembre 2010 - Charlize Theron courtisée par Clint Eastwood

Charlize Theron (La Route) pourrait donner la réplique à Leonardo Dicaprio (Inception) dans le prochain film de Clint Eastwood, qui sera consacré à la personnalité de John Edgar Hoover, révèle le blog spécialisé Vulture du New York Magazine.

Charlize Theron


La comédienne sud-africaine s'est vue proposer le rôle d'Helen Gandy, secrétaire fidèle du patron du FBI pendant plus de 54 ans. Armie Hammer (The Social Network) pourrait lui aussi grossir la distribution, dans la peau de Clyde Tolson, collaborateur et amant supposé de M. Hoover.


Intitulé Hoover, le long métrage reviendra sur la personnalité complexe du dirigeant de la police fédérale américaine de 1924 à 1972. Le drame scénarisé par Dustin Lance Black (Harvey Milk) recensera le rôle-clé de l'homme dans la lutte contre la criminalité des années 1930 mais aussi ses relations supposées avec la Mafia et ses dossiers secrets établis sur diverses personnalités politiques. La sphère privée de l'homme de loi sera aussi explorée, notamment son homosexualité supposée et son racisme.


Le tournage de Hooverdoit commencer début 2011 sous la houlette des studios Warner Bros.


Avant le biopic de John Edgar Hoover, Clint Eastwood présentera Au-delà à partir du 19 janvier 2011 en France. Matt Damon, Bryce Dallas Howard, Cécile de France, Thierry Neuvic et Mylène Jampanoï composent le casting international de ce drame surnaturel.


11 mars 2010 - Eastwood réalise son biopic sur Hoover

Alors que Clint Eastwood est actuellement en phase de post-production de son dernier long-métrage, Hereafter avec Matt Damon et Cécile de France dont l’action se situe à Hawaï, Londres et Paris, le cinéaste le plus actif de sa génération, avec Woody Allen, enchaîne les projets. En effet, selon le Hollywood Reporter, Clint travaillerait sur un futur biopic ayant pour personnage principal Edgar Hoover, fondateur et directeur du FBI pendant 48 ans.

Pour se faire, Clint Eastwood fera équipe avec Brian Grazer et Ron Howard d’Imagine Entertainment. De son côté, Dustin Lance Black scénariste, oscarisé pour Harvey Milk, se chargera du script.

<a href="personne/clint-eastwood,9131" class=b5_dico><a href="personne/clint-eastwood,9131" class=b5_dico>Clint Eastwood</a></a>

Petit rappel des faits sur ce personnage historique : cet homme controversé, Edgar Hoover, a servi le FBI sous le mandat de huit présidents en fonction, de Collidge à Nixon. A travers les années, de nombreuses rumeurs ont couru sur cet homme, de ses méthodes peu recommandables et ses possibles implications dans des complots, à sa vie privée visiblement dissolue. Décédé en 1972, on accuse Edgar Hoover de toute une série de faits, dont notamment des abus d’autorité sur les agents du FBI, des cas de corruption avec la mafia, ainsi que toute une série d’abus de confiance et de chantages avec des sénateurs américains.

En effet, Edgar Hoover était maître dans l’art de faire courir les rumeurs. Par ailleurs, la face cachée de cet individu dévoile un homme aux goûts de luxe, trichant au jeu et impliqué dans des affaires de mœurs.

Situé en haut de la hiérarchie américaine, sans doute Hoover a-t-il abusé de son pouvoir. Sont en cause : la mise en écoute de citoyens américains, par le biais de micros, en particulier de grandes figures du monde politique et du show business dont Martin Luther King, Marilyn Monroe ou encore Frank Sinatra. Dans cette recherche de l’information absolue et totale, Edgar Hoover aurait établi des ‘fiches de renseignements’ sur les personnes et autres groupes pouvant nuire au gouvernement. Plus que nul autre, Hoover a été l’homme de l’information, du renseignement et du secret, bref un homme de l’ombre tel que Hollywood les affectionne.

La personnalité complexe d’Edgar Hoover était donc un argument de choix pour en adapter sa vie à l’écran. D’autant plus que c’est un maître parmi les maîtres Clint Eastwood qui se chargera de la réalisation. Une excellente nouvelle pour les aficionados du réalisateur. Reste à savoir quel acteur aura le cran et les compétences pour interpréter un homme aussi manipulateur et controversé ? La question reste ouverte…

Note de production : Hoover âgé

Alors vous savez que ce qui détermine votre postérité, c'est souvent ce qui est caché.

J. Edgar Hoover était un personnage complexe et charismatique qui a fasciné l’Amérique et dont la présence flotte encore aujourd’hui dans les bâtiments du FBI qui portent son nom. Il a été l’instigateur des méthodes modernes d’expertise médico-légales et a mis en place tout un arsenal de lois fédérales dont l’influence se fait toujours sentir aux États-Unis de nos jours. À la fois craint et admiré, l’homme était une énigme dont la vie publique et privée suscitait rumeurs et calomnies, mais qui a su préserver sa véritable identité grâce à son culte du secret. Clint Eastwood, qui a grandi sous son règne, avait envie d’explorer son parcours à travers le cinéma : «Hoover était un grand flic, ou un «super agent» comme on disait à l’époque, mais je ne savais pas grand-chose de lui», confie-t-il. «C’était un homme qui s’affichait souvent en public, avec des stars hollywoodiennes et des écrivains célèbres, mais qui est resté énigmatique à bien des égards».

Notes de production : Hoover âgé

Ce qui compte ici, c'est de clarifier la différence entre méchant et héros.

J. Edgar Hoover s’est consacré entièrement à servir l’État, écartant toutes relations personnelles qu’il aurait pu nouer, dans le souci constant de l’intérêt général. Uniquement soucieux d’affermir son autorité et de gagner la vénération du public, il y est parvenu en s’imposant comme la figure emblématique de la lutte contre la criminalité, et en devenant un héros du peuple.

Notes de production : Hoover Jeune

Imaginez que chaque citoyen soit identifiable par sa carte, son code, les empreintes de ses doigts... Imaginez à quelle vitesse nous retrouverions les criminels.

J. Edgar Hoover a vécu toute sa vie à Washington. Mais lorsque la production a entamé les repérages pour le film, elle a constaté que l'essentiel pouvait être tourné en Californie. «ll n'y a qu'un seul décor qui nous obligeait à venir filmer à Washington : la Library of Congress», souligne Lorenz. «Je la connaissais, mais je ne l'avais jamais détaillée de près. Du coup, quand j'ai vu qu'elle figurait dans le scénario, et que je me suis un peu documenté, j'ai compris pourquoi Lance Black avait choisi de situer la scène où Hoover tente d'impressionner Helen Gandy dans cet endroit précis. C'est un bâtiment magnifique». «C'est tellement beau qu'on a envie de le photographier», ajoute Eastwood. «Dès qu'on y est entrés, on s'est dit qu'il fallait essayer d'y tourner, même si on ne nous autorisait pas l'accès à l'ensemble du bâtiment».

Notes de production : Evolution du personnage de Hoover

De l’autre côté de la pièce, derrière un bureau en acajou, on découvre un vieil homme corpulent au nez épaté portant un costume trois-pièces. C’est Hoover, près de quarante ans plus tard, désormais connu sous le nom de J. EDGAR HOOVER.

J. Edgar se déroule sur plus de soixante ans, du début du XXème siècle à 1972. La chef costumière Deborah Hopper a donc dû imaginer des costumes qui reflètent l’évolution du style vestimentaire. Leonardo Dicaprio avait ainsi environ 80 tenues différentes, ce qui représentait un défi exaltant à relever pour Deborah Hopper. «Hoover était tiré à quatre épingles», déclare la chef costumière. «Même s’il n’avait pas énormément de vêtements au début de sa carrière, il était déjà très soigné et il tenait à ce que ses agents en fassent de même. Il était très attaché à l’image du FBI». La création de costumes pour les nombreux comédiens du film et les différentes époques a nécessité un grand sens de l’organisation. «Il y a des scènes qui se déroulent à peu près à chaque décennie, mais le film n’est pas construit de manière chronologique», note Hopper. «Du coup, il fallait non seulement concevoir des costumes adaptés à chaque époque, mais donner des repères au spectateur pour qu’il sache à quel moment de la vie de Hoover telle ou telle scène se situe». La chef costumière a ainsi mis au point un nuancier précis pour fourni de subtiles indications sur les époques évoquées. «Je me suis dit que ce serait plus simple d’avoir une palette de couleurs propre à chaque période», ajoute-t-elle. «Des matières rugueuses dans les bruns pour les années 20, des tons de gris et de bleu marine et des rayures pour les années 30, et puis, des tissus doux et robustes dans les bleus marine, gris et marron foncé pour les années 60. Les tenues nous ont donc permis de contribuer à raconter l’histoire».