À35 ans,
Fabrice Viel a composé la musique originale de
J’irai dormir à Hollywood. Il avait déjà signé celle de la série d’
Antoine De Maximy,
J'Irai Dormir Chez Vous (inde/belgique). Originaire du Havre, « soit, en face de l’Angleterre, donc j’ai été initié très tôt au pop-rock britannique ! », son père mélomane pratique l’orgue en amateur. Après des études de musique à Bordeaux, il compose sa première bande originale pour un documentaire de Matthieu Serveau produit par Bonne Pioche. Ce sont les mêmes producteurs qui le présentent à
Antoine De Maximy. Parallèlement à ses activités pour le cinéma, le musicien s’occupe de son label et de son groupe : Dinner at the Thomson, qui tourne un peu partout dans le monde.
Comment s’est passée votre entrée dans l’univers d’Antoine ?
Lorsque Bonne Pioche m’a présenté Antoine, il venait de partir pour le Mali afin d’y tourner le premier épisode de J'irai dormir chez vous. Outre le concept qui m’intéressait, l’idée de travailler sur des rythmes africains me passionnait. Bien sûr, notre but n’était pas de concevoir des musiques traditionnelles mais de s’en inspirer pour partir ensuite dans d’autres directions. De même pour la musique de
J’irai dormir à Hollywood, qui est un dérivatif des sonorités américaines. Cela demande d’être polyvalent. Bien qu’ayant une formation de guitariste, je joue également de la basse, du piano et il m’arrive de signer des arrangements pour cordes... En travaillant avec Antoine, je me dois d’utiliser toute une palette d’instruments. C’est très agréable !
La composition des musiques pour le film a-t-elle été rapide?
Lorsque j’ai su que le projet était en route, j’ai d’abord composé des morceaux au feeling. Ensuite je les ai ajustés en fonction des ambiances, donc des images. Par exemple, pour le saut en parachute au début, je suis allé vers des rythmes un peu fous, à tendance blues. Pour la Louisiane, en revanche, j’ai utilisé des instruments locaux pour retranscrire l’atmosphère du lieu. L’ensemble de la bande originale de J’irai dormir à Hollywood tourne globalement autour du jazz, du blues et du rock... Ma culture cinématographique vient principalement des films américains, donc je me sentais chez moi. Avec Antoine, nous nous connaissons plutôt bien, donc notre collaboration est naturelle. Le fait d’être encadré par Bonne Pioche a permis de travailler dans des conditions saines, sérieuses et surtout en toute confiance.
Antoine avait-il une idée précise de ce qu’il voulait comme musique ?
Bien sûr ! Même s’il affirme ne rien connaître, il a une oreille musicale très aiguisée. Il aime principalement le rock, le blues et le rythm’n’blues. Pour le film, il fallait que je me cale sur sa personnalité. C’est elle qui rythme le film de bout en bout. Si je devais définir Antoine en quelques mots, je dirais que c’est un fonceur qui ne manque pas de culot et que c’est quelqu’un d’amusant. J’espère que ma musique le reflète !