Notes de Prod. : J'irai dormir à Hollywood

    en DVD le 10 Juin 2009

Entretien avec Fabrice Viel, Compositeur de la musique originale

À35 ans, Fabrice Viel a composé la musique originale de J’irai dormir à Hollywood. Il avait déjà signé celle de la série d’Antoine De Maximy, J'Irai Dormir Chez Vous (inde/belgique). Originaire du Havre, « soit, en face de l’Angleterre, donc j’ai été initié très tôt au pop-rock britannique ! », son père mélomane pratique l’orgue en amateur. Après des études de musique à Bordeaux, il compose sa première bande originale pour un documentaire de Matthieu Serveau produit par Bonne Pioche. Ce sont les mêmes producteurs qui le présentent à Antoine De Maximy. Parallèlement à ses activités pour le cinéma, le musicien s’occupe de son label et de son groupe : Dinner at the Thomson, qui tourne un peu partout dans le monde.

Comment s’est passée votre entrée dans l’univers d’Antoine ?
Lorsque Bonne Pioche m’a présenté Antoine, il venait de partir pour le Mali afin d’y tourner le premier épisode de J'irai dormir chez vous. Outre le concept qui m’intéressait, l’idée de travailler sur des rythmes africains me passionnait. Bien sûr, notre but n’était pas de concevoir des musiques traditionnelles mais de s’en inspirer pour partir ensuite dans d’autres directions. De même pour la musique de J’irai dormir à Hollywood, qui est un dérivatif des sonorités américaines. Cela demande d’être polyvalent. Bien qu’ayant une formation de guitariste, je joue également de la basse, du piano et il m’arrive de signer des arrangements pour cordes... En travaillant avec Antoine, je me dois d’utiliser toute une palette d’instruments. C’est très agréable !

La composition des musiques pour le film a-t-elle été rapide?
Lorsque j’ai su que le projet était en route, j’ai d’abord composé des morceaux au feeling. Ensuite je les ai ajustés en fonction des ambiances, donc des images. Par exemple, pour le saut en parachute au début, je suis allé vers des rythmes un peu fous, à tendance blues. Pour la Louisiane, en revanche, j’ai utilisé des instruments locaux pour retranscrire l’atmosphère du lieu. L’ensemble de la bande originale de J’irai dormir à Hollywood tourne globalement autour du jazz, du blues et du rock... Ma culture cinématographique vient principalement des films américains, donc je me sentais chez moi. Avec Antoine, nous nous connaissons plutôt bien, donc notre collaboration est naturelle. Le fait d’être encadré par Bonne Pioche a permis de travailler dans des conditions saines, sérieuses et surtout en toute confiance.

Antoine avait-il une idée précise de ce qu’il voulait comme musique ?
Bien sûr ! Même s’il affirme ne rien connaître, il a une oreille musicale très aiguisée. Il aime principalement le rock, le blues et le rythm’n’blues. Pour le film, il fallait que je me cale sur sa personnalité. C’est elle qui rythme le film de bout en bout. Si je devais définir Antoine en quelques mots, je dirais que c’est un fonceur qui ne manque pas de culot et que c’est quelqu’un d’amusant. J’espère que ma musique le reflète !

Plus d'infos !

J’irai dormir à Hollywood est un road movie excentrique. C’est l’histoire d’un petit Français, débrouillard et curieux, qui s’est mis en tête de traverser tout seul les Etats-Unis de New York à Hollywood avec comme objectif final : dormir chez une star hollywoodienne. Il est seul mais il est à la fois devant et derrière la caméra ; c’est un peu le roi de la bidouille… Univers filmé « à la main » et, surtout, sans se prendre au sérieux.

Entretien avec Antoine de Maximy

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à réaliser J’irai dormir à Hollywood?
Elles sont multiples. Il y a d’abord l’aspect humain. Je me souviens dans mon enfance que mon père ramenait à la maison des gens de tous horizons qu’il avait rencontrés au hasard de ses pérégrinations. Ces voyageurs me faisaient rêver. Devenir à mon tour un baroudeur était donc une suite logique. Dans J’irai dormir à Hollywood, je fais des portraits de gens « normaux », c’est-à-dire des gens dont on ne parle jamais. C’est ce monde invisible que je montre à l’écran. L’aspect technique représentait également un défi intéressant à relever, puisque je suis à la fois le caméraman, le preneur de son, le réalisateur et l’acteur, bref l’homme-orchestre.

Les personnages de mes rencontres

MILTON - Manhattan / New-York
« Milton a 95 ans et donne des cours de relaxation dans son grand appartement new-yorkais. Il entend ainsi entretenir son corps. C’est ce qui lui permet de faire presque sans effort le grand écart dans la rue. Le hasard a voulu qu’il soit le premier à entrer dans le champ de ma caméra quand j’ai débarqué aux États-Unis. Dès qu’il a vu le matériel de prise de vues, il a senti qu’il pouvait faire son numéro. Il a un sens incroyable du spectacle ! »

Entretien avec Beatrice Ardisson

Dix ans, déjà, que Béatrice Ardisson distille ses pépites musicales pour le petit écran (comme Paris Dernière...), les soirées chocs ou les évènements chics à travers le monde. Celle qui se définit comme une « illustratrice sonore », et préfère « les sons aux mots pour communiquer », signe avec J’irai dormir à Hollywood sa première véritable expérience pour le grand écran. Fidèle à son style, elle propose et compile ici des titres venus d’ailleurs : reprises improbables de grands standards américains, originaux et décalés.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 355 entrées
  • 1ère semaine IDF : 39 385 entrées
  • Cumul IDF : 88 212 entrées

  • 1ère semaine France : 109 484 entrées
  • Cumul France : 251 228 entrées