Notes de Prod. : Jason Bourne : l'héritage

    en DVD le 19 Janvier 2013

Notes de production

L’HÉRITAGE dévoilé. Un nouveau héros sort de l’ombre. Après La Vengeance Dans La Peau, troisième épisode de la saga Jason Bourne, les producteurs furent confrontés à un délicat problème : comment donner une suite à la franchise? Jason Bourne, démasqué, n’avait d’autre recours que de dénoncer publiquement les agissements criminels du gouvernement américain. Son anonymat, sa survie et sa sécurité étaient à ce prix.

(Producteur) : «Le challenge tenait en une phrase : «Que faire maintenant?» Jason avait recouvré son identité, il entendait jouir pleinement de sa liberté chèrement acquise, il savait qu’il n’était plus question pour lui d’exercer le même job. Nous devions donc repartir sur de nouvelles bases pour que l’histoire se poursuive.»
, producteur de la trilogie Bourne, était réceptif aux attentes des fans : «Nous avions touché une corde sensible et suscité un réel intérêt chez des gens qui nous demandaient de continuer la saga. Ce vœu était un encouragement.»

En avril 2010, après que Paul Greengrass et Matt Damon eurent choisi de ne pas participer à un nouveau chapitre, les producteurs JEFFREY WEINER et rencontrèrent «l’architecte» de la série : , pour lui demander de songer à ses éventuels prolongements. Quelques semaines plus tard, Gilroy suggérait aux producteurs un concept opératoire et riche de possibilités.

: «Les trois chapitres de la saga se démarquaient nettement des films d’action du moment par leur profondeur et la complexité du drame vécu par le protagoniste. L’idée d’un assassin qui émerge du néant sans le moindre souvenir de son sinistre passé, et qui paie le prix de cette résurrection en rompant avec sa propre histoire est un formidable ressort dramatique. Entre les mains d’un acteur comme Matt Damon, cette idée prenait un relief et une force extraordinaires. On pouvait toujours jouer à essayer de trouver la «recette» de JASON BOURNE : L’HÉRITAGE, mais il fallait d’abord trouver un nouveau protagoniste et le confronter à un nouveau dilemme, aussi forts que Jason, sans quoi nous n’aurions même pas de scénario. C’est lorsque j’ai mis l’accent sur le personnage d’Aaron Cross que le puzzle s’est assemblé et que nous avons décidé d’aller de l’avant.»

Gilroy commença alors à travailler au traitement, basé sur des recherches en profondeur principalement axées sur les agences gouvernementales DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et IRPA (Intelligence Advanced Research Projects Activity). La première a pour objectif de former de meilleurs combattants, la seconde finance de nombreux programmes visant à améliorer les performances cognitives et physiques des soldats et espions américains.

: «On cherche à stimuler l’énergie du soldat, sa résistance à la douleur et à la privation de sommeil. Chaque commandant rêve d’un soldat qui guérit plus vite de ses blessures, apprend plus vite, met plus vite en usage ses informations. La science pourrait concrétiser ce rêve de façon imprévisible et terrifiante.»
DARPA et ses homologues travaillent main dans la main avec l’industrie pharmaceutique, la recherche médicale, Sillicon Valley, etc. pour faire de meilleurs soldats.

Depuis le 11 septembre, biologie et technologies de combat sont étroitement soudées. Des alliances ultrasecrètes ont proliféré avec le soutien financier du gouvernement et le concours de scientifiques liés à de grands groupes. Ces alliances ont pris une ampleur qui les rend incontrôlables par une seule agence.
: «En fait de prospections, j’ai surtout reçu la confirmation de mes hypothèses. Ce que j’avais cru imaginer au sujet d’Outcome ou de la NRAG était du domaine de la réalité. Tous les jalons posés durant la trilogie au sujet de Treadstone et son arrière-plan médical et scientifique se vérifiaient. Restait à interroger nos sources sur ce qui se passerait en cas de foirage.»

Après avoir fini le traitement de JASON BOURNE : L’HÉRITAGE, Gilroy eut envie d’en signer sa réalisation. Scénariste confirmé, ce serait sa troisième mise en scène après Michael Clayton (cité à l’Oscar pour sa réalisation et son scénario) et le thriller Duplicity, avec Julia Roberts et Clive Owen.

: «C’est une des meilleures choses qui pouvaient nous arriver sur ce film. J’ai travaillé avec Tony sur les trois premiers titres de la saga et ai tout de suite vu qu’il avait l’étoffe d’un réalisateur. En salle de montage, il faisait déjà des propositions qui montraient une vraie sensibilité à la mise en scène.» appela son frère pour collaborer avec lui au scénario.
: «À nos débuts, Tony et moi avions déjà écrit plusieurs scénarios restés à l’état de projet. Notre relation de travail est encore plus aisée aujourd’hui. Après avoir commencé par définir la structure narrative, nous avons organisé la navette des scènes à écrire, lui depuis New York et moi depuis L. A., et ce à raison de 7 jours/semaine. Soucieux d’atteindre à un maximum d’efficacité, nous avons proscrit tout ego : est bon ce qui fonctionne.»

«Nous espérons que JASON BOURNE : L’HÉRITAGE méritera son titre en développant cette mythologie de façon à la fois créative et réaliste. Toutes les technologies auxquelles le film fait référence existent ou sont en cours de développement au sein des agences américaines. Le plus difficile a été de créer un protagoniste et de le plonger dans une situation d’urgence vitale qui induise un rapport de proximité avec le spectateur. Tony avait accompli l’essentiel en la matière avant même que je le rejoigne.»
: «L’idée géniale de Tony et Dan a été d’élargir les limites du monde originel de Jason, et de montrer que d’autres personnages habitaient cet univers dont ils contrôlaient plus ou moins les rouages. Nous pouvions ainsi construire un nouveau film sur les fondations d’un monde que le public connaissait déjà, et y amener de nouveaux personnages.»

Le scénario, comme tous les précédents, rompt avec les intrigues inventées par Robert Ludlum dans un contexte de guerre froide. Il retient cependant deux thèmes clés chers à l’auteur : la conspiration et la notion d’un programme top secret échappant aux mains de ses instigateurs.
JEFFREY WEINER (Producteur) : «Nous étions tous ravis que Tony veuille aussi réaliser le film. Il est une des rares personnes impliquées dans la franchise depuis ses débuts. Il est fasciné par le monde du renseignement, il en est imprégné, et je pense qu’il a donné aux spectateurs de JASON BOURNE : L’HÉRITAGE ce qu’ils attendent d’une histoire de Jason Bourne.»

Le Casting

Pour le rôle d’Aaron Cross, les producteurs choisirent , comédien cité deux fois à l’Oscar, et aussi à l’aise dans le drame que le film d’action.
: «Jeremy est un acteur étonnant, complexe, tendre et dur à la fois. Je l’ai vu près de vingt fois dans Démineurs et l’ai trouvé, seconde par seconde, totalement immergé dans les détails physiques du rôle. Son intégrité, son intelligence, son intensité à fleur de peau en faisaient un cousin idéal de Bourne.» «Jeremy est un «athlète de l’écran». Ceux qui l’entraînèrent ont vu dès la première séance qu’il était supérieurement doué, et qu’il ne serait pas nécessaire de le doubler. C’est là que les compagnies d’assurance ont commencé à avoir des sueurs froides !»

Le Tournage

En novembre 2010, durant l’écriture du scénario, entreprit un «tour du monde» qui le mènerait des Rocheuses à Manille, lui permettant d’adapter l’action aux décors naturels. «Cela ne répondait pas à une quête d’exotisme, mais à une volonté de montrer le monde où nous vivons, sans le glamouriser.»

Notes de Tournage...

8 Août 2011 - face à dans Bourne Legacy

L'acteur américain , vu dans les séries Mike Hammer et Prison Break, complète le casting du prochain volet des films d'espionnage autour de Jason Bourne, inspirés des écrits de Robert Ludlum, Bourne Legacy, rapportent Variety et The Hollywood Reporter. Matt Damon sera absent du long métrage, qui confrontera un autre assassin d'élite à la machination gouvernementale au centre de la saga.

Mike Hammer face à Jeremy Renner dans le prochain "Jason Bourne"