Notes de Prod. : Je suis une légende

    en DVD le 19 Juin 2008

Les décors

Le Manhattan de 2012 inventé pour les besoins de Je Suis Une LÉgende diffère sensiblement des visions futuristes habituelles.

La vie semble s’y être figée en l’espace de quelques heures, on y voit des vitrines de magasins éventrées par les pillards, des immeubles bouclés en hâte par la milice, des rues envahies de carcasses de voitures enchevêtrées. Mais la nature a repris ses droits, étendant sur cet ensemble chaotique un vaste réseau végétal qui donne tout son sens à l’expression «jungle urbaine».

«Dès l’annonce de la pandémie, la ville a réagi dans l’urgence et la panique», explique la chef décoratrice Naomi Shohan, qui avait déjà collaboré avec Francis Lawrence sur Constantine.

«La population a laissé derrière elle un paysage de guerre, puis une nouvelle vie a surgi, qui donne au décor une dimension poétique. Les canalisations en se rompant ont creusé des fondrières où des tronçons de rues et des pans d’immeubles se sont écroulés. Des courts-circuits, des fuites de gaz ont provoqué des incendies et des explosions, puis la nature a rapidement gagné du terrain, donnant aux canyons urbains de New York l’allure sauvage et romantique des paysages de l’Ouest américain au 19ème siècle.»

Pour concrétiser son «approche naturaliste», Francis Lawrence fit appel à Andrew Lesnie, chef opérateur de la trilogie du Seigneur Des Anneaux : «J’ai voulu tourner dans les rues de New York, en plein jour, en décors réels. Cela a déterminé un certain style d’interprétation et entraîné des choix de mise en scène.
Nous avons ainsi veillé à ce que la caméra restitue en permanence le point de vue de Neville, ses émotions et ses sensations.»

L’équipe travailla très tôt les week- ends pour profiter des rues désertes. Tourner dans une des villes les plus acti- ves et les plus peuplées du monde demanda un immense effort lo- gistique, mais «on ne peut pas imiter ou dupliquer New York», souligne le producteur exécutif Michael Tadross. «C’est une ville unique où nous avons eu la chance de dénicher des sites encore jamais vus à l’écran.»

Tadross et le régisseur d’ex- térieurs Paul Kramer mirent à contribution toutes les offi cines compétentes, dont le Bureau Cinéma & Télévision du maire Michael Bloomberg, pour obtenir les autorisations de tournage. La production eut accès à des lieux fermés jusqu’alors aux équipes, et fut même autorisée à boucler certains secteurs de la ville aux heures creuses.

Le moindre extérieur demandait une préparation conséquente pour habiller le décor, maquiller les façades et les trottoirs, installer des carcasses de voitures, déverser des tonnes de boue, mettre en place lianes, ronces et mauvaises herbes. «Nous avons toujours œuvré à grande échelle», se souvient Kramer. «Aucun décor naturel n’était utilisable en l’état car le monde de Je Suis Une LÉgende ne ressemble en rien au New York actuel.»

L’équipe investit les cinq districts de la ville, et tourna notamment dans Grand Central Terminal, Madison Square Park, Washington Square Park, TriBeCa, Columbus Circle, Chinatown et la Cinquième Avenue.

Will Smith : «C’est après avoir bloqué toute circulation dans la Cinquième Ave- nue que nous avons soudain réalisé que nous n’avions jamais vu New York désert. C’est une image incroyablement puissante.» Francis Lawrence : «Le plus étonnant, c’était le silence. Je suivais, fasciné, les évolutions de Will dans cette avenue à l’abandon, et sitôt que je criais «Coupez», une immense clameur montait des rues voisines où des milliers de gens s’étaient regroupés. Durant la prise, en revanche, personne ne faisait le moindre bruit, et cela a duré ainsi toute la journée. Nous avons vraiment apprécié le calme et l’esprit de coopération de la population.»

La grande scène d’exode demanda trois mois de préparation avec le concours de dizaines d’officines, dont l’unité aérienne du NYPD, l’Army Corps of Engineers et le Department of Environmental Conservation pour obtenir les permis de tourner et régler les évolutions de nombreux avions et bateaux autour du Pont de Brooklyn et de l’embarcadère mis en place pour la circonstance.

L’éclairage du site et l’installation du matériel militaire prirent une semaine entière avant le début des prises de vues qui s’étalèrent sur six nuits. Pour cette séquence spectaculaire, la production obtint, entre autres appareils, un Black Hawk de la Garde Nationale de New York, des hélicoptères Dolphin H-65 des Garde-Côtes, des Humvees et véhicules d’assaut Stryker, des vedettes, canots, etc. Environ 150 militaires participèrent à cette scène au milieu de milliers d’acteurs, figurants et techniciens.

«Il était important de recruter de vrais soldats pour cet épisode», souligne Glen.

«La fameuse 69ème Division d’Infanterie de New York, sous l’autorité du Département de la Défense, nous alloua généreusement des dizaines d’hommes formés au maintien de l’ordre en milieu urbain, qui contribuèrent au réalisme de la scène.»

Janek Sirrs (de la trilogie MATRIX) supervisa la création des Infectés, associant infographie et «motion capture» pour produire des créatures à la peau glabre et translucide. Le chef de cette inquiétante tribu : Alpha Male, est incarné par Dash Mihok. La production utilisa l’ancien Arsenal Kingsbridge du Bronx pour une bonne partie des scènes à effets visuels, dont les vues de Times Square envahi par la végétation.

L’Arsenal de Marcy Avenue, dans Brooklyn, servit pour quatre décors, dont le «bunker» de Neville, conçu et dessiné par Naomi Shohan et «embelli» par les créations numériques de Conrad Brink. Mais, plus encore que l’action et les effets visuels novateurs, c’est le voyage intérieur de Neville qui constitue aux yeux d’Akiva Goldsman l’aspect le plus fascinant de Je Suis Une LÉgende : «Le film est l’histoire d’un homme qui a perdu ceux qu’il aimait le plus. Le monde s’est arrêté, comme c’est le cas après un deuil, ainsi que pour des millions d’autres. Puis vient le temps de la reconstruction de soi, du retour à la vie. Le film relève de la S. F., mais chacun peut se retrouver dans cette histoire.»

Et Will Smith de conclure : «Le film est à la fois une épopée futuriste et le voyage émotionnel d’un homme seul. Au fi l de la projection, vous y découvrirez d’autres niveaux d’interprétation, plus obliques, plus allusifs, qu’il vous appartiendra de décrypter à votre façon. Ce fi lm est une expérience dont nous espérons qu’elle aura pour le public des vertus cathartiques. Nous avons souhaité en faire un spectacle stimulant, mais aussi y développer certaines idées et y poser certaines questions. C’est cette double exigence qui a guidé notre travail sur Je Suis Une LÉgende

Notes de Production

Fan de science-fiction, Will Smith (I, Robot, Men In Black, Independence Day) s'intéressait depuis longtemps au roman de Richard Matheson Je suis une légende, un des grands classiques de la littérature futuriste : "C'est un livre exceptionnellement riche, à mi-chemin de l'horreur et de la S. F., et c'est aussi une merveilleuse étude de caractère.

Notes de tournage...

Le 4 Mai 2006 - Will Smith contre les vampires !

Après près d’un an d’absence depuis Hitch - Expert En Séduction, Will Smith n’en finit plus d’associer son nom à divers projets de longs-métrages. L’acteur, qui vient de rejoindre le plateau de Tonight, he comes après avoir bouclé Poursuit Of Happiness de Gabriele Muccino, vient d’annoncer son intention de tourner dans le prochain projet de Francis Lawrence (Constantine) : I Am Legend.

Les scènes d'action

Le tournage fut une série d’épreuves physiques pour l’acteur, appelé à sprinter dans les rues désertes, à piloter une Ford Mustang lancée à pleine vitesse, à bondir sur les toits des voitures, à rester suspendu dans le vide la tête en bas, à lutter contre des bandes d’Infectés, etc.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 275 066 entrées
  • Cumul IDF : 712 283 entrées

  • 1ère semaine France : 1 125 542 entrées
  • Cumul France : 2 969 963 entrées