Comment vous êtes-vous retrouvés sur ce film ?
Max Clavelly : J’avais 6 ans quand j’ai tourné Tellement proches d’Eric Tolédano et Olivier Nakache. On est revenu me chercher… Je n’étais pas trop, trop surpris… Après, j’ai fais des essais et on m’a pris.
Julien Crampon : J’ai suivi le cursus normal des jeunes acteurs. C’est grâce à la productrice,
Nelly Kafsky, qui a appelé mon agent, que j’ai rencontré
Philippe Locquet. J’avais déjà une expérience télé dont un premier téléfilm quelques années auparavant, mini-série qui réunissait trois enfants.
Pierre Lefebvre : J’ai fait du théâtre, classique et surtout contemporain. Depuis un an, je multipliais les castings sans que ça aboutisse. Et là, j’ai décroché le rôle de Paul.
Le P’tit vit avec sa grand-mère. Dès le générique, il occupe l’espace de façon très énergique. Quel est son principal trait de caractère ?
Max Clavelly : Il est beaucoup plus actif que moi dans la vie même si je ne suis pas souvent fatigué. Il n’a pas la chance d’avoir un père et une mère, mais il est curieux de tout. Et il est très content de découvrir qu’il est le petit frère de deux garçons.
Marty est un adolescent turbulent, placé dans un foyer. C’est un petit dur au grand cœur…
Julien Crampon : Marty a plein de sentiments rentrés. Il s’est créé une carapace. Des trois, c’est lui le plus seul, le plus fragilisé. Il a été reconnu par sa mère, mais il ne l’a jamais vue. Et il n’a pas de père. Pour ce rôle, j’ai travaillé avec un coach. On s’est notamment servi de la sophrologie pour que j’apprenne à ressentir les choses.
Le personnage de Paul est sans doute le plus complexe, le moins sympathique. A-t-il été facile de l’interpréter ?
Pierre Lefebvre : C’est un personnage qui a beaucoup évolué pendant le tournage. Au début, il était très réservé, puis au fur et à mesure
Philippe Locquet a décidé qu’il devait davantage s’ouvrir aux autres… Lui, même s’il ne le voit pas beaucoup, il a un père, il est habitué à être seul. Ces vacances vont lui apprendre à découvrir une autre façon d’être.
Ce film parle d’une famille recomposée. Avoir l’esprit de famille, c’est quoi aujourd’hui ?
Julien Crampon : Je vis avec mes parents et mon frère, j’ai la chance de ne jamais avoir eu à me poser la question.
Pierre Lefebvre : Le film montre que malgré les différences des uns et des autres, ils ont plus qu’une mère en commun. La famille, ce n’est pas un sentiment inné, mais les sentiments peuvent se créer même quand on n’a pas été élevé ensemble.
Quel rôle joue la « Nonna » au centre du trio ?
Max Clavelly : Elle est gentille, puis elle fait beaucoup pour nous aider à nous entendre.
Julien Crampon : C’est un personnage essentiel. C’est évidemment elle la plus mature, la plus responsable.
Pierre Lefebvre : Elle veut réparer les erreurs de la mère des trois garçons. Et réunifier la famille.
Comment s’est déroulé le tournage ?
Julien Crampon : On a tourné en septembre dernier, en pleine période scolaire. Pendant un mois et demi, j’ai du mettre de côté un certain nombre de choses : le lycée, la guitare électrique, mais pour la première fois j’ai eu le sentiment d’interpréter vraiment un personnage. C’était très sympa et passionnant.
Pierre Lefebvre : C’est vrai, tout le tournage a été un bon moment. La scène la plus difficile était peut-être celle de la piscine. On était un peu nerveux, mais ça s’est super bien passé, naturellement. On en avait beaucoup parlé avec Philippe qui voulait que ça ne choque personne.
Max Clavelly : Pour moi, le tournage, c’était une autre vie ! J’ai adoré être à la campagne… Ca m’a fait du bien, le calme, pas trop de bruit, pas de pollution. Le plus difficile, c’est de revenir à Paris et de reprendre l’école. Avoir un maître tous les mercredis c’était plus difficile que d’apprendre les textes du film. Les textes, c’est comme une poésie.
Diriez-vous que Philippe Locquet est resté un grand enfant ?
Julien Crampon : Ah, ça oui ! C’est quelque chose qu’il n’a pas oublié en vieillissant.
Pierre Lefebvre : C’est quelqu’un qui reste très ouvert, très curieux… Parfois, il nous demandait notre avis pour savoir si c’était crédible, si c’était réaliste, si on aurait dit ça dans la vraie vie! Et il tenait compte de ce qu’on lui disait.
Comment définiriez-vous Je vous aime très beaucoup ?
Pierre Lefebvre : C’est une comédie dramatique avec des moments forts, des moments drôles, toutes sortes d’émotions. »
Max Clavelly : On ne peut pas dire que c’est une comédie ou que c’est un drame. On peut dire les deux.
Comment imaginez-vous l’avenir de vos trois personnages ?
Julien Crampon : Marty a trouvé une famille, des marques. Il baigne dans le bonheur et va sûrement évoluer de façon plus stable.
Pierre Lefebvre : Paul a moins de préjugés sur la campagne, les foyers… Il est plus ouvert et il s’est endurci. Il a mûri et s’est amélioré.
Max Clavelly : Deux frères en plus, c’est mieux que d’être tout seul. Quand on est seul, on n’a pas quelqu’un pour prendre exemple. Avec ses grands frères, il va grandir plus vite. C’est cool d’avoir une famille !