Notes de Prod. : Je vous trouve très beau

    en DVD le 05 Septembre 2006

Aymé par Michel Blanc...

« J'ai trouvé le scénario original, touchant, et souvent très drôle. En plus, c'est un type de personnage tout en humanité, que je n'avais pas encore vraiment abordé. Si le film avait été écrit trente ou quarante ans plus tôt, c'est un rôle qu'il aurait fallu confier à Bourvil. On y trouve ce mélange de drôlerie innocente et de sentiments universels très profonds. »

« On ne me propose pas souvent ce genre de personnage. Je n'ai pas à m'en plaindre puis que je suis le premier à ne pas me les écrire ! L'idée d'évoluer vers cela me plaisait. Non seulement le scénario était bon, mais j'avais envie d'aller dans ce sens-là. »

« J'avais croisé Isabelle Mergault sur un film de Mocky, juste assez longtemps pour savoir qu'elle avait autant d'humour que de caractère ! On s'est revu ensuite, mais notre vraie rencontre s'est faite pour ce film. Je n'étais pas surpris qu'elle écrive car mon camarade, Gérard Jugnot, avait déjà réalisé Meilleur Espoir Féminin d'après son scénario. Cela m'a fait plaisir qu'Isabelle ait pu écrire en pensant à moi. Je fais partie de ceux qui ont été convaincus qu'elle devait le réaliser elle-même. Au début, ce n'était pas certain et cela aurait été dommage. Pourquoi chercher un « père porteur » alors qu'Isabelle sait exactement ce que c'est que de jouer la comédie ? »

« Le scénario, comme le film, lui ressemble ; on y sent l'alliance de beaucoup d'humour, de quelque chose de tendre, de subtil, et de très féminin aussi. Sur le plateau, Isabelle est très concentrée. Elle ne lâche pas avant d'avoir ce qu'il faut pour le film. Pour lui proposer autre chose, il faut avoir des arguments. Elle les examine, et quand c'est juste, elle prend. »

« La campagne est un univers auquel je me sens légèrement étranger. Alors, je me suis renseigné. C'est comme tout, si j'avais joué un chirurgien, je me serai documenté. J'ai appris à traire les vaches ! Mais le fond de l'histoire n'est pas là. Aymé, mon personnage, vient de perdre sa femme. Ce n'est pas qu'il en était amoureux, mais elle lui était utile à la ferme. On ne peut pas dire qu'il ne l'aimait pas, mais leurs rapports se situaient sur un autre plan. C'était un rapport de voisinage. »

« Aymé n'a jamais considéré que le bonheur était une composante de la vie. Pour lui, c'est un truc qu'on trouve dans les livres ou dans les films, mais pas en vrai. Une vie, c'est travailler, gagner de quoi manger, en l'occurrence, faire tourner la ferme. Celle qu'il va trouver pour remplacer sa compagne va tout changer. Elle va l'ouvrir à autre chose. Il va se découvrir, se révéler. Il va apprendre ce que c'est que d'avoir des sentiments, de la tendresse, ce que c'est que d'être gentil avec son chien, des choses aussi simples que cela. Cela pourrait se passer n'importe où. L'aspect agricole n'est que du décor, du contexte. »

« Ce qui fait la principale qualité du scénario,le mélange humour-émotion, engendre aussi les principales difficultés de jeu. L'alternance de comédie et d'émotion n'est pas toujours évidente à jouer. Il y a des ruptures de ton, des émotions qui surgissent, et c'est assez fort. Par exemple, lors de la scène de la farandole de chaises, un bel hommage à La Grande Vadrouille, on joue toute la scène en faisant semblant d'être ivre mort, en riant comme des malades, puis tout à coup, Elena apparaît et je me fige. J'avais un mal de chien à garder mon sérieux, parce que derrière, les autres continuaient à me rentrer dedans ! Hormis l'épuisement physique que représente cette joyeuse gaudriole - j'ai eu des courbatures pendant trois jours -, le basculement d'émotion est intense. C'est à l'image du film. »

« Pour moi, l'émotion est extrêmement fragile. Si vous la sentez arriver et qu'on ne tourne pas dans le moment, on risque de la perdre. Alors vous pouvez jouer, mais vous n'aurez plus cette petite chose en plus qui fait toute la différence. La scène de la cabine téléphonique m'a laissé un grand souvenir. J'avais tout un monologue à dire et je devais retrouver l'émotion à chaque prise. C'est beaucoup plus difficile que de conduire un tracteur ! »

« Lorsque j'ai appris que Medeea, la jeune actrice roumaine qui joue Elena, ne parlait pas un mot de français six mois avant le tournage, je ne l'ai pas cru. Elle maîtrise pourtant toutes les finesses, toutes les nuances de jeu dans notre langue. C'est remarquable. Non seulement elle parle, elle comprend, mais elle joue extrêmement juste en français ! »

« Pour moi, ce film a vraiment une sensibilité à part. Je ne crois pas que l'on puisse en sortir en se disant seulement qu'on a vu une bonne comédie. J'espère que le public aura l'impression d'avoir rencontré ces gens et des les avoir vus vivre quelque chose d'aussi émouvant que réjouissant. »

Sur le tournage...

Le 14 janvier 2005 - Isabelle Mergault passe derrière la caméra…

La comédienne Isabelle Mergault prépare son premier film La Fille De L’est dont elle signe le scénario. Le tournage qui débutera en février mettra en scène Michel Blanc que l’on n’a pas vu au cinéma depuis Madame Edouard.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 77 829 entrées
  • Cumul IDF : 358 107 entrées

  • 1ère semaine France : 479 294 entrées
  • Cumul France : 3 536 621 entrées