Notes de Prod. : Jeux de pouvoir

    en DVD le 03 Novembre 2009

Les couloirs du pouvoir : décors et lieux de tournage

Los Angeles

La création de la salle de rédaction et de l’atelier d’imprimerie du Washington Globe où travaillent Cal, Della, Cameron et leurs collègues a nécessité non seulement des recherches intensives, mais aussi la mobilisation de deux des plateaux des Culver Studios de Culver City, en Californie. C’est le décor le plus complexe sur lequel les cinéastes aient jamais travaillé.

Pour imaginer l’environnement de travail des collaborateurs du Washington Globe, le chef décorateur Mark Friedberg et l’ensemblière Cheryl Carasik, ont visité les locaux de plusieurs journaux, dont le Washington Post et le Los Angeles Times, ont pris d’innombrables photos et ont étudié des documents d’archives. C’est dans la salle de rédaction que l’authenticité était la plus importante aux yeux de toute l’équipe du film. Kevin Macdonald explique fièrement : «Ce décor, c’est notre effet spécial ! Nous avons mis dedans tout notre amour et notre savoir-faire. Il était édifié sur une grande zone de deux plateaux, ouverts pour être réunis, avec une hauteur de plafond double de d’habitude. Certains jours, nous avions 250 journalistes là-dedans. Je crois que personne ne doutera en voyant le film que ce soit un endroit bien réel !»

Mark Friedberg commente : «La plupart des gens s’imaginent savoir à quoi ressemblent les locaux d’un journal. 90% des salles de rédaction se ressemblent par certains aspects : plafonds bas, lumière oppressante et longues perspectives. Nous avons donc dû rendre notre salle de rédaction plus réaliste que ce que le spectateur moyen s’imagine. Nous avons aussi dû improviser un peu pour rendre l’éclairage fluorescent plus photogénique. Nous l’avons utilisé pour éclairer nos scènes, pas seulement pour imiter une vraie salle.»

Kevin Macdonald commente : «Nous avons essayé d’être le plus précis et le plus exact possible dans notre portrait du métier et de la nature d’un journaliste. Le Washington Post s’est montré vraiment très utile, ils ont été d’une aide précieuse. Ils nous ont pris sous leur aile. Chacun des acteurs a eu droit à une visite guidée et a passé une demi-journée là-bas. Ils nous ont laissés filmer leurs rotatives et nous ont donné quantité de conseils. Ils nous ont aussi «prêté» R.b. Brenner, dont nous avons fait la connaissance quand il nous a guidés lors de notre visite au journal. Il nous a vraiment aidés à garder le cap et à coller au plus près à la réalité. R.B. est un homme qui a un grand sens de la responsabilité et une éthique élevée, qui voit le journalisme comme une institution publique très importante. Il pense que les journalistes sont responsables de la société dans laquelle ils vivent et qu’ils peuvent commettre énormément de mal en imprimant quelque chose qui n’est pas la vérité.»

Après un mois passé à filmer les séquences intérieures du Globe, toute l’équipe a quitté les studios pour aller tourner dans différents endroits autour de Los Angeles. Des séquences ont été tournées au Bonaventure Hotel, dans le centre-ville, à la Mayfield Senior High School for Girls et au Centinela Hospital d’Inglewood, où Della rend visite à un livreur hospitalisé pour s’être trouvé dans la ligne de tir de l’assassin. La production est ensuite retournée aux studios de Culver pour deux autres semaines de tournage de scènes se déroulant à Los Angeles, dans le décor de l’intérieur de l’appartement de Cal et la chambre du motel où Dominic Foy est interrogé par Cal, Della et Stephen.

Washington, D.C.

Jeux De Pouvoir a été filmé dans le District de Columbia, et le tournage y a été plus long que pour toutes les productions récentes dont se souvienne la régisseuse d’extérieurs, Carol Flaisher. Les cinéastes cherchaient des lieux de tournage qui montrent la vie quotidienne des habitants de Washington, pas uniquement les monuments touristiques bien connus. Carol Flaisher a dû se battre avec de nombreux services administratifs pour que le film puisse donner de la capitale américaine un portrait correspondant à ce que connaissent les gens qui y vivent et y travaillent.

Washington n’est pas un endroit où il est facile de tourner. Carol Flaisher raconte : «Il faut contacter un nombre infini d’organismes pour obtenir quantité d’autorisations : le district, la police du district, le service des parcs, la police des parcs, le Capitole, les services secrets, l’administration générale des services, pour n’en citer que quelques-uns... Pour des raisons évidentes, la sécurité est très stricte, et il y a certains lieux où l’on ne peut pas tourner. Je dois dire cependant que la police du district a été géniale. Ce sont eux qui ont rendu possible le tournage à Columbia.»

Caméras et costumes

Que ce soit à travers les décors de Mark Friedberg ou la photo de Rodrigo Prieto, le travail de tous les membres de l’équipe a eu pour objectif de servir la vision du réalisateur. Celui-ci précise : «Il s’agissait de traduire visuellement l’évolution du journalisme, passé des journalistes d’investigation stars des années 70 à ce que l’on considère parfois aujourd’hui comme quelque chose de méprisable.»
Ajoutant au style visuel distinctif du film, Rodrigo Prieto a utilisé deux types de caméras différents : la Panavision standard, équipée d’une nouvelle génération d’objectifs anamorphiques encore jamais utilisés pour un film, et une caméra numérique Genesis. Le directeur de la photo explique : «Nous avons pris la décision d’explorer deux mondes en les présentant de façon distincte. Nous avons utilisé des objectifs anamorphiques pour le monde du journaliste, et la caméra numérique pour le monde de la politique - en partie parce que nous autres, citoyens ordinaires, voyons souvent la politique à travers une caméra vidéo.»

Il était aussi important aux yeux du directeur de la photo et à ceux du réalisateur de différencier les personnages à travers le choix des objectifs. Rodrigo Prieto explique : «Cal est peu soigné dans son allure, son appartement n’est pas bien tenu. Le monde de Stephen est plus formel, plus strict et ordonné. Bien sûr, cela ne saute pas aux yeux. Nous espérons simplement que le public en aura le ressenti en voyant les différents moments du film. Puis les deux mondes se rejoignent pour le point d’orgue du film, filmé à la caméra portable, lorsque le membre du Congrès entre dans l’univers de Cal.»

Jacqueline West a choisi les costumes de Jeux De Pouvoir en cherchant également à tendre vers un réalisme brut. Elle explique : «Kevin a une vision très précise de ce qu’il souhaite en termes d’ambiance, d’atmosphère et de style visuel. Lui et moi étions inspirés par les films des années 70 et leurs couleurs. Kevin aime le réalisme que l’on voit dans les rues...»

Notes de tournage...

Le 19 Décembre 2007 - Casting Musical pour State Of Play

Edward Norton quitte le tournage de State Of Play. Des négociations sont en cours pour que ce soit Ben Affleck qui le remplace. Norton est la deuxième tête d’affiche à ne plus faire partie du casting, après le départ de Brad Pitt fin novembre. Celui-ci avait abandonné le tournage dans un climat de tensions, puisqu’il avait refusé de tourner le film si le scénario n’était pas modifié, exigence à laquelle n’avaient pas cédé les producteurs. Ils ont menacé de poursuivre en justice Pitt qui désire être payé quand même.

Jeux de pouvoir, du petit au grand écran

De l’obtention des droits d’adaptation jusqu’au casting, le chemin suivi pour poser les caméras de Jeux De Pouvoir dans les rues de Washington a connu autant de suspense qu’un thriller politique. C’est grâce à la persévérance du producteur Andrew Hauptman, et de Tim Bevan et Eric Fellner chez Working Title, que le projet a pu voir le jour sur le grand écran. Le film est tiré de «State of Play - Jeux de pouvoir», une mini-série créée par Paul Abbott qui a connu un immense succès lors de sa diffusion sur la BBC en 2003. En France, la série a été diffusée en 2005.

Journalistes et politiciens : les acteurs

Pour le rôle de Cal McAffrey, journaliste vétéran du Washington Globe, les cinéastes voulaient un acteur crédible dans le rôle d’un homme qui a du cran, se révèle capable d’évoluer dans les situations les plus critiques et possède une bonne connaissance du terrain. Cal McAffrey est aussi un journaliste bourru qui s’accroche aux anciennes méthodes et aux vieilles valeurs face au changement.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 580 entrées
  • 1er jour IDF : 12 663 entrées
  • 1ère semaine IDF : 115 806 entrées
  • Cumul IDF : 275 081 entrées

  • 1er jour France : 42 681 entrées
  • 1ère semaine France : 303 056 entrées
  • Cumul France : 686 203 entrées