Notes de Prod. : Jugez-moi coupable

    en DVD le 26 Avril 2007

Notes de production

Pour vibrer d’une telle ferveur, d’une telle énergie créatrice et d’une telle efficacité, le plateau de Jugez-moi Coupable ne pouvait qu’être dirigé par un cinéaste rompu à toute épreuve. Âgé de quatre-vingt-deux ans, Sidney Lumet est un monument, non seulement du cinéma américain contemporain, mais aussi du cinéma mondial.
Cité cinq fois aux Oscars, il renoue avec les thèmes du crime, de la trahison et de la rédemption qui ont inspiré certains de ses grands classiques : Douze Hommes En Colère (1957), Serpico (1973), Un Après-midi De Chien (1975), Le Prince Denew-york (1981) et Le Verdict (1982).

“C’est un des cinéastes les mieux préparés et les mieux organisés que j’aie jamais rencontrés, et j’en ai connu quelques-uns”, dit le producteur Robert Greenhut. Producteur associé de Sidney Lumet sur Un AprÈs-midi De Chien, Greenhut a aussi collaboré avec Woody Allen sur une vingtaine de films. “Avec Sidney, le tournage est affaire de pure exécution. Il est si précis qu’il vous permet de tourner à toute vitesse.” Le producteur-scénariste T. J. Mancini (Strays, Shadow Of Doubt) est du même avis. “Avec Sidney, tout paraît facile, naturel, sans effort. Beaucoup de réalisateurs feront prise sur prise jusqu’à épuiser leur acteur. Sidney Lumet en fera une, peut-être deux, à la limite trois. Il est exigeant et il sait ce qu’il veut obtenir, et comment l’obtenir.
Et je pense que pour avoir la chance de travailler avec lui, les acteurs s’engagent beaucoup plus que de coutume.” Ce que Sidney Lumet préfère mettre en avant, c’est la complexité du vrai Jackie DiNorscio. “Tout d’abord, c’est un des personnages les plus déments que j’aie jamais croisés. C’est un mafieux, un trafiquant de drogue, un menteur, un tricheur — toutes choses parfaitement déplaisantes — et pourtant il y a quelque chose en lui de profondément touchant. Sa loyauté envers sa «famille» était inébranlable et l’humour dont il a fait preuve dans le prétoire, tout à fait remarquable. Il faut dire qu’il n’avait peur de rien.” L’ampleur même du procès qui constitue le noyau de l’histoire de Jackie permettait au réalisateur de voir grand.

“Ce fut le procès le plus long de toute l’histoire des États-Unis,et on comprend qu’il ait duré deux ans : il y avait vingt inculpés, flanqués donc de vingt avocats, qui devaient répondre de soixante-seize chefs d’accusation. Par sa seule envergure, il dépassait tout entendement.”De plus, face à un DiNorscio irrévérencieux mais finalement sympathique, il y avait un procureur qui n’avait jamais connu la défaite. “Comment résister à l’envie de raconter cette histoire ?”, enchaîne le producteur Bob Yari qui, de film en film, n’a jamais cessé de traquer les personnages hauts en couleur. “Jackie est un personnage complexe, il a sa propre moralité, son code de l’honneur.
Alors qu’il purge déjà une peine de trente ans, il se voit offrir une réduction de peine s’il accepte de coopérer avec la partie civile et se porter témoin à charge, mais il répond qu’il préférerait passer mille ans en prison que de mentir et de dénoncer des gars qu’il connaît depuis l’enfance. ” “DiNorscio affirmait pendant son procès qu’il était un comique, pas un gangster, ajoute le producteur George Zakk, et en décidant d’assurer lui-même sa défense, il a réussi à transformer le procès en spectacle et le prétoire en piste de cirque.” Collaborateur de longue date de Vin Diesel (une demi-douzaine de projets dont Xxx, et Un Homme à Part), c’est Zakk qui, il y a quatre ans, a découvert le scénario de Jugez-moi Coupable et l’a transmis à l’acteur.

Natif du New Jersey,T.j. Mancini avait avidement suivi le procès qui se déroulait dans son état à la fin des années 1980. À travers un ami commun, il contacte DiNorscio dans sa prison et aborde très vite l’idée de tirer un film du procès. Pendant trois ans, Mancini et son co-scénariste Robert Mccrea interviewent DiNorscio par téléphone «par tranches de 10 minutes» et finissent par obtenir les droits cinématographiques de son aventure. Mancini rencontre DiNorscio à sa sortie de prison, le dialogue se fait plus continu.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 27 409 entrées
  • Cumul IDF : 43 757 entrées

  • 1ère semaine France : 66 767 entrées
  • Cumul France : 100 528 entrées