Notes de Prod. : Kérity, La maison des contes

    en DVD le 20 Avril 2010

Style narratif, mise en scène de Kérity, La maison des contes

Réalisme fantastique
Par la mise en scène on devait être proche de la sensation d’un enfant fasciné par l’univers mi-réel, mi-fantastique d’un conte. L’idée était de faire appel aux souvenirs d’enfance et de garder cette sincérité première du rapport aux histoires.

Un film d’aventure intimiste
Au regard des dessins et de l’histoire, un traitement intimiste s’imposait pour ce qui se passait à l’intérieur de la maison et de la bibliothèque. Dès qu’on franchissait le pas de la maison, une véritable aventure plus dynamique devait prendre forme.

Les personnages
On a créé une réelle interaction entre les personnages. Par exemple pour Blanche Neige qui est sur le point de manger sa pomme et les sept nains qui l’en empêchent. Pour Natanaël, je voulais qu’il évolue tout au long du récit. Il s’affirme au fur et à mesure de l’histoire, découvre son destin et sa personnalité. Dans le château, quand il prend l’allumette pour combattre le crabe, il devient un chevalier, il assume pleinement son rôle de héros. C’est là qu’il commence à devenir maître de l’aventure et cette confiance en lui va lui permettre d’accéder à la lecture.

Sound design, musique
Tout au long du récit, on a décidé avec Christophe Héral d’osciller entre une orchestration sobre, une sorte de thème unique qui revient, joué de manière très épurée, et des orchestrations plus ambitieuses. Au niveau des bruitages, on voulait quelque chose de très naturel, d’organique. Au début, les deux mondes sont séparés, ils sont mis en parallèle. On a traité différemment l’univers sonore d’un même personnage selon les enjeux de la scène et le contexte. Par exemple, le personnage du crabe est à la fois inoffensif dans la première séquence de la plage et devient effrayant et menaçant à l’intérieur du château de sable. Pour les personnages de contes, on a principalement travaillé sur des froissements de papier. On revient sur des bruitages plus « réalistes» au moment où Natanaël est réduit à leur échelle et rentre dans leur monde. A la fin du film, la solution classique aurait été de retourner au bruitage papier et de séparer encore une fois les deux mondes. Mais on a décidé de garder le traitement sonore « réaliste ». À ce stade, les personnages existent vraiment pour Natanaël. Les deux mondes n’en forment qu’un.

Une histoire universelle
Dans la dernière séquence, lorsqu’on parcourt tous les continents, on entend les contes dans la langue de chaque pays. Cette bibliothèque où vivent toutes les histoires du monde, résonne au delà des frontières et des langues. Ces histoires seront toujours vivantes là où il y aura des gens prêts à les raconter. À la fin, Natanaël et sa sœur s’endorment sur le livre et les histoires continuent dans leurs rêves. C’est le propre des contes et de la lecture.
Dominique Monféry (Propos recueillis par Frédéric Schindler)

Kérity, entre rêve réalité

L’origine de l’histoire
C’est un petit garçon de trois ou quatre ans qui m’a inspiré cette histoire. Il s’appelle Natanaël. Un jour, il m’a confié : “Tu sais, ben moi, je ne sais pas lire !” Tout le monde autour de lui savait lire, sauf lui. Il croyait vraiment qu’il lui manquait quelque chose, comme si la lecture était innée ! À partir de cette anecdote, j’ai imaginé reprendre tous les personnages de contes qui me tenaient à cœur et de les faire exister ensemble autour de Natanaël pour construire une sorte de voyage initiatique. La lecture est une invitation au rêve et crée par ailleurs un rapport d’une grande intimité. Quand quelqu’un lit pour un autre, un parent pour un enfant par exemple, une sorte de rêve commun se construit au fil des mots. Dans ce récit, bien plus qu’une bibliothèque contenant des milliers de livres, Natanaël reçoit en héritage le don de la lecture.

Les personnages de Kérity, La maison des contes

Alice et le Lapin (voix : Lorant Deutsch)
Douce, rêveuse et attentionnée, Alice s’embarque les yeux fermés dans l’aventure avec son complice le Lapin. Natanaël succombe très vite à son charme et elle fera de lui son héros.

L’Ogre (voix : Gonzales)

Kérity, La maison des contes : Espaces et décors

J’ai dessiné tous les décors de référence. On a mis beaucoup de temps à définir où se levait le soleil et où on devait placer les maisons les unes par rapport aux autres. Sur la base du plan qui m’a été fourni, j’ai dessiné une vraie carte, avec la mer, les maisons, les arbres, etc. Il fallait penser, par exemple, à comment les petits personnages de conte feraient pour descendre sur la plage. Et surtout, au delà des besoins de la narration, trouver une belle façon de le faire.
 

Box-office au 21 Janvier 2010

  • Paris 14h : 778 entrées
  • 1er jour IDF : 1 360 entrées
  • 1ère semaine IDF : 23 586 entrées
  • Cumul IDF : 43 402 entrées

  • 1ère semaine France : 139 803 entrées
  • Cumul France : 309 584 entrées