Par bien des aspects,
Kick-Ass est le film de super-héros ultime. Tout comme le comic book de
Mark Millar et
John S. Romita Jr.,
Kick-Ass est bourré de références à des comics et à d’autres films de super-héros. « Pas de pouvoir, pas de responsabilités » est une déclinaison du célèbre « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » de Spider-Man. Il y a aussi de multiples références à Batman et Superman, et le film joue constamment avec les conventions du genre. « C’est une lettre d’amour adressée aux comics, explique
Matthew Vaughn, faisant écho à
Jane Goldman et
Mark Millar.
C’est un « comic book movie » post- moderne, un film de super-héros d’aujourd’hui. Je trouve que les films de super- héros s’essoufflent un peu. On ne peut plus faire de films avec des super-héros à l’emporte-pièce comme autrefois, le jeune public d’aujourd’hui cherche autre chose, et je pense qu’ils vont s’identifier à nos héros. » Pour
Matthew Vaughn, il était important que le ton soit ironique mais pas irrévérencieux, et que les détournements des codes du genre soient amusants et malins mais jamais méchants. « Il y a définitivement un esprit parodique dans KICK- ASS, mais il puise ses racines dans notre profonde affection envers cet univers. Il s’agissait de rendre hommage à quelque chose que j’aime et non de le tourner en ridicule. »
Matthew Vaughn conclut : « Je voulais ancrer le film dans l’univers des comics. Je voulais « déconstruire » tout ce que j’aimais, mais surtout pas le détruire. Il n’y a aucun aspect négatif dans la manière dont tous les personnages, Frank mis à part, sont dépeints. Frank est le seul qui ait un problème avec les super-héros. A part lui, tout le monde les trouve cool ! »