Kiki
J’ai créé plusieurs types d’héroïne aux cœurs nobles et purs, qui vivent pour une cause au mépris de la mort. Ce ne sont, je le sais, que des personnages de fiction. Suite aux lettres que j’ai reçues de la part des femmes qui me reprochaient de ne pas décrire leur condition avec lucidité, de créer une image idéale de la femme vue par le regard de l’homme, j’ai décidé de changer de type d’héroïne. Et kiki est apparue.
Les Enfants
Je veux divertir les enfants, leur transmettre ce qui me reste de ma jeunesse ce qui a positivement mûri en moi. Le problème vient de certains parents. Au fil des années, ils en deviennent les clones.
L’animation
Le film qui m’a décidé à entrer dans l’animation est le premier long-métrage d’animation du cinéma japonais, Le Serpent blanc, sorti dans les années 50. Mais ce qui m’a le plus ému, à peu près à la même époque, c’est un film de
Paul Grimault, La Bergère et le ramoneur, et un dessin animé soviétique qui s’appelait La Reine des neiges. (…) Cela m’a montré qu’on pouvait mettre la barre très haute et cela a peut être marqué le début d’un long processus.
L’écologie
Depuis la sortie de NAUSICÄA DE LA VALLEE DU VENT, en 1984, puis MON VOISIN TOTORO en 1988, on m’a collé l’étiquette d’écologiste. Or, je ne le suis pas du tout. Mon militantisme pour l’écologie se résume à peu de choses, car je fume du tabac sans retenue et roule à tombeaux ouverts dans des voitures de sport. L’appartenance à un mouvement, aussi noble soit-il, me rebute. Mais je crois que la nature reprendra le dessus sur l’homme, quoi qu’il arrive.