Une jeunesse à South Bay…
Au début des années 70, j’étais gosse lorsque déferla aux Etats-Unis la vague des films de kung-fu. L’Old School Martial Arts Cinema devint mon école. Pendant deux ans, il projeta sans discontinuer ces films. La fièvre du kung-fu retomba partout ailleurs, sauf dans ces salles de South Bay et celles du ghetto où elle sévit jusqu'au début des années 80. Je pense que c’est un des plus grands genres cinématographiques qui ait jamais existé."
Un autre monde…
Mes films se déroulent dans deux mondes distincts. Le premier, c’est "l’Univers Quentin" de PULP FICTION et JACKIE BROWN – un univers intensifié, mais plus ou moins réaliste. Le second, c’est le "Monde du Cinéma". Lorsque des personnages de l’Univers Quentin s’offrent une toile, ils deviennent des spectateurs du Monde du Cinéma, ils nous ouvrent une fenêtre sur ce monde. KIL BILL est le premier de mes films à se dérouler dans le Monde du Cinéma. C’est moi en train d’imaginer ce qui se passerait si ce monde existait réellement, si je pouvais y emmener une équipe de cinéma et y faire un film de
Quentin Tarantino sur ces personnages.
Deux volumes…
Durant l’écriture, j’ai pensé qu’
Harvey Weinstein pourrait accepter cette formule, mais je n’ai pas été jusqu’à la lui suggérer. Plus tard, il décida de lui-même de ne rien couper et me demanda si j’accepterais… de présenter le film en deux époques. "Génial ! Ai-je répondu, et en l’espace de deux heures, j’ai su comment procéder."
Les musiques…
J’ai du mal à avancer dans l’écriture tant que je n’ai pas trouvé le premier morceau musical qui mettra les spectateurs dans l’ambiance. J’ai très vite su que celui de KILL BILL serait "Bang Bang (My Baby Shot Me Down)", et j’ai eu en tête le flamenco du combat dans le jardin enneigé avant même d’écrire cette scène. C’est la musique qui m’aide à trouver le rythme, la pulsation du film."