Notes de Prod. : King Kong

    en DVD le 28 Novembre 2006

Du Premier King Kong... Au Seigneur des Anneaux.... Au King Kong de 2005 !

Une vocation précoce ou, lorsqu'un jeune rêveur découvre un classique du cinéma… KING KONG a enchanté des générations de spectateurs mais, pour le petit garçon néo-zélandais qu'était Peter Jackson, sa découverte fut un événement décisif qui changea le cours de sa vie. Peter Jackson : «J'avais 8 ou 9 ans lorsque je vis KING KONG un vendredi soir, à la télévision. L'impact fut tel que je décidai sur le champ de devenir réalisateur.
Je me suis dit : «Je veux faire du cinéma, je veux être capable de faire des films comme KING KONG.» L'effet fut aussi profond que durable.»

Choisir KING KONG comme référence prouvait chez l'enfant Jackson un discernement et une imagination pour le moins précoces. Ce chef-d'œuvre RKO de 1933 était un film pionnier à bien des égards, notamment par la sophistication de ses effets visuels, associant animation image par image, transparences, peintures sur verre et modèles réduits extrêmement détaillés. En première exclusivité, le film battit des records de fréquentation et rapporta plus de 1,75 million de dollars, sauvant ainsi RKO d'une banqueroute imminente. Des ressorties périodiques eurent lieu jusque dans les années 50, et en 1991, le comité pour la préservation du cinéma américain de la bibliothèque du Congrès l'inscrivit dans son Registre National. Plus de 70 ans après sa sortie, cette fable fantastique teintée d'onirisme continue d'inspirer les artistes, de fasciner le public, d'alimenter les réflexions des historiens du septième art et de tous ceux que les grands mythes du cinéma intriguent.
Jackson, pour sa part, n'oublia jamais ce vendredi soir. Trois ans plus tard - il n'avait alors guère plus de douze ans - il décida qu'il était temps de tourner sa propre version de KING KONG. Sa mère lui fit cadeau d'une ancienne étole dont il habilla un gorille miniature en fil de fer. Quelques coups de pinceau sur une boîte en carton firent une réplique convaincante du sommet de l'Empire State Building, se détachant sur une «découverte» de New York (en fait, un drap subtilisé et peint en grand secret).

Le film, hélas, ne fut jamais achevé, mais le concept continua d'habiter l'esprit inventif de Jackson.
Philippa Boyens (Scénariste) :
«Je pense qu'aux yeux de nombreux cinéastes, le premier KING KONG marque un tournant dans l'histoire du septième art, une tentative pour atteindre l'extraordinaire et même l'impossible. L'idée centrale - un gorille géant lâché en plein New York - est du cinéma pur. Elle illustre à la perfection la capacité de cet art à raconter une histoire par ses propres moyens, qui diffèrent de toutes les autres formes de récit, orales ou écrites. Je pense aussi que cette histoire garde toute sa résonance pour le public actuel.»

Flash forward : nous sommes en 1996, Jackson a remporté son premier succès critique (et une nomination à l'Oscar du meilleur scénario) avec CRÉATURES CÉLESTES. Ses pensées se tournent, une fois de plus, vers KING KONG, et un premier scénario émerge : «C'était un film d'aventures au second degré, très hollywoodien, plein de gags, de répliques à l'emporte-pièce», explique le réalisateur.
Mais le marché est saturé de singes géants : Disney annonce MON AMI JOE avec Charlize Theron, un GODZILLA se prépare. Universal décide donc de surseoir, et Jackson se console en attaquant son projet le plus ambitieux à cette date, qui l'occupera durant plusieurs années : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX.
Pour réaliser cette trilogie colossale, Jackson s'entoure d'une vaste équipe d'artistes, de techniciens et de comédiens et décide de tourner simultanément les trois épisodes, sur 16 mois. Une entreprise sans précédent dans l'histoire du cinéma et dont le couronnement sera LE RETOUR DU ROI.

Jackson n'attendra pas la soirée triomphale des Oscars 2003 pour se pencher à nouveau sur KING KONG, quoique dans une perspective bien différente. Ayant tout juste donné vie à l'une des plus grandes sagas fantastiques de l'histoire de la littérature, le réalisateur décide maintenant de jouer avec KING KONG la carte du réalisme.

Peter Jackson :
«C'est un des enseignements que nous avons tirés du SEIGNEUR DES ANNEAUX : plus l'histoire est fantastique, plus vous devez essayer de l'ancrer dans un monde réel. Notre KING KONG se situe, comme l'original, dans les années 30, et nous donnons de cette époque une image très réaliste, de même que nous traitons l'aventure de Skull Island comme un récit de survie, très âpre, très physique. Ce n'est pas parce qu'une histoire contient une part de fantastique qu'il faut nécessairement lui conférer un style fantastique. Je pense au contraire qu'il est bien plus intéressant de l'aborder par le biais de la réalité, de la rendre aussi réelle que possible et, par là même, doublement extraordinaire. C'est quelque chose que nous ne savions pas encore en 1996 et que nous avons appris en faisant LE SEIGNEUR DES ANNEAUX. D'où notre décision de remanier le script de fond en comble.
Le KING KONG de 1933 est mon film favori. C'est sans doute pour cela que j'ai eu envie de le refaire. J'ai pensé qu'une nouvelle version de cette merveilleuse histoire, bénéficiant des technologies actuelles, pourrait être quelque chose de réellement spectaculaire. C'est le fan qui vous parle ici, mû par l'envie de voir la version high-tech de cette fabuleuse aventure.
Il peut sembler étrange que KING KONG ait fait partie de ma vie si longtemps, qu'il soit depuis 35 ans mon film favori. Pouvoir le refaire aujourd'hui, c'est concrétiser un rêve incroyable, que je n'aurais même pas osé imaginer. Ma dette à son égard n'a fait que croître, car c'est ce film qui m'a orienté vers la réalisation et a été le moteur de ma carrière. Tourner cette nouvelle version m'a permis de l'en remercier et de lui rendre hommage.»

Notes de l'équipe

La décision de Peter Jackson de préserver à la fois l'époque et le décor de l'original procédait de deux facteurs : «Le clou du film serait, ici encore, la séquence de l'attaque des biplans sur King Kong, accroché au sommet de l'Empire State Building, et je ne voyais pas comment justifier la présence de ces avions dans un contexte actuel.

Un Singe plus intelligent

La création d'un nouveau Kong était un objectif prioritaire de Jackson et son équipe, et chacun avait à cet égard des idées très précises. Philippa Boyens : «Peter a écarté d'emblée l'idée de faire de Kong un monstre ou une créature anthropomorphique. Ce singe est, en vérité un gorille à dos argenté… de 4 tonnes et 8 mètres de haut.»

Une île qui ne figure sur aucune carte

Pour Jackson et la majorité de son équipe néo-zélandaise, le «chantier» KING KONG s'inscrirait dans le prolongement direct du tournage marathon du SEIGNEUR DES ANNEAUX, et ses seuls effets spéciaux demanderaient plus de travail que tous ceux de la trilogie.

Les Autres décors...

New York 1933 : renaissance d'une ville

L'autre décor légendaire de KING KONG est le New York de 1933. En faisant appel aux technologies de pointe développées pour LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, l'équipe Effets visuels fut à même d'inverser le cours du temps et de recréer une ville depuis longtemps disparue. New York a subi de telles transformations au cours des 72 dernières années que la seule solution viable consistait à «bâtir» de toutes pièces un environnement virtuel.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 308 344 entrées
  • Cumul IDF : 681 813 entrées

  • 1ère semaine France : 1 441 705 entrées
  • Cumul France : 3 593 801 entrées