Notes de Prod. : L'Abominable vérité

    en DVD le 03 Février 2010

Note de production

« Je sais exactement comment fonctionnent les hommes. »
Mike Chadway

« J’adore ta théorie selon laquelle les hommes sont tous aussi pervers que toi. »
Abby Richter

La guerre des sexes fait rage dans L'abominable vérité, une comédie grinçante, hilarante et sexy sur les hommes, les femmes et le gouffre qui sépare nos façons de penser, d’agir et d’essayer de plaire à « l’autre camp ». Une jeune femme rêve du prince charmant, un homme est là pour ramener les femmes sur terre et leur faire admettre que les hommes n’ont qu’une seule chose en tête. Tous deux vont apprendre quelque chose d’inattendu sur l’attraction des contraires…

La vérité toute nue

Personne ne gagnera jamais la guerre des sexes.
Nous fraternisons trop avec l’ennemi.

Henry Kissinger, Secrétaire d’Etat

Depuis des siècles, les grands penseurs méditent sur l’abîme qui existe entre le point de vue des hommes sur le monde et celui des femmes, et se demandent si nous pouvons vraiment nous entendre. Pour Mike Chadway, une ancienne star du câble et nouveau correspondant d’une émission matinale de Sacramento, la réponse est simple : « Ne soyez pas stupide. Les hommes et les femmes peuvent très bien s’entendre… au lit principalement, et seulement si les femmes sont prêtes à accepter que les hommes sont des êtres primaires qui ne pensent qu’à une chose : au sexe. »
Le point de vue osé de Mike fait monter l’audience de l’émission en flèche mais rend folle de rage sa productrice, Abby Richter, qui ne partage pas du tout son avis. Dans le monde d’Abby, le grand amour et les hommes capables de comprendre le cœur des femmes existent, et elle est prête à se lancer dans la bataille pour prouver à Mike que le romantisme et le prince charmant existent bel et bien.
La vérité pourrait-elle se trouver quelque part entre le point de vue de Mike et celui d’Abby ? C’est la question que soulève avec humour et insolence L’abominable vérité. Robert Luketic, le réalisateur, raconte : « Nous commençons tous à réaliser que les hommes et les femmes ne pensent pas de la même façon, et c’est très libérateur de pouvoir enfin parler dans un film de nos différences et de ce qui nous rapproche avec honnêteté, franchise et insolence. Nous sommes tous égaux, mais « l’abominable vérité », c’est que les hommes et les femmes ont besoin de choses différentes. C’est ce qui provoque entre eux autant de conflits, mais c’est aussi ce qui rend l’amour aussi excitant et merveilleux.
L’abominable vérité a débuté avec trois femmes scénaristes : Nicole Eastman, et l’équipe Karen Mccullah Lutz & Kirsten Smith. Nicole Eastman, qui fait ici ses débuts de scénariste, a été inspirée par l’idée d’écrire sur deux personnes qui pensent se détester, et qui au cours de la bataille, sont horrifiées de découvrir qu’elles sont aussi terriblement attirées l’une par l’autre.

Nicole Eastman explique : « L’abominable vérité raconte l’histoire des deux personnes les moins susceptibles au monde de tomber amoureuses l’une de l’autre, et de ce qui arrive quand cela se produit malgré tout. Abby et Mike ne peuvent pas se voir. Elle est à l’opposé de la bimbo écervelée qui, selon lui, fait craquer tous les hommes, et lui est à mille lieues du prince charmant qu’elle cherche depuis toujours. Et pourtant, on se retrouve à espérer qu’ils vont finir ensemble parce qu’on réalise qu’ils cachent sous leurs carapaces les mêmes faiblesses. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ne ressemblent pas aux personnages classiques de comédie. L’histoire est différente des autres comédies romantiques parce que les obstacles qui se dressent entre eux ne sont pas externes, mais internes. La situation est beaucoup plus complexe qu’elle semble l’être. »
Pour écrire cette histoire, Nicole Eastman s’est inspirée des actions et interactions d’hommes et de femmes qu’elle a observées. Elle raconte : « Pour Abby, je me suis inspirée d’une amie très compétente dans son travail, mais absolument nulle avec les hommes. Mike est un personnage que j’ai entièrement inventé parce que je voulais qu’il soit le plus odieux et le plus grossier possible. Et j’ai été la première surprise de me rendre compte que beaucoup d’hommes se retrouvent en lui ! »
Le scénario de Nicole Eastman a immédiatement attiré l’attention de Lakeshore Entertainment. Le producteur Tom Rosenberg se souvient : « Depuis Just Married (ou Presque), nous cherchions une nouvelle comédie romantique, et c’était la meilleure histoire que nous avions lue depuis longtemps. »

Le producteur Gary Lucchesi déclare : « Le concept était hilarant et très actuel, et nous étions certains que le public allait adorer l’affrontement entre ces deux personnages. L’histoire était très amusante dans sa façon de montrer comment les hommes perçoivent les femmes et comment les femmes sont atterrées par leur point de vue, et vice versa. Cela ressemblait à une version moderne de ces grands classiques de la comédie dans lesquels vous avez deux stars très charismatiques qui passent leur temps à se chamailler, comme Hepburn et Tracy, Gable et Lombard, ou Lucy et Ricky. »
L’équipe de Lakeshore a ensuite engagé Karen Mccullah Lutz et Kirsten Smith, le duo de scénaristes qui a écrit La Revanche D'Une Blonde, pour ajouter leur touche comique. Karen Mccullah Lutz raconte : « Lakeshore nous a envoyé le script, et nous avons tout de suite trouvé l’idée très amusante. Cela nous a donné envie de travailler dessus. » Kirsten Smith ajoute : « Ils nous ont expliqué qu’ils voulaient des répliques cinglantes et amusantes comme celles que s’envoyaient Katharine Hepburn et Spencer Tracy, mais avec un côté sexy et un peu trash, tout en faisant en sorte que Mike et Abby restent à égalité du début à la fin. »
Pour y parvenir, les deux scénaristes se sont inspirées de leurs propres expériences sur le champ de bataille qui oppose les hommes et les femmes. Le duo s’est en particulier amusé à explorer le côté « abominable » de la psyché masculine en créant les blagues machistes et libidineuses de Mike. Le sourire aux lèvres, Karen Mccullah Lutz note : « Nous connaissons toutes les deux beaucoup d’hommes, cela nous a été très utile. Et puis comme Kirsten est célibataire et que je suis mariée, nous avons deux points de vue différents sur les hommes. Nous voulions toutes les deux que Mike soit un type fort, culotté et très drôle, le genre de type avec qui on adore sortir même s’il dit et fait des choses détestables. »
Kirsten Smith poursuit : « Avec ce personnage, une des choses qu’il nous fallait faire était de montrer, en marge de son image de gros costaud et d’homme à femmes, un aspect complètement différent de sa personnalité. C’est ce qu’on voit dans sa relation avec son neveu. Pour ce qui est de son émission, nous nous sommes amusées à en faire quelque chose d’extrême. Je suis en total désaccord avec toutes ses idées complètement folles, et pourtant il me fait vraiment beaucoup rire. »
Les deux scénaristes se sont aussi inspirées de leurs propres carrières pour développer le personnage d’Abby. Karen Mccullah Lutz confie : « Nous nous sentons très proches d’Abby parce que comme elle, nous aimons contrôler tout ce qui se passe autour de nous. » Kirsten Smith ajoute : « Etant célibataire, je me retrouve aussi beaucoup dans le fait qu’Abby est une femme brillante dans son job, et une véritable catastrophe dans sa vie privée. Je pense que c’est un phénomène assez courant aujourd’hui. »

Pour les deux scénaristes, le véritable défi était de trouver l’équilibre parfait entre Mike et Abby, l’alchimie qui leur permette d’être aussi bagarreurs que sexy, jusqu’à ce que leurs querelles se transforment en quelque chose de beaucoup plus torride qu’ils ne l’avaient imaginé.
Karen Mccullah Lutz raconte : « Au début, elle déteste tout ce qu’il fait, et de son côté il pense qu’elle est trop coincée, mais progressivement, sans même s’en rendre compte, ils apprennent à se connaître et tombent amoureux. A la fin, on comprend que « l’abominable vérité » n’est pas seulement le fait que les hommes et les femmes veulent des choses différentes. La vérité, c’est que nous sommes tous imparfaits, les hommes autant que les femmes, mais que cela ne nous empêche pas de nous aimer. »
La version finale du scénario éveilla l’intérêt du réalisateur Robert Luketic. Il raconte : « Le scénario de mon premier film, La Revanche D'Une Blonde, a été écrit par Karen Mccullah Lutz et Kirsten Smith, c’était donc une occasion merveilleuse de retravailler et de m’amuser à nouveau en leur compagnie. Ensuite, j’ai appris que Lakeshore venait de proposer le rôle d’Abby à Katherine Heigl, j’ai immédiatement dit : « Si elle accepte, je fais le film. »

A la recherche de l’homme idéal

Abby Richter, une carriériste redoutable et futée, aborde ses rendez-vous galants comme des entretiens d’embauche qui nécessitent une check-list et des recherches minutieuses. Elle a des critères si draconiens qu’aucun homme n’a jamais pu s’en approcher. Bien que Mike considère ce comportement comme celui d’une « maniaque du contrôle », Abby se justifie en expliquant qu’elle a des attentes élevées, et continue de penser que quelque part, un homme saura l’aimer d’un amour fou. Le seul problème, c’est qu’elle n’a encore jamais vu cet homme.
Pour jouer Abby, les cinéastes cherchaient une actrice avec ce petit air de folie douce que possédaient les actrices des grandes comédies en noir et blanc, une sorte de Carole Lombard ou de Lucille Ball du XXIe siècle capable de lancer une réplique croustillante tout en étant sensuelle et terriblement drôle. De telles actrices sont rares, la liste des prétendantes était donc très courte et s’est vite réduite à un seul nom. Le producteur Gary Lucchesi se souvient : « Un jour, une de nos scénaristes m’a demandé : « Avez-vous déjà pensé à Katherine Heigl ? ». C’était une idée formidable, et nous avons tout fait pour la convaincre d’accepter le rôle d’Abby. »
Katherine Heigl, qui a reçu un Emmy Award pour son rôle dans la série « Grey’s Anatomy », s’est récemment distinguée dans plusieurs comédies, en particulier dans En Cloque, Mode D'Emploi. Tout l’équipe voyait en elle les qualités nécessaires pour faire d’Abby un personnage aussi crédible que maladroit.
Karen Mccullah Lutz raconte : « Quand on lisait le scénario en songeant à Katherine dans le rôle, cela fonctionnait parfaitement, à tel point que nous n’avons pas eu à changer une seule ligne. »
Kirsten Smith ajoute : « Katherine a tout de suite compris qu’il fallait qu’Abby apparaisse comme une dominatrice pathologique. Elle a parfaitement su souligner ce qui était drôle dans ses obsessions et ses névroses. »
Pour Katherine Heigl, participer à cette hilarante guerre des sexes était une proposition trop tentante pour être refusée. Elle raconte : « Ce que j’ai aimé dans le scénario, c’est qu’il porte un regard acéré sur ce que les hommes pensent vraiment des femmes et pourquoi les femmes n’y comprennent rien, et inversement. Nous avons tous déjà vu des comédies romantiques, c’est un genre qui aura toujours sa place et dont je suis vraiment fan, mais j’apprécie beaucoup ce vent de fraîcheur et de nouveauté qu’apporte L’abominable vérité. Il y a dans ce film une honnêteté parfois un peu crue, mais les choses ne sont jamais traitées avec trop de sérieux, vous pouvez toujours rire et savourer l’absurdité des relations entre les hommes et les femmes. »
Katherine Heigl explique : « Abby est une belle jeune femme, mais elle est à cran et frustrée. Elle est hyper organisée, toujours au top, elle contrôle parfaitement tous les aspects de sa vie, et franchement, cela la rend assez effrayante. C’est un véritable cauchemar de sortir avec elle parce qu’elle est autoritaire, parle trop et s’occupe de tout. Pour être honnête, je ne m’étais encore jamais autant amusée avec un personnage ! »
Katherine Heigl précise : « Malgré tous ses défauts, j’ai beaucoup d’affection pour Abby. Elle traverse une période difficile, et l’arrivée de Mike Chadway n’arrange rien. Mais la beauté de cette histoire, c’est qu’elle nous fait découvrir les deux personnages et ce qu’ils pensent respectivement l’un de l’autre. Abby est frustrée par ses relations avec les hommes et ne sait plus quoi faire, elle est donc complètement sidérée quand elle réalise qu’elle est en train de tomber amoureuse d’un type comme Mike qui ne semble pas avoir une once de romantisme. »
La confusion et le chaos ne font que s’intensifier quand Abby engage Mike pour l’aider à séduire celui qu’elle pense être l’homme parfait : son nouveau voisin, Colin, un jeune et fringant médecin célibataire. Très vite, Abby se retrouve dans des situations étranges où Mike, tel un Cyrano moderne, lui souffle ses répliques, raccourcit la longueur de ses robes, et même lui enseigne comment manger un hot-dog d’une façon plus que suggestive. Bien sûr, cette collaboration ne fait que déboucher sur une attirance mutuelle de plus en plus forte.
Katherine Heigl explique : « Mike bouleverse complètement le monde d’Abby. Son obsession de l’ordre, du calme et de la performance, il la balance aux orties. Elle est incapable de prédire ce qu’il va faire ou dire, et comme elle est habituée à tout contrôler, il l’oblige finalement à baisser la garde et à se laisser aller. Et le plus amusant, c’est qu’au fond d’elle-même elle trouve cela très excitant. »
Pour Katherine Heigl, les meilleurs moments du tournage ont été ses joutes verbales avec Gerard Butler. Elle raconte : « J’adore ce genre de répliques hollywoodiennes qu’on n’entend plus beaucoup au cinéma aujourd’hui. Nos dialogues étaient très rapides, et nous les avons trouvés très amusants avec Gerard ; c’était un peu comme un match de boxe, mais avec des mots. Dans la vraie vie, il n’y a rien de plus tordant que de voir un couple en train de se lancer ce genre de piques acerbes et hilarantes. C’est ce que nous avons fait Gerard et moi pendant tout le tournage. »
En acceptant son rôle, Katherine Heigl s’était aussi fixé comme objectif de faire craquer son réalisateur. Elle explique : « Pour moi, le meilleur compliment était de voir au beau milieu d’une prise Robert Luketic en train de rire en essayant de ne pas faire de bruit. Je voulais vraiment le faire rire à chaque fois que la caméra tournait. »
Robert Luketic observe : « Katherine est une vraie bouffée d’air frais. Elle peut être dramatique ou drôle, mais quoi qu’elle fasse, elle est toujours très attirante. C’est une actrice merveilleuse et elle aura toujours une place dans mon cœur. »
Tom Rosenberg ajoute : « Le scénario était très bien écrit, mais Katherine réussissait toujours à apporter quelque chose de nouveau. Ses talents d’interprétation sont vraiment remarquables. »
Quand on lui demande s’il existe vraiment une « abominable vérité » sur les hommes et les femmes, Katherine Heigl plaisante : « Oh, Mike pense qu’il y a sur les hommes une vérité que les femmes ne veulent pas accepter, mais comme beaucoup d’hommes, il est persuadé que ce qu’il pense est la vérité pure et dure... »

Un homme, un vrai

De l’autre côté du ring se trouve Mike Chadway, interprété par Gerard Butler, qui a écrasé les Perses dans le rôle du redoutable Leonidas dans 300, fait pleurer les spectateurs avec Hilary Swank dans P.s. I Love You, et joué un aventurier dans le film familial L’île De Nim. Dans l’abominable vérité, la star écossaise interprète un personnage complètement inédit, un conseiller en relations humaines sans gêne et grossier au franc-parler redoutable.
Gary Lucchesi raconte : « Gerard a toujours été un type intense et plein d’humour, mais ce qui nous a vraiment convaincus, c’est l’alchimie évidente qui s’est installée entre lui et Katherine dès leur première rencontre. »
Gerard Butler a tout de suite été attiré par le scénario : « La relation entre les hommes et les femmes est montrée ici avec beaucoup plus de franchise et de justesse que dans toutes les autres comédies romantiques. Grâce à Mike et Abby, on saisit mieux pourquoi les hommes et les femmes ont tant de mal à se comprendre. C’est très honnête, et en même temps très drôle. »
Gerard Butler était très intéressé par le personnage de Mike Chadway, non seulement à cause de son potentiel comique face à celui de Katherine Heigl, mais aussi parce que sous ses dehors vulgaires et outranciers, Mike est un homme complexe et sensible, même s’il ne l’admettra jamais. Gerard Butler commente : « On peut dire que Mike Chadway est un macho ou un misogyne, mais c’est aussi un type très malin, très drôle, et profondément vrai. Il est certainement imbu de sa personne, mais plus le film avance, plus il change, et plus on réalise qu’il n’est pas vraiment le type auquel on s’attendait. »
Abby est à l’origine de plusieurs de ces changements. Gerard Butler explique : « Une des grandes idées du film est que personne n’est capable d’agacer Mike autant qu’Abby – c’est probablement pour cela qu’il tombe amoureux d’elle. Elle est coincée, bégueule, tout son contraire. Entre eux, c’est la guerre, et pourtant on comprend vite qu’ils sont faits l’un pour l’autre. C’était très agréable de jouer avec Katherine parce qu’elle est très drôle et en même temps très réaliste. »
Le défi du rôle était de faire en sorte que Mike soit ouvertement effronté et paillard sans perdre ce charme qui fait revenir Abby vers lui pour plus de conseils sur sa vie amoureuse. Gerard Butler explique : « L’astuce pour jouer Mike était de ne pas oublier son humanité, parce que c’est autant une histoire d’amour qu’une comédie. Mike parle beaucoup dans le film, probablement dix fois plus que tous les autres rôles que j’ai interprétés, parce qu’il a une opinion ou une réplique intelligente pour tout. C’était une expérience très intéressante. Je me suis inspiré de Spencer Tracy et de Cary Grant et de leur façon de lancer les répliques dans leurs films, et j’espère qu’on retrouve le même genre d’ambiance dans L’abominable vérité. »
Sur le plateau, Gerard Butler a pris beaucoup de plaisir à travailler avec autant d’acteurs si talentueux, et à regarder Robert Luketic arbitrer le combat entre les sexes. L’acteur déclare : « Robert a entretenu une atmosphère rafraîchissante et légère sur le plateau, mais il était aussi très concentré sur son film. Il a un grand sens du rythme et il est capable de transformer n’importe quelle idée amusante en un gag désopilant. »
De son côté, Robert Luketic ne tarit pas d’éloges sur Gerard Butler. Il note : « Mike aurait facilement pu devenir un personnage mal embouché et provocateur qui dit des choses horribles, mais Gerard a trouvé le moyen de le rendre sympathique, désarmant, drôle et attirant. Il a vraiment su capter cette attirance indéniable qui pousse les mauvais garçons et les gentilles filles à finir dans les bras les uns des autres. »

Les deux camps

Katherine Heigl et Gerard Butler sont entourés d’un casting de comédiens comiques chevronnés qui font monter une tension irrésistible dans la guerre des sexes.
Cheryl Hines et John Michael Higgins interprètent Georgia et Larry, le couple marié et malheureux, et constamment en compétition, qui présente l’émission « A.M. Sacramento », et dont la vie amoureuse va connaître un regain soudain grâce aux interventions de Mike.
Cheryl Hines s’est fait connaître en jouant la femme de Larry David dans la série « Larry et son nombril », et a joué dernièrement dans avec Robin Williams, et dans la comédie indépendante saluée par la critique, Waitress.
L’actrice raconte : « J’ai tout de suite trouvé le rôle de Georgia très amusant. Pour une raison qui m’échappe, je suis toujours engagée pour jouer des femmes mariées à un Larry ! Mais j’aime beaucoup Georgia, et j’aime le fait qu’en tant que couple, Georgia et Larry sont drôles et un peu ridicules. En fait, ils ressemblent beaucoup aux présentateurs qu’on peut voir à la télévision. Nous nous sommes bien amusés pendant le tournage, la moindre réplique de ce film est bourrée d’humour. »
Comme Cheryl Hines, John Michael Higgins est un habitué des comédies du grand et du petit écran. Il est apparu de nombreuses fois dans les faux documentaires de Christopher Guest, et dans plusieurs comédies comme Evan Tout Puissant et Walk Hard : The Dewey Cox Story. Il était très excité à l’idée de pouvoir improviser avec Cheryl Hines. L’acteur explique : « Robert Luketic nous a choisis parce qu’il voulait, grâce à nos improvisations, ajouter plus de chaos et de spontanéité. Le rôle de Cheryl dans « Larry et son nombril » et les miens dans les films de Christopher Guest nous ont appris à repousser les barrières et à aller au-delà des limites du scénario. Nous nous sommes beaucoup amusés elle et moi et nous avons découvert que nous avons exactement la même façon de travailler. »
Ce duo infernal est devenu une source d’inspiration pour les autres acteurs. Katherine Heigl observe : « Ce sont des génies comiques, ils avaient toujours des tas d’idées et elles étaient toutes hilarantes. Ce que je trouve le plus stimulant quand je fais une comédie, c’est d’être au milieu d’acteurs si inspirés, et tellement drôles eux-mêmes, qu’ils rendent leurs personnages encore plus amusants. »
Gerard Butler remarque : « Je n’avais jamais vu deux personnes faire autant rire les gens sur un plateau de cinéma. C’était fascinant de voir ce qu’ils pouvaient imaginer et jusqu’où ils pouvaient aller avec une scène tout en restant dans le cadre de l’histoire. Je tombais quasiment à la renverse à chaque fois que je les regardais faire, c’était incroyable ! »

Pour jouer celui qui, selon Abby, est l’homme et l’amant idéal, le beau et charmant Colin, les cinéastes ont choisi Eric Winter, connu pour son rôle dans la série « Brothers and Sisters ». Comme ses partenaires, Eric Winter a immédiatement été attiré par le scénario. Il raconte : « C’est une comédie romantique nerveuse et assez mordante qui donne une image très réaliste des rencontres et de l’amour. Elle séduira aussi bien les hommes que les femmes. »
Ayant été étudiant en année préparatoire de médecine, Eric Winter trouvait l’idée de jouer un chirurgien amusante. L’acteur note : « Le défi était aussi de jouer ce qui apparaît dans le film comme « l’homme parfait ». Colin vit dans un monde idéal. Il a un travail fantastique, c’est un garçon stable, tranquille, gentil et poli qui a les pieds sur terre. Tout le contraire de Mike Chadway. Certaines personnes le trouveront trop parfait, peut-être même ennuyeux, mais Abby ne voit en lui que le prince charmant qu’elle recherche depuis si longtemps. »
En suivant les conseils de Mike au lieu de ses propres élans, Abby commence à émettre des signaux contradictoires. Eric Winter explique : « Je trouve très amusant le fait que, alors que Mike et Colin sont tout simplement eux-mêmes, Abby soit la seule à jouer un rôle. Mike et Colin s’exposent tels qu’ils sont, et Abby va devoir comprendre ce qui se passe dans son cœur pour faire un choix entre les deux. »
Le casting est complété par de nombreux acteurs comiques, dont Kevin Connolly (qui joue Eric Murphy dans la série « Entourage ») dans le rôle d’un des malheureux rendez-vous galants d’Abby, et Bree Turner (Un Mariage Trop Parfait) dans le rôle de Joy, l’assistante d’Abby, dont la mission impossible est d’aider Abby à conserver une vie ordonnée et parfaite.
Bree Turner raconte : « Tous les acteurs étaient formidables, j’avais beaucoup de chance de travailler avec eux. John Michael Higgins et Cheryl Hines étaient d’une spontanéité renversante dans leurs improvisations, Katherine jouait la comédie avec beaucoup de naturel, et Gerard est un type très amusant. Pour moi, « l’abominable vérité », c’est que quoi que vous pensiez de l’amour, c’est une force incontrôlable à laquelle personne ne peut résister. »

Le champ de bataille

Pour Robert Luketic, l’humeur enjouée et l’ambiance sexy du film reposaient autant sur les décors que sur les performances comiques des acteurs. Le réalisateur explique : « L’aspect visuel d’un film a toujours été une chose importante pour moi. Nous aimons tous les belles choses, je voulais que ce film soit beau, et pour y parvenir je me suis entouré des meilleurs. »
Le directeur de la photographie de L’abominable Vérité est Russell Carpenter, oscarisé pour son travail sur Titanic, et qui avait déjà travaillé avec Robert Luketic sur Sa Mère Ou Moi et Las Vegas 21. Il déclare : « J’aime beaucoup travailler avec Robert parce qu’il crée sur le plateau une atmosphère agréable et me témoigne une confiance qui me permet d’exprimer librement ma créativité. Nous avons développé une sorte de communication tacite qui nous permet de nous comprendre presque sans parler. »
Russell Carpenter ajoute : « Comme le film tourne autour de la bataille acharnée entre ces deux personnages et la façon dont ils badinent et se provoquent l’un l’autre, nous ne voulions pas aller trop loin en termes de couleurs et d’éclairage afin de nous concentrer sur les visages. Katherine est si belle et Gerard si expressif, c’était là le plus important sur le plan visuel. »
Russell Carpenter et la chef décoratrice Missy Stewart, une autre collaboratrice de longue date de Robert Luketic depuis La Revanche D'Une Blonde, ont recréé avec un réalisme exceptionnel les studios de « A.M. Sacramento ». Russell Carpenter s’est servi de lentilles anamorphiques pour accentuer l’horizontalité et l’immensité des plateaux de l’émission, et a joué avec l’éclairage pour créer un contraste entre l’image parfaite de « A.M. Sacramento » et celle, plus modeste, de l’émission à petit budget diffusée sur le câble de Mike Chadway, qui attire l’attention d’Abby.
Missy Stewart a transformé un plateau de KCET, une chaîne de télé publique de Los Angeles, en décor d’émission d’informations matinale clair et joyeux, et a utilisé un commissariat de police désaffecté de Glendale pour les bureaux administratifs de la chaîne.
Missy Stewart raconte : « Avec Robert, nous avons toujours conçu nos décors en partant des personnages parce que cela rend la comédie encore plus amusante. Par exemple, pour les bureaux de « A.M. Sacramento », nous avons utilisé un vieil immeuble des années 60 dont l’intérieur ressemblait à une grande salle de rédaction « à l’ancienne », mais en plus dynamique. »
Robert Luketic ajoute : « L’atmosphère est toujours très tendue et animée dans une salle de rédaction, c’est une véritable cocotte-minute, l’endroit parfait pour une rencontre explosive entre les tensions sexuelles, les rivalités professionnelles et la comédie. C’est un cadre haut en couleur qui permet d’aller très loin dans l’humour. »
Missy Stewart s’est aussi amusée à créer un contraste entre les appartements de Mike et Abby. Celui de Mike est un endroit chaotique rempli de jouets et de gadgets, alors que celui d’Abby est parfaitement rangé et optimisé. La chef décoratrice explique : « Nous avons aussi joué avec les couleurs. L’intérieur d’Abby est dans les tons bleus et bleu-gris, des couleurs très douces qui soulignent la beauté de Katherine. Chez Mike, nous avons utilisé des couleurs chaudes et boisées qui mettent en avant sa masculinité, et qui suggèrent qu’il n’est peut-être pas aussi froid et insensible qu’il veut le paraître. Le plus intéressant avec ce film a été de jouer avec l’idée de guerre des sexes et de montrer comment deux personnes qui semblent à l’opposé l’une de l’autre peuvent trouver un terrain d’entente. »
Un des décors les plus excitants à créer a été la boîte de nuit La Noche Cubana où Abby et Mike commencent à penser pour la première fois, avec effroi, qu’ils sont peut-être plus proches l’un de l’autre qu’ils ne l’avaient imaginé. Ne trouvant pas l’endroit grandiose et romantique qu’elle recherchait, Missy Stewart a transformé l’entrée d’Union Station, la gare historique de Los Angeles, en restaurant.
Missy Stewart raconte : « J’adore le vieux Los Angeles et je rêvais d’utiliser un jour Union Station dans un film. Le restaurant est un espace gigantesque avec des arches et une piste de danse incroyable. Je savais que cela allait être magnifique dans un plan à la grue. C’est un des premiers lieux de tournage auxquels j’ai pensé. »
Le restaurant a fourni une toile de fond parfaite pour une scène romantique où Mike et Abby dansent ensemble. Gerard Butler se souvient : « C’était une de ces scènes où tout est parfait et où vous pouvez sentir la magie sur le plateau. C’était vraiment merveilleux. » Katherine Heigl ajoute : « J’avais un peu l’impression de participer à l’émission de téléréalité « Dancing With The Stars », c’était très amusant. »
Parmi toutes les scènes du film, l’une d’entre elles a représenté un véritable défi pour les cinéastes en entraînant la comédie sur un terrain osé : celle où Abby fait l’expérience d’une source de plaisir inattendue durant un dîner d’affaires. Robert Luketic explique : « Les scènes de dîner sont toujours très difficiles à tourner parce qu’il faut saisir le regard et le point de vue de beaucoup de personnages, et dans cette scène c’était encore plus difficile parce qu’il y avait autour de la table une femme en train de se tordre de plaisir ! Je me souviens qu’à un moment, alors que nous étions tous rassemblés autour du moniteur pour coordonner la scène, je me suis dit : « Mince, est-ce qu’on va vraiment tourner ça ? C’est complètement dingue ! »
Katherine Heigl a trouvé la scène amusante, mais exténuante. Elle raconte : « J’adore la comédie physique, et je n’avais jamais eu l’occasion de jouer une scène comme celle-ci. Nous l’avons jouée 37 fois, quand j’ai quitté le plateau j’étais complètement épuisée ! »
L’organisation a revêtu une importance capitale durant la séquence où Mike, tel Cyrano, prodigue ses conseils à Abby via un micro-casque pendant son premier rendez-vous avec Colin à un match de baseball. Robert Luketic raconte : « C’était une scène très difficile à tourner. Il n’y avait aucun match de baseball prévu en ville, nous avons donc utilisé un terrain à Long Beach et monté notre propre équipe. Ensuite, il a fallu coordonner les actions des joueurs et des spectateurs avec ce que faisaient Katherine et Gerard. C’était très compliqué, et je n’ai pas beaucoup rigolé pendant le tournage de la scène, mais plus tard je me suis aperçu que c’était une de celles qui faisaient le plus rire les gens. »
Pour Tom Rosenberg, toutes les scènes comiques de L'abominable vérité s’additionnent pour former un tout plus grand que la somme des parties. Il explique : « Ce film se distingue des autres parce qu’il n’y pas qu’un ou deux moments amusants au milieu d’une romance, c’est une succession sans fin de scènes comiques propulsées par deux acteurs qui s’entendaient à merveille. »
Gary Lucchesi conclut : « C’est très agréable de faire une comédie. Les gens arrivent le matin avec le sourire aux lèvres et travaillent très dur pour faire rire tout le monde. Je suis certain qu’en regardant le film, les spectateurs riront autant que nous l’avons fait pendant le tournage. »

Notes de tournage...

Le 30 Janvier 2008 - Gerard Butler change de Cap

Gerard Butler a définitivement tourné la page 300, le film qui l’a révélé au grand public et se la joue romantique dans The Ugly Truth.

Déjà à l’affiche de P.s. I Love You (en salles le 6 février), l’acteur persiste et signe avec cette comédie romantique où il jouera aux côtés de Katherine Heigl, la Izzie de Grey'S Anatomy. The Ugly Truth est en fait le nom d’une émission télé présentée par Mike Alexander (Gerard Butler), qui va entrer dans un jeu pour aider sa productrice Kaherine Heigl à trouver l’amour. On vous laisse deviner la suite …
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 951 entrées
  • 1er jour IDF : 12 446 entrées
  • 1ère semaine IDF : 75 576 entrées
  • Cumul IDF : 198 878 entrées

  • 1ère semaine France : 263 349 entrées
  • Cumul France : 657 906 entrées