Dominique Farrugia : Vu mon combat pour l’intégration des handicapés dans la «vraie» vie, je tenais absolument que le rôle de la sœur sourde-muette de
Virginie Efira soit tenu par une vraie sourde- muette. on a donc fait passer des essais à pas mal de filles. et puis je me suis souvenu du passage de sophie au concours miss France. Je l’avais trouvée extrêmement touchante.
Je l’ai donc invitée à passer des essais et elle s’est révélée la meilleure. et ce que je trouve génial dans cette histoire, c’est qu’elle rêvait d’être comédienne mais pensait qu’à cause de son handicap, elle ne le serait jamais. or elle a énormément d’atouts pour ça et je pense que le film le montre. en tout cas, elle a réalisé son rêve. et je la trouve d’une émotion rare. elle a pris un coach en amont pour travailler le rôle en particulier le fait d’être en chaise roulante, ce que grâce à dieu, elle n’est pas dans la vie. elle a donc appris à se déplacer avec un fauteuil. et à «moteur», elle n’avait aucune hésitation, aucune crainte.
Arnaud Lemort : travailler avec elle a été d’une simplicité incroyable. elle nous a au final donné plus que ce qu’on lui a demandé. et ce qui est mignon, c’est que le comédien qui joue son fiancé dans le film est un «valide» qui avait appris le langage des sourds et muets en préparant une pièce. il était donc à la fois notre traducteur et son coach.